Cette longue avenue qui relie l'avenue du Pesage à l'avenue du Relais est interrompue par les avenues Armand Huysmans et des Grenadiers. La chaussée de Boondael y aboutit, à hauteur du square de Boondael.

L'avenue est projetée dès le début des années 1930, dans les premières versions du plan d'aménagement du quartier de Boondael (la version définitive étant fixée par l'arrêté royal du 02.11.1937). Ce quartier concerne la zone qui s'étend de l'avenue Brillat-Savarin à la frontière communale avec Watermael-Boitsfort et couvre le site précédemment occupé par l'Exposition universelle de 1910 et l'ancien hameau de Boondael. Percée un peu plus tard, l'avenue reçoit sa dénomination en 1936, en même temps que l'avenue du Général Dossin de Saint-Georges.

Le nom de l'avenue évoque le souvenir de l'avocat George Bergmann (1871-1930), conseiller provincial qui siégea également au Conseil communal de 1911 à son décès (il a exercé la charge d'Échevin des Finances de 1921 à 1930). Lors de son entrée en fonction en 1921, il eut à faire appliquer les lois de 1919 et de 1920 instituant l'impôt sur le revenu et à faire face à leurs répercussions sur les finances communales en poursuivant l'assainissement de celles-ci.

Avenue Georges Bergmann (photo 2014).

L'avenue est bordée d'un bâti résidentiel principalement construit au cours des années 1950 et dominé par le style moderniste. Ce bâti associe immeubles à appartements de différents gabarits et, à mesure que l'on s'approche de la frontière avec la commune de Watermael-Boitsfort, de maisons unifamiliales. C'est parmi ces maisons que se trouvent les toutes premières constructions de l'avenue qui datent de la seconde moitié des années 1930. Elles arborent pour la plupart le style Art Déco comme au n°10 par l'architecte Em. Thomas (1935) qui signe également les plans du n°16 (voir ce numéro). Pointons aussi l'habitation personnelle de l'architecte Marcel de Bruyne (voir n°5) et, surtout, celle de l'architecte Eugène Delatte. Ce dernier signe les plans d'une maison moderniste dont le caractère remarquable fut récompensé en 1955 par le Prix d'Architecture Van de Ven ainsi que par la Première mention au Concours national d'architecture fondé par l'Industrie belge du Bois (voir n°41).
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACI/TP 149.
ACI/TP Quartier Boondael.
ACI/Urb. 5: 149-5-5A; 10: 149-10.

Ouvrages
DOSOGNE, D., Formation et évolution de deux quartiers résidentiels du Sud-est de Bruxelles: le quartier du Solbosch et le quartier de Boondael, mémoire de fin de licence spéciale en Urbanisme et Aménagement du territoire, ULB, 1994.
HAINAUT, M., BOVY, Ph., Boondael (1), Commune d'Ixelles, Bruxelles, 2003 (À la découverte de l'histoire d'Ixelles, 10), p. 11.
Ixelles, Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU, Bruxelles, 1990, pp. 131-137.

Périodiques
HAINAUT, M., «Une rue d'Ixelles porte leur nom, 1re partie de A à G», Mémoire d'Ixelles, 28, 1987, p. 10.