Prenant naissance au carrefour formé par les r. du Germoir (Ixelles), de Theux, Philippe Baucq et l'av. Victor Jacobs, cette av. Nouvelle longe suivant un tracé rectiligne la ligne de chemin de fer du Luxembourg, parallèlement à l'av. de la Couronne (Ixelles). Elle est également parallèle à la ch. de Wavre à laquelle elle est reliée par le bd Général Jacques.

Le 1er tronçon, jusqu'au sq. de Léopoldville, a été créé en 1890 et aménagé en avenue en 1905. Le 2e tronçon (anc. r. Schollaert), du sq. de Léopoldville à l'av. de la Cavalerie, fut créé en 1911. Elle ne sera prolongée qu'après la désaffectation d'un anc. sentier dit « chemin des Vaches » jusqu'au bd Général Jacques en 1938.

Afin de se conformer au règlement sur les bâtisses (zone de recul de 4 mètres), toutes les constructions de cette rue ont été érigées en retrait de la voirie et sont précédées d'un jardinet fermé par une grille.

Le 1er tronçon, du côté impair, comporte un alignement intéressant de maisons de style éclectique ou d'inspiration néoclassique construites entre 1902 et 1914. On y remarquera plus particulièrement l'ensemble formé par les nos 33 à 49 (voir ci-dessous). Cette homogénéité est cependant rompue aux nos 5-7 par un immeuble à appartements de style moderniste de 1934.

Le côté pair est beaucoup moins homogène et comporte des bâtiments des années 1920-1930 et des années 1950. À signaler aux nos 12, 12A, des maisons de style Beaux-Arts, jumelées symétriquement, construites en 1926 par l'arch. Albert DELCORDE, en briques et simili-pierre, de quatre niveaux et deux travées.

Le 2e tronçon compte des habitations des années 1930 e.a. les nos 62, 64 : 1935, arch. Gaston IDE ; 76 : 1932, arch. R. VANDERAUWERA ; 100, 102 et 104 : 1930 et 1931, arch. VAN HAMME et notamment trois immeubles à appartements de l'entre-deuxguerres (Nos 119 : 1936, arch. Victor GOULARD ; 125 : 1934, arch. J. STEUVE ; 127 : 1935, arch. Charles PETIAU).

Le prolongement jusqu'au bd Général Jacques comporte, du côté impair, de gros immeubles à appartements construits à partir des années 1950 à l'initiative privée ou au Foyer etterbeekois.
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
AR 18.06.1890, 21.07.1903, 23.02.1923.
ACEtt/ TP 66 (1908), 1648, 2802 (1909), 523 (1910), 4085 (1911), 2068 (1912), 8731 (1926), 6751, 7455 (1934), 7826 (1935), 3246 (1936).
CC 27.01.1870.
RPV 1913, p. 44, 1929, p. 488.
RC 1912, p. 12.

Ouvrages
MEIRE, R. J., Histoire d'Etterbeek, Musin, Bruxelles, 1981, p. 111.