![Rue des Ursulines 6, angle rue d'Accolay, ancien Refuge des Ursulines. Résidence des Ursulines, [s.d.]](https://monument.heritage.brussels/medias/66/buildings/10002128/10002128_0006_M01.jpg)
![Rue des Ursulines 6, angle rue d'Accolay, ancien Refuge des Ursulines. Résidence des Ursulines, [s.d.]](https://monument.heritage.brussels/medias/66/buildings/10002128/10002128_0006_M02.jpg)







![rue des Ursulines 6, angle rue d'Accolay, jardin, ancien Refuge des Ursulines. Résidence des Ursulines, [s.d.]](https://monument.heritage.brussels/medias/66/buildings/10002128/10002128_0006_M10.jpg)
Typologie(s)
maison de retraite/hospice
Intervenant(s)
V. EVRARD – architecte – 1895-1903
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Éclectisme
Néo-traditionnel
Inventaire(s)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016
id
Urban : 31824
Description
Fondé en 1805 par G. Sjongers dans l’ancien
couvent des Ursulines. Les Ursulines de Mons reçurent en 1662 l’autorisation de
s’installer à Bruxelles et achetèrent alors en 1673 l’Hôtel d’Havré (XVIe
siècle) et construisirent une chapelle. Elles furent expulsées en 1798. Les
bâtiments furent cédés par Napoléon à la Ville de Bruxelles en 1808. Le refuge,
administré par un comité de philanthropes depuis sa fondation, est géré depuis
1837 par les Sœurs de la Providence de Champion. Le complexe actuel, appelé
«Résidence des Ursulines», appartenant au C.P.A.S., a été conçu par
l’architecte V. Evrard et financé par le philanthrope E. Brugmann. Il fut
construit en cinq phases de 1895 à 1903, parallèlement à la destruction des
bâtiments anciens.
Le plan présente plusieurs ailes vers les rues des Ursulines et d’Accolay et un jardin intérieur rectangulaire fermé. Vers la rue, enchaînement de volumes distincts séparés par des courettes.
Façade éclectique d’inspiration néo-traditionnelle, en briques et pierre bleue avec ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. décoratives. Trois niveaux et au total 38 travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous toits mansardés. Articulation horizontale rendue par le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., la corniche du rez-de-chaussée et la corniche terminale sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console.; rythme vertical imprimé aux étages par des arcades cintrées. Vers la rue des Ursulines, travée biaiseTravée d’angle, située de biais, généralement à quarante-cinq degrés, par rapport au reste de l’élévation. de l’angle et deux travées d’entrée désaxées en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. éclairées toutes trois par des croiséesBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit.; couronnement par des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à rampants droits sous pinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal. ou par un lanternon pour l’entrée principale. Fenêtres surbaissées, cintrées au dernier étage. Vers la rue d’Accolay (Nord), plaques au nom des bienfaiteurs. Des trois côtés du jardin intérieur, élévation actuellement peinte présentant des caractéristiques similaires mais remplaçant le toit mansardé par un étage. Contre l’aile Sud, calvaire en pierre bleue de 1638. Côté Ouest originellement occupé par une petite morgue en forme de chapelle et par une annexe pittoresque cantonnée de tourelles, abritant entre autres une porcherie, actuellement démolies.
Intérieur. Dans l’aile Est (en arrière de l’entrée principale), chapelle mononef de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous berceau à doubleaux, avec abside à trois pans. Dans la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. Ouest, jubé double entièrement en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.; hautes fenêtres cintrées à remplage métallique. Autel en marbre; crucifixion (vers 1620), par G. De Crayer. Dans l’ancienne salle du conseil, cheminée honorant E. Brugmann, décorée d’un buste par le sculpteur J. Dillens, inaugurée en 1899.
Le plan présente plusieurs ailes vers les rues des Ursulines et d’Accolay et un jardin intérieur rectangulaire fermé. Vers la rue, enchaînement de volumes distincts séparés par des courettes.
Façade éclectique d’inspiration néo-traditionnelle, en briques et pierre bleue avec ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. décoratives. Trois niveaux et au total 38 travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous toits mansardés. Articulation horizontale rendue par le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., la corniche du rez-de-chaussée et la corniche terminale sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console.; rythme vertical imprimé aux étages par des arcades cintrées. Vers la rue des Ursulines, travée biaiseTravée d’angle, située de biais, généralement à quarante-cinq degrés, par rapport au reste de l’élévation. de l’angle et deux travées d’entrée désaxées en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. éclairées toutes trois par des croiséesBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit.; couronnement par des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à rampants droits sous pinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal. ou par un lanternon pour l’entrée principale. Fenêtres surbaissées, cintrées au dernier étage. Vers la rue d’Accolay (Nord), plaques au nom des bienfaiteurs. Des trois côtés du jardin intérieur, élévation actuellement peinte présentant des caractéristiques similaires mais remplaçant le toit mansardé par un étage. Contre l’aile Sud, calvaire en pierre bleue de 1638. Côté Ouest originellement occupé par une petite morgue en forme de chapelle et par une annexe pittoresque cantonnée de tourelles, abritant entre autres une porcherie, actuellement démolies.
Intérieur. Dans l’aile Est (en arrière de l’entrée principale), chapelle mononef de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous berceau à doubleaux, avec abside à trois pans. Dans la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. Ouest, jubé double entièrement en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.; hautes fenêtres cintrées à remplage métallique. Autel en marbre; crucifixion (vers 1620), par G. De Crayer. Dans l’ancienne salle du conseil, cheminée honorant E. Brugmann, décorée d’un buste par le sculpteur J. Dillens, inaugurée en 1899.
Sources
Archives
AVB/TP 2857, 1047 et 23359 (1895-1903).
Ouvrages
VAN MALDERGHEM, R., Le Refuge des Vieillards aux Ursulines à Bruxelles 1805-1905, Bruxelles, 1909.