Typologie(s)

presbytère/cure

Intervenant(s)

Styles

Néogothique

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
  • Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Laeken (Archistory - 2016-2019)

Recherches et rédaction

2016-2017

id

Urban : 35732
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Description

Bâtiment et dépendance de style néogothiqueLe style néogothique (à partir de 1860 environ) est une tendance architecturale mettant à l’honneur les formes ogivales et verticales issues du moyen-âge gothique. Le style néo-Tudor s’inspire plus particulièrement du style gothique teinté de Renaissance qui fleurit en Angleterre sous le règne des Tudors., conçu pour la Fabrique de l’église de Notre-Dame de Laeken en 1887.

Historique

L’ensemble remplace le presbytère de l’ancienne église Notre-Dame, qui prenait place en face de celle-ci, rue de l’Église (supprimée), à l’emplacement de l’actuel square Cardinal Cardijn, entre la rue des Artistes et l’avenue du Parc royal. Il fut démoli en 1879 dans le cadre du percement de cette dernière avenue. Le nouveau presbytère est établi sur les terrains d’un ancien domaine dit In Sint Anna, remontant au moins au XVIIe siècle. Doté d’une maison de plaisance, le bien appartenait à la famille Hanssens lorsqu’il fut acquis, dès 1876, par la Fabrique d’église. La demeure fut démolie et une partie de son jardin fut incorporée au cimetière. En 1959, le service des Travaux publics de la Ville conçut un avant-projet de cloître à arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. pour le presbytère, qui ne fut jamais réalisé.

Description

Ensemble composé de deux constructions, chacune de plan en L: à gauche le bâtiment principal et à droite sa dépendance, devancée d’un jardinet clôturé et partiellement accolée à l’angle arrière droit du bâtiment principal.

Façades en briques rouges, rehaussées de pierre blanche et de pierre bleue. Pierre blanche de Gobertange dans le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue.. AncresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants.. Toitures à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux..

Bâtiment principal de deux niveaux. Corniches et portes conservées. Châssis remplacés.
Côté rue, fenêtres sous tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. à décor de remplages. À gauche, à front d’alignement, avant-corps à travée brugeoiseDans l'architecture d'inspiration Renaissance flamande, la travée brugeoise est une travée inscrite sur toute sa hauteur dans un pan de mur en retrait et généralement sommée par un arc aveugle, souvent brisé. terminée en pignon à gradinsPignon dont les rampants sont étagés en escalier, à la manière de gradins.. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. à trois fenêtres à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. À droite, façade en retrait, de trois travées comprises chacune dans une arcadeBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol.. Trois lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à pignon à gradinsPignon dont les rampants sont étagés en escalier, à la manière de gradins. et pinacle à 45 degrés. Dans l’angle du L, porche d’entrée en pierre blanche à voûte d’ogives sur arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. brisées soutenues par des culots et une colonne d’angle. Corniche surmontée de créneaux bordant une terrasse. PinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal. sur l’angle, privé de son fleuron. Porte dans l’axe, à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. légèrement brisé. Pan gauche à niche trilobée abritant une statue de la vierge. Sol carrelé. Jardinet et porche à grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage..
Façade latérale droite percée d’une étroite fenêtre à l’étage, flanquée d’une gaine de cheminée et suivie de deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. La première, sous lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à pignon à gradins, est devancée par un porche d’entrée hors-œuvre rectangulaire, sous toit à trois pans, précédé d’un escalier à grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. Porte et fenêtre latérale à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie.. En allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. de la fenêtre, cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. portant l’inscription latine «D.O.M. / SUMPTIBUS ECCLESIAE / ERECTUM. ANNO 1887.». En dessous, soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. percé d’une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d’accès à la cave, à grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage..
Façade arrière cimentée, à laquelle s’accole une annexe à toit plat, de mêmes matériaux qu’en façade à rue.

Dépendance d’un seul niveau, à usage d’écurie et de remise, présentant côté rue une façade symétrique. Fenêtres pour la plupart à linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. sur coussinets, sous arc de déchargeArc noyé dans un mur plein, qui surmonte généralement un linteau ou un autre couvrement et sert à le soulager.. Dans l’axe, travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’entrée sous pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., marquée par une arcadeBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. brisée; large porte cochère surmontée d’un triplet à porte-fenêtre, sans doute pour l’engrangement du foin, flanquée d’étroits jours. Latéralement, fenêtres à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. MenuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. conservée.
Mur de clôture en briques à pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.; entrée axiale à grille en fer forgé.

À l’intérieur du bâtiment principal, pièces du rez-de-chaussée à cheminée de marbre et plafond mouluré. Sol des hall et dégagements en carreaux de cimentCarreaux polychromes, réalisés en ciment teint dans la masse, formant un carrelage ou agencés en frise sur une façade.. Dans le vestibule, porte garnie de vitraux aux blasons de la Belgique et de Laeken.

Sources

Archives
AVB/NPP K29 (1959).
AVB/PP 2710 (1868), 3429 (1888). 
AVB/TP Laeken 3897 (1887).

Ouvrages
GUILLAUME, A., MEGANCK, M., Atlas du sous-sol archéologique de la région de Bruxelles. 24. Laeken, Direction des Monuments et des Sites – Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles, 2012, p. 57.
PLATTON, R., Laeken. À propos de la drève Ste Anne, Bruxelles, 1988, pp. 52-54.

Cartes / plans

Carte de service des environs de Bruxelles, Institut cartographique militaire, 1894.

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