Typologie(s)

pavillon d'exposition
salle de spectacle

Intervenant(s)

Louis BAESingénieur1935

Joseph VAN NECKarchitecte1935

Adolphe WANSARTsculpteur1935

Jacques MARINsculpteur1935

Marnix D'HAVELOOSEsculpteur1935

Ernest WYNANTS sculpteur1935

Maurice DE KORTEsculpteur1935

Godefroid DEVREESEsculpteur1935

Mathieu DESMARÉsculpteur1935

COURTENS ALFREDsculpteur1935

Pierre THEUNISsculpteur1935

Léandre GRANDMOULINsculpteur1935

Joseph-Gérard VAN GOOLENsculpteur1935

Fernand GHYSENsculpteur1935

Georges VERBANCK sculpteur1935

Pierre (Pieter) BRAECKEsculpteur1935

Égide ROMBAUXsculpteur1935

Charles SAMUELsculpteur1935

Albert DE RAEDsculpteur1935

Joseph VAN HAMMEsculpteur1935

BUREAU D'ETUDES ROBERT & MUSETTEbureau d'architectes1949

Joseph VAN NECKarchitecte1949

François CORDIERarchitecte2007

BUREAU D'ETUDES M & A. VAN WETTERbureau d'architectes2007

Robert PUTTEMANSarchitecte1958

Prudent LAENENarchitecte1958

Charles MALCAUSEarchitecte1958

BUREAU D'ETUDES VERDEYEN & MOENARTbureau d'architectes1958

André POLAKarchitecte1974-1977

Jean POLAKarchitecte1974-1977

BUREAU D'ETUDES LIPSKI ET MARCQ ET ROBAbureau d'architectes1974-1977

Jean VAN POTTELSBERGHE DE LA POTTERIEarchitecte1988

BUREAUX D'ETUDES SETESCO bureau d'architectes1988

BUREAU D'ETUDES M & A. VAN WETTERbureau d'architectes1988

BUREAU D'ETUDES M & A. VAN WETTERbureau d'architectes1999

BUREAU PHILIPPE SAMYN & PARTNERS ARCHITECTS & ENGINEERSbureau d'architectes1999

BUREAUX D'ETUDES SETESCO bureau d'architectes1999

Jacques DUPUISarchitecte1958

Albert BONTRIDDERarchitecte1958

André PADUARTingénieur-architecte1958

Raymond MOENARTarchitecte1958

F. VAN HOOFsculpteur1935

Styles

architecture contemporaine
Art Déco
Classicisme moderne
Modernisme

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Inventaire du patrimoine contemporain (Urbat - 1994)
  • Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
  • Inventaire légal du quartier Léopold (DMS-DML - 1995)
  • Inventaire du patrimoine d'ingénierie (2011)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
  • Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Laeken (Archistory - 2016-2019)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Folklorique
  • Historique
  • Paysager
  • Scientifique
  • Social
  • Technique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2018

id

Urban : 38321
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Description

Ensemble de palais d’exposition conçus entre 1931 et 1994 par divers architectes et ingénieurs.

Introduction

Le Parc des Expositions de Bruxelles, également dénommé Brussels Expo, est un vaste ensemble de douze palais d’exposition implantés au sommet du site du Heysel, à la lisière de la Région bruxelloise. Le complexe est circonscrit par la chaussée Romaine, l’avenue de Madrid, l’Esplanade, les avenues de Miramar, Impératrice Charlotte et des Magnolias, la rue des Genévriers et celle du Verregat. Propriété de la Ville de Bruxelles depuis 1926, le site totalise aujourd’hui près de 115.000 m² de surface d’exposition. Un premier groupe composé de cinq palais et d’un bâtiment administratif est construit autour de l’actuelle place de Belgique, pour abriter une partie de la section belge lors de l’Exposition universelle de 1935. À l’issue de cette dernière, l’ensemble sert de lieu d’expositions temporaires et de manifestations diverses en remplacement du Palais du Cinquantenaire, devenu trop exigu. Le complexe est régulièrement agrandi, notamment pour l’Expo 58, au gré des besoins croissants d’espaces pour expositions, foires, salons et congrès. Ses différents palais constituent un remarquable témoin de l’évolution des techniques de construction au cours du XXe siècle.

Historique

Exposition internationale et universelle de 1935

Le site baptisé Heysel pour l’exposition de 1935 n’est, au début du siècle, qu’une vaste étendue campagnarde nommée Osseghem. Le roi Léopold II en est le principal propriétaire. En 1909, il lègue ce domaine de 123 hectares à l’État belge, qui le cède à son tour en 1926 à la Ville de Bruxelles en prévision de l’exposition qui devait commémorer le centenaire de la Belgique en 1930. Ce sont finalement Liège et Anvers qui obtiennent d’organiser chacune une exposition à cette occasion, tandis que Bruxelles reporte la sienne à 1935. Le concept du centenaire subsiste néanmoins dans l’appellation «Palais du Centenaire», qui désigne les cinq palais de style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. classicisant, accompagnés d’un bâtiment administratif d’inspiration PaquebotLe style Paquebot (années 1930) est une esthétique architecturale inspirée de l’architecture navale (fenêtres rondes, balustrade ou balcon arrondi, fluidité des lignes)., conçus dès 1931 par l’architecte en chef de l’exposition, Joseph Van Neck, avec la collaboration de l’ingénieur Louis Baes et du Service technique de l’Exposition, et édifiés entre 1933 et 1935. Les seules destinées à perdurer après l’événement, ces constructions sont réparties autour d’une Cour d’Honneur (la place de Belgique) qui devait être la base d’un futur quartier, dénommé quartier du Centenaire ou quartier d’Osseghem, jamais réalisé.
Le Grand Palais, également dénommé Grand Halle, Halle Centrale ou Palais Central, est aujourd’hui connu sous le nom de Palais 5. Par crainte d’une répétition de l’incendie qui avait ravagé l’Exposition de 1910, son ossature est entièrement conçue en béton armé. Point d’orgue de l’exposition, il clôture la perspective du boulevard du Centenaire. Il est rehaussé d’une statuaire très académique, dont le programme est établi par Égide Rombaux, qui se charge d’un groupe et confie la réalisation des 17 autres sculptures à différents artistes belges renommés. La structure du palais est mise au point à partir d’octobre 1932 par l’ingénieur Baes. Celui-ci modifie l’avant-projet de Van Neck en portant le nombre d’arcs de 11 à 12. Prévus paraboliques et indépendants, les arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. sont désormais en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. à trois centres et jumelés. Il résulte de cette collaboration une combinaison d’architecture monumentale et décorative et d’ingénierie dépouillée. Après deux avant-projets, le cahier des charges pour la construction du Grand Palais est soumis en mars 1933. C’est la société ENGEMA (Entreprise Générale des Matériaux) qui remporte le marché et débute le chantier en septembre de la même année. Les dimensions impressionnantes du palais – près de 165 mètres de long sur 90 de large – en font le plus vaste des 182 pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. de l’exposition de 1935.
Sa structure innovante et sa mise en œuvre spectaculaire attirent de nombreux visiteurs sur le chantier. Avec ses arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. d’une grandeur encore inégalée, le Grand Palais présente à l’époque la plus grande charpente en béton armé du monde et le plus grand espace couvert de Belgique. L’exécution des arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. est également novatrice. Chaque paire est construite sur un cintre mobile en charpente métallique de 600 tonnes. Le décintrement est réalisé selon la méthode «Freyssinet», suivant laquelle le cintre n’est pas abaissé mais l’arc soulevé via des vérins à la clé. Le cintre peut alors être déplacé sur rails pour monter la paire d’arcs suivante. Les 17 mois de délai de construction sont ainsi parfaitement respectés.
Pour l’exposition de 1935, qui commémore notamment le centième anniversaire du chemin de fer en Belgique, l’intérieur du Grand Palais est aménagé par Victor Bourgeois en Gare modèle, avec douze voies de 85 mètres.
Le Hall latéral de gauche (actuel Palais 4) présentait diverses sections, notamment celles de l’armée, de la marine, de l’économie sociale, des travaux publics, des sports, de la navigation fluviale, de l’aviation, de l’éducation et du tourisme. Le Hall latéral de droite (actuel Palais 6) regroupait les sections de la métallurgie, de l’industrie mécanique, de l’électricité et des mines. À l’avant de ces deux halls, l’actuel Palais 2 était consacré à l’Art ancien et le Palais 10 abritait une Salle des Fêtes.

1949

La première extension d’importance est réalisée en 1949 par l’architecte Van Neck, qui implante le Palais 3 à l’ouest du Hall latéral de gauche (Palais 4). De style moderniste classicisant, le bâtiment est conçu en collaboration avec le bureau d’études Robert & Musette.

Exposition universelle de 1958

Une seconde grande extension, de 33.000 m², a lieu en vue de l’Expo 58, lorsque sont édifiés en 1956 les Palais 7, 8 et 9, accompagnés d’un patio. De style moderniste, ils sont conçus par les architectes Robert Puttemans, Prudent Laenen et Charles Malcause, en collaboration avec les ingénieurs Verdeyen et Moenaert. Le Palais 7 s’implante à l’est de l’actuel Palais 6, tandis que les Palais 8 et 9, reliés par le patio, sont érigés à l’arrière des Palais 3 à 7. Ils remplacent un palais provisoire édifié en 1937, qui avait été agrandi en 1948-1949 à l’arrière des Palais 4 à 6 afin de les réunir. Un complexe technique de plan en arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. de cercle accompagne ces nouvelles constructions, à l’angle nord-est du site.
Reliant les Palais 8 et 9, le patio central, un corps de 58 mètres de largeur à jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. central traité en compluvium, devient l’entrée principale de l’Expo, baptisée porte des Grands Palais. Le long de la chaussée Romaine, elle s’accompagne d’une gare d’autocars et d’autobus, ainsi que d’un héliport (aujourd’hui la plaine de jeux Genévriers), dont l’héligare se situait à la place de l’actuel Palais 1.
Durant l’Expo, la place de Belgique devient le centre de la section belge. Servant de hall d’accueil, le Palais 5 voit sa façade classique dissimulée derrière un masque parabolique conçu par l’architecte Jacques Dupuis, en collaboration avec l’architecte Albert Bontridder et l’ingénieur André Paduart. Cette façade provisoire est couverte de 94 étoiles de bronze et d’une colombe en cuivre de près de 20 mètres de long.
De part et d’autre de la place, le Palais 2, ancien Palais de l’Art Ancien, devient Palais InternationalLe style international prône la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, du mur-rideau et des matériaux modernes comme le béton armé. Le terme style international est plutôt utilisé pour caractériser le modernisme d'après-guerre. des Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte., tandis que le Palais 10, ancienne Salle des Fêtes, est réaménagé en Auditorium de 2.500 places par l’architecte Raymond Moenaert. Un portique provisoire lui est accolé à l’arrière, côté Esplanade, qui fait office d’entrée royale, avec escalier monumental menant directement à la loge des souverains.

Des années 1970 à aujourd’hui

Par la suite, différents palais sont érigés de part et d’autre des cinq historiques. Le Palais 11 est conçu en 1974 par les architectes André et Jean Polak suivant une esthétique brutaliste et construit entre 1975 et 1977. Construits en 1980, des passages couverts permettent de relier en droite ligne les Palais 3, 4, 5, 6, 7 et 11. En 1988, l’architecte Jean van Pottelsberghe de la Potterie dessine les plans du Palais 12. Le Groupe Structures (Philippe Van Halteren et Jean van Pottelsberghe de la Potterie) est chargé d’édifier le Palais 1 en 1992-1993, une construction en béton dotée d’une verrière inclinée en façade avant, puis l’Auditorium en 1993-1994, un corps de plan circulaire à façades-rideaux qui s’accole à l’arrière du Palais 10. Le long de la chaussée Romaine, une construction abritant notamment des parkings, ainsi qu’une passerelle enjambant la chaussée sont conçus en 1999 par le bureau Philippe Samyn & Partners architects & engineers, en collaboration avec les bureaux d’études Setesco et M. & A. Van Wetter. Les derniers travaux de grande ampleur concernent des rénovations, notamment celui du Palais 3 en 2007 par l’architecte François Cordier, en collaboration avec le bureau d’études M. & A. Van Wetter, et la transformation en 2013 du Palais 12 en salle de concerts et spectacles par le bureau Alliage Architectes.

Description

Palais de 1935
(architecte Joseph Van Neck, ingénieur Louis Baes, 1935)

Palais 5 ou Grand Palais

Cet imposant complexe présente derrière une façade monumentale en pierre bleue, une halle d’exposition de 15.000 m2, à structure de béton armé composée de 12 arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale.. Espacés de 12 mètres, ceux-ci culminent à 31 mètres pour une portée de 86. Ils s’ancrent sur des pieux inclinés et s’articulent sur des rotules métalliques, deux à leur base et une à leur sommet. Des entretoises horizontales de contreventement les relient par deux, portant une couverture en terrasses de faible inclinaison. Celle-ci forme retours en façade avant et empile des bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de fenêtres continus à châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en béton et métalliques, sous des chéneaux de cuivre. Chaque couple d’arc et les deux façades étant autostables, le bâtiment comprend huit éléments indépendants. La façade principale est axée sur un corps de porche monumental arborant une grande verrière à retours, aux remplages quadrillés. Ce corps est raidi par quatre pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. à ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. qu’amortissent des statues de bronze de 4,3 mètres de haut, allégories des transports: la Navigation par Adolphe Wansart, la Traction hippomobile par Jacques Marin, la Traction à vapeur par Marnix d’Haveloose et l’Aviation par Ernest Wynants.
Au bas, précédé d’un emmarchement, porche dans-œuvre à trois baies libresBaie qui n’est pas close par une menuiserie. sous linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. de bronze ouvragé, donnant accès, dans une articulation de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., à autant de portes vitrées de même matériau, à baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d’imposte à croisillons métalliques; ces dernières éclairent une mezzanine au-dessus du vestibule, accessible latéralement par deux volées courbes. Plafond revêtu de plaques de bronze structurées. Vestibule à caissons lumineux en béton armé donnant accès au hall via des portes vitrées identiques à celle du porche.
Corps latéraux d’un seul niveau sous forte corniche sculptée, portant chacun, taillés dans la pierre, deux millésimes: «1830» pour le gauche, «1930» pour le droit. De chaque côté, enfilade de sept fenêtres basses carrées, scandée de six statues accompagnées sur l’angle d’un groupe sculpté, en pierre bleue. Les douze statues représentent les «activités nationales»: l’Agriculture par Maurice De Korte, la Pêche en mer par Godefroid Devreese, le Tissage par Mathieu Desmaré, la Mine par F. Van Hoof, la Métallurgie par Alfred Courtens, l’Enseignement technique par Pierre Theunis, la Colonisation et le Commerce par Léandre Grandmoulin, l’Industrie par Maurice De Korte, la Science par Joseph-Gérard Van Goolen, l’Étude par Fernand Ghysen et les Arts par Georges Verbanck. Les deux groupes sculptés rappellent le centenaire de la Belgique: à gauche le Groupe 1830 par Pierre Braecke et à droite le Groupe 1930 par Égide Rombaux. Aux faces latérales, entre deux piles, porte raccordée à une galerie de liaison avec les palais voisins, à toit plat sur colonnes de pierre jumelées.
Façade arrière du palais, plane et quadrillée de béton, avec verrière centrale. Façades latérales basses en briques, striées d’un mince bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de fenêtres et percées des trois portes, les centrales liées depuis 1980 à des passages couverts vers les Palais 4 et 6.

Palais 4 et 6

Ensemble de deux palais de même composition. De plan rectangulaire, ces pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. peu élevés, à charpente métallique et enveloppe essentiellement en briques, coupée à l’angle côté place, comptent treize travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de long, sommées d’un lanterneau en bâtièreToit à deux versants..
Leur entrée principale se situe dans l’angle coupé, dans une composition de pierre monumentale précédée d’un emmarchement et couronnée d’une corniche denticulée et d’un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. lisse. Une haute baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. aux ébrasements moulurés et sculptés de chevrons porte sur la fausse-clef de son linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. un bas-relief qui coupe la corniche. Celui-ci figure une femme drapée à l’antique, sur fond d’ondes. Au Palais 6, il s’agit de l’allégorie du Téléphone par Charles Samuel. S’inscrivent dans ces baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., munies de châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métalliques, une double porte à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et la verrière d’une mezzanine. Deux pans latéraux sont percés d’une fenêtre basse carrée à grilles ouvragées.
Trois pans marquent encore les façades avant: les latéraux tout en briques, percés d’une porte donnant sur une galerie, le central plus large et en pierre, couronné comme le pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. et encadrant une triple verrière à deux niveaux et à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., rythmée par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. de briques à ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.. Enfin un dernier pan de briques, de la même hauteur et également percé d’une porte de galerie, amorce les façades latérales. L’ensemble des compositions décrites sont magnifiées par des mats porte-drapeaux à support de pierre.
Les façades latérales sont marquées par un retrait à mi-hauteur et striées par des bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de fenêtres à croisillons de béton, l’inférieur interrompu par trois portes.
Les deux pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. sont reliés au Palais 5, ainsi que respectivement aux Palais 2 et 10 par une galerie ouverte à toit plat sur des paires de colonnes en pierre; les passages vers les Palais 2 et 10 sont doublés d’un second, parallèle.
A l’intérieur, vaste halle de 10.000 m² (160 x 64 x 9,2) à six piliersSupport vertical de plan carré., éclairée de verrières zénithales.

Palais 2 et bâtiment d’Administration

Le Palais 2 était à l’origine le Palais de l’Art ancien. Conçu dans un premier temps détaché de celui-ci, le bâtiment d’Administration de l’exposition s’est finalement adossé et en partie intégré à la composition architecturale de ce Palais.

Palais 2

Comme son pendant le Palais 10, il présente vers la place, précédé d’un emmarchement, un portique monumental en pierre bleue, à neuf travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires en façade et une seule aux flancs. La façade est rythmée de huit pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. à base sculptée de chevrons et qui traversent la plate-bandeCouvrement clavé rectiligne d’une baie. La plate-bande se distingue du linteau par le fait qu’elle est appareillée, tandis que le linteau est d’un seul tenant. Elle peut être feinte et masquer un linteau. de l’encadrement général, ornés d’un motif de redents en éperon en guise de chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre.. Les trois faces du portique sont couronnées d’un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. géométrique et d’un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. qui portent six mats porte-drapeaux à l’avant. Aux flancs, cet attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. est rehaussé; il présente, au sud, une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. au millésime «1935», entre deux statues de Victoire en bronze. Le flanc tourné vers le Palais 4 est seulement percé d’une ouverture vers la galerie de liaison.
La façade interne du portique, toute en pierre blanche, reprend une enfilade de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. pour enserrer des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. de faible hauteur: trois portes et quatre fenêtres, à châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métalliques. Le plafond en béton est formé par une succession de grands caissons. Le sol est en pierre bleue et blanche à dessins géométriques.
Le hall d’exposition est un bâtiment rectangulaire de 4500 m² doté, à l’arrière, d’un important avant-corps d’entrée, de même hauteur. Il est couvert d’un toit en shedCouverture de profil en dents de scie d’un bâtiment industriel, composée d’une succession de petits toits à deux versants d’inclinaison différente. Le versant du toit le plus pentu est d'ordinaire vitré. à charpente métallique, à cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. longitudinales.
Ses façades sont principalement en briques, la latérale gauche en partie dissimulée par le bâtiment d’Administration. Les élévationsDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. arrière et gauche présentent un niveau de soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue alignant, en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade., des portes et des fenêtres à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. L’entrée arrière jumelle deux larges portes dans un encadrement de pierre à fasces, au pilierSupport vertical de plan carré. central marqué d’une lanterne; elle est surmontée d’un remplage à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. de briques qui ne sertit de vitres que sur la moitié de sa hauteur. L’autre moitié, aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre., s’insère en retrait dans le haut registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. de briques en zigzags obliques qui ceint les deux façades. Dans l’angle, à gauche du corps d’entrée, se loge une annexe basse ajoutée avant 1953 et assortie à l’ensemble, à usage de transformateur électrique. Tous les châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. sont métalliques.

Bâtiment d’Administration

Le bâtiment, en briques et pierre bleue, adopte un plan en U tourné vers le Palais 2, complété dans sa partie droite d’une longue aile perpendiculaire à extrémité arrondie, qui servait de «pavillon d’orientation».
Le corps principal, à quatre niveaux et marqué par un long oriel, se raccorde harmonieusement au parti architectural du palais. Le niveau de soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. de celui-ci est prolongé sur les deux faces du corps jusqu’à la naissance de l’aile perpendiculaire; de même, le registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. des zigzags fait-il retour jusqu’à sa rencontre avec l’oriel dudit corps, là où s’ouvrent trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de petites fenêtres carrées.
L’oriel est strié de fenêtres en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. à tentes solaires, entre appuiAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. et linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. continus, l’un en pierre, l’autre en béton revêtu de cuivre. Au-delà de l’aile perpendiculaire, le corps principal, ici sans oriel, présente une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’angle arrondie à porte vitrée et fenêtres bombées. Au-delà, précédée d’une terrasse et d’emmarchements, s’affirme dans un large encadrement de pierre, la triple entrée de la cage d’escalier et sa haute verrière. À droite enfin, une dernière travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. superpose trois fenêtres à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., celle du bas trouvant écho au mur du palais.
L’aile perpendiculaire pose son unique et haut étage sur une enfilade de colonnes, celles de ses faces rectilignes intégrées dans des vitrines saillantes aux angles arrondis, les autres extérieures, définissant un porche à linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. débordant et précédé d’un emmarchement. Ici, la courbe domine: retour des vitrines, enveloppe cylindrique en pierre de l’entrée axiale, caisson à gorge chantournéUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. du plafond. Toutes les saillies supérieures sont couvertes de cuivre.
À la grande salle, basse, du rez-de-chaussée répond celle, ample, de l’étage, éclairée latéralement par deux registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. de hautes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. basse, en pierre. Dans l’arrondi, fenêtre axiale assortie, à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et épais linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. taillé de chevrons. L’aile porte une terrasse à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. tubulaire, accessible par une entrée en avant-corps au troisième étage du corps principal.
Tous les châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. sont métalliques.
À l’intérieur, escalier en marbre et granitoMatériau composé de mortier et de pierres colorées concassées présentant, après polissage, l’aspect d’un granit. à rambarde tubulaire. Halls en marbre à dessin géométrique et plafonniers circulaires. Couloirs administratifs en parquet à bâtons rompus. Salle de réception du rez-de-chaussée carrelée à dessin géométrique et plafond à berceaux transversaux à gorges de lumière. Salle de conférence du premier étage de mêmes dimensions, à plafond identique.

Palais 10

Abritant à l’origine la Salle des Fêtes, il présente le même portique monumental que son pendant, le Palais 2. À l’angle gauche de l’édifice est scellée la première pierre des Grands Palais: «AEDES.ANNUM.C.AB.LIBERTATE / PATRIAE.VINDICATA.COMMEMORANTES / REX.BELGARUM.LEOPOLDUS.III / D.XXIII.M.APRILIS.A.MCMXXXIIII.INCHOAVIT». Les pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. de la façade interne du portique enserre ici de hautes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à deux niveaux, toutes vitrées dans des châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métalliques; leur niveau supérieur, plus élevé, éclaire une mezzanine (ancienne tribune des chœurs).
Pour pouvoir accueillir plus de 3.500 personnes sans supports intérieurs, la salle des fêtes présentait à l’origine une couverture innovante à l’époque: douze fermes métalliques de type en treillis à grandes mailles et à quatre rotules qui, dûment entretoisées, portaient un plafond à gradins horizontaux; la couverture associait châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. verticaux vitrés et versants en Eternit. Cette couverture a été modifiée, voire remplacée par une toiture en bâtièreToit à deux versants. entre 1971 et 1996. Il ne subsiste d’apparent que deux pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. de briques à sept gradins.
La salle est bordée de deux bas-côtés aux façades en briques et pierre bleue. Celle du bas-côté droit présente, contigüe au portique, dans un pan de façade indépendant, une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’entrée superposant dans un même et large encadrement de pierre à ébrasements arrondis, une porte à deux piliersSupport vertical de plan carré. et la verrière à croiséesBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. d’une cage d’escalier. Au-delà s’ouvre une porte secondaire, à pilierSupport vertical de plan carré. central, placée au centre d’une élévation qui, outre quelques fenêtres de cave, aligne deux bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de fenêtres à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., rythmés d’épais trumeauxPan de mur compris entre deux travées ou entre deux baies d'un même niveau., les linteauxÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. du second bordés d’une corniche; ces fenêtres éclairaient les dégagements de la salle. À l’extrémité droite s’ouvre une entrée carrossable. Entre les bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de fenêtres défilent des tablesPetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. de pierre décoratives, figuratives une sur deux; trois sont dues au ciseau d’Albert De Raed (Pêche, Moisson et Flore tropicale), deux à celui de Joseph Van Hamme (Agriculture et Élevage).
La façade du bas-côté gauche, semblable, n’a cependant pas reçu d’entrées, vu la déclivité du terrain. Ainsi, le pan de façade contigu au portique, qui abrite lui aussi une cage d’escalier, n’est-il creusé que d’une verrière.
La façade arrière est cachée, depuis 1993-1994, par l’Auditorium; elle était à l’origine percée d’une entrée menant à l’arrière de la scène et aux loges.
Tous les châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. sont métalliques.

Accessible par sept portes à battants, vaste vestibule carrelé de dalles noires qui donne accès à la salle via cinq doubles portes encadrées de vitrines surmontées de caisses lumineuses. Grande salle de 59 mètres sur 41 sans pilierSupport vertical de plan carré. intermédiaire, marquée de mezzanines sur trois côtés. Aux extrémités du vestibule, deux escaliers donnant accès au foyer et aux mezzanines. Foyer de mêmes dimensions que le vestibule, éclairé par de grandes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. donnant sur le portique.

Palais 3 (architecte Joseph Van Neck, bureau d’études Robert & Musette, 1949)

Encastré dans un terrain en légère pente, ce palais a été doté d’un niveau semi-enterré, de plain-pied en face ouest, et d’un rez-de-chaussée surélevé, qu’a surmonté un demi-niveau, jadis traité en mezzanine autour de la grande salle.
Rénové en 2007 (architecte François Cordier, bureau d’études M. & A. Van Wetter), le palais a conservé l’essentiel de son enveloppe de briques et de pierre bleue.
De la largeur de la halle, corps d’entrée de deux niveaux apparents, à toit plat, animé par divers décrochements et surligné d’un bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de pierre à becsPetite bouche par laquelle s’évacuent les eaux pluviales. Le terme désigne également un motif décoratif qui évoque un bec.. Partie centrale à trois retraits développant dans un même encadrement saillant à mince corniche, trois grandes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrées, la centrale, plus étroite, ouvrant sur un grand «péristyle» à large volée axiale vers le rez-de-chaussée surélevé. Au second plan, enfilade de onze baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires pour le demi-niveau, alternant fenêtres et portes-fenêtres à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. métallique en forme de corbeille. En dernier retrait, corps latéraux, servant d’accès direct au demi-niveau, celui de droite de plain-pied par un porche au flanc droit, celui de gauche dans l’axe via un escalier droit. Façade avant de ces corps percée d’une seule travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. du type de leurs voisines, celles du haut divisées par deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. Façade latérale du corps gauche à trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. du bas unies par un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et décroissant suivant le tracé de l’escalier. Façade latérale du corps droit devancée par un portique rectangulaire à piliersSupport vertical de plan carré., et percée de quatre fenêtres au demi-niveau.
Pour la halle, façades latérales de 34 travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., à trois niveaux à l’ouest, deux à l’est. Niveau du demi-sous-sol comptant à l’ouest six entrées dont une carrossable. Aux deux façades, travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. cantonnées de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. de briques colossaux à retraits, entre une base en talus continue et une mince corniche; appuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. saillants sur allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. cimentées.
Les châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métalliques du corps d’entrée ont été renouvelés en 2007. Les fenêtres de la halle, elles, ont conservé leurs divisions de béton. Le premier niveau de celle-ci présente une structure de colonnes et de poutres de plafond en béton. D’autres colonnes supportaient la mezzanine en fort surplombSaillie portant une partie haute en avant d’une partie basse..
La couverture originelle de la halle était formée par 19 fermes métalliques en shedsCouverture de profil en dents de scie d’un bâtiment industriel, composée d’une succession de petits toits à deux versants d’inclinaison différente. Le versant du toit le plus pentu est d'ordinaire vitré.. Elle a été remplacée en 2007 par une structure d’arcs en bois lamellé-collé, de plus de 76 mètres de portée, prenant appuiAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. sur une enfilade extérieure de colonnes en treillis métalliques, reliées entre elles pour assurer le contreventement.
Salle de 11.000 m² (142,5 x 69,5 mètres) avec mezzanine à sa jonction avec le Palais 8.

Palais 7 (architectes Robert Puttemans, Prudent Laenen et Charles Malcause, bureau d’études Verdeyen & Moenaert, 1958)

Dans une même enveloppe de carreaux de céramique gris clair, percée de deux rangs de petites fenêtres carrées à cadre de béton, et sous un seul toit légèrement bombé hérissé de lanterneaux, ce palais intègre une mince travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’entrée et une vaste halle d’exposition.
La structure de cette dernière est composée de six portiques polygonaux en caissons métalliques posés sur des rotules reliées par des tirants enterrés. Ces portiques d’environ 70 mètres de portée et culminant à 15 mètres au-dessus du sol, soutiennent une couverture en grille métallique, disposée à 45 degrés, qui sert de contreventement.
Le corps d’entrée, à escaliers et mezzanine, présente trois baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires en saillie, à verrière métallique, une large à l’avant, à cinq portes précédées d’un emmarchement, et deux latérales étroites, à deux portes, aujourd’hui reliées à des passages vers les palais voisins. La halle de 146,5 m sur 70,6 m est aussi accessible latéralement par trois baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires.
Au niveau inférieur, auditorium de 500 places établi dans la largeur du bâtiment, pourvu d’une scène et d’une cabine de projection. Il est précédé d’un hall sous le vestibule, cerné notamment de toilettes et de vestiaires.

Palais 11 (architectes André et Jean Polak, bureaux d’études A. Lipski et Marcq et Roba, 1974-1977)

Ce palais présente, devant sa halle d’exposition, un corps d’entrée profond à enveloppe de béton blanc rainuré, sertissant des châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métalliques aux verres teintés.
Entre deux massifs aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre., le bâtiment, précédé d’emmarchements, présente une large entrée basse écrasée sous un registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. à trois saillies trapézoïdales qui portent deux niveaux vitrés articulés de même, entre deux avant-corps d’escalier, à angles coupés et verrière assorties aux précédentes. À gauche, une galerie vitrée suspendue, à deux niveaux, relie le palais à son voisin, le Palais 7.
La halle présente une structure intégralement en béton. Elle compte huit portiques à poutre en treillis précontrainte de 72 mètres de portée, fixée à des piliersSupport vertical de plan carré. doubles. Un réseau de poutres longitudinales latérales et sommitales, également précontraintes, assurent le contreventement. Elles portent les tôles de la couverture et ses lanterneaux en bâtièreToit à deux versants., transversaux.

Palais 12 (architecte Jean van Pottelsberghe de la Potterie, bureau d’études M. & A. Van Wetter, 1988)

Transformée en 2013 en salle de spectacle et d’évènements, vaste structure de plan rectangulaire à angle coupés, présentant une couverture bâchée bombée, à charpente de bois tridimensionnelle, posée sur une ceinture de béton peu élevée, à piles et contreforts triangulaires sur plan en T, profondément ancrés dans le sol. Parois en blocs tapissés, à l’avant, de dalles en béton lavé et percées d’une série de petites fenêtres carrées, ainsi que de larges portes. Importante corniche de bois à face oblique. Entrée principale formée par une articulation complexe de portes et de verrières à châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métalliques, raidie par trois piles de béton à sommet oblique et marquée à l’étage par la saillie en pyramide tronquée de deux logettes.

Passerelle et complexe de parkings (bureau Philippe Samyn & Partners architects & engineers, bureaux d’études Setesco et M. & A. Van Wetter, 1999)

Passerelle reliant, au-dessus de la chaussée Romaine(no527-527a), le parc des expositions et un vaste parking. Elle traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. un complexe de plan triangulaire conçu par les mêmes architectes pour abriter parkings d’exposants, escalators et divers services (catering, sécurité etc.).
La passerelle, toute vitrée et d’une portée de 86 mètres pour une largeur de 10, présente trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. isostatiques à poutres en treillis de type Waren, en bois lamellé-collé, posées sur de fines colonnes de béton. Les treillis sont reliés par un réseau de poutres transversales et diagonales (tablier et couverture) qui assurent le comportement monolithique et le contreventement. L’ouvrage est commandé par un parallélépipède d’entrée montant du niveau de la chaussée, garni de châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métalliques et tapissé de planches.
Le complexe des parkings et autres services s’abrite sous une impressionnante toiture en appentisToit à un seul versant. montant de la chaussée, tordue en aile de moulin et couverte de tôles métalliques nervurées. Sa poutraison en bois lamellé-collé pose sur de minces piliersSupport vertical de plan carré. de béton. Le versant est prolongé visuellement par des portiques métalliques destinés à se couvrir de lierre.

Sources

Archives
AVB/NPP Z2.
AVB/PP 3504.
AVB/TP 66039 (1933), 68124 (1933), 86955 (1979); Palais 1: 96772 (1991), 96785 (1991); Palais 11: 85503 (1977).

Ouvrages
ATTAS, D., PROVOST, M. (dir.), Bruxelles, sur les traces des ingénieurs bâtisseurs, CIVA, Bruxelles, 2011, pp. 34-35, 50-56, 58.
COOMANS, T., Le Heysel et les expositions universelles de 1935 et 1958, coll. Bruxelles, Ville d'Art et d'Histoire, 5, 1994
.
CULOT, M. [dir.], Bruxelles Hors Pentagone. Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980, fiche 57.
CULOT, M., Bruxelles 100 ans d’architecture, AAM Éditions, 2014, pp. 234-238.
Entreprises Générales et Matériaux ENGEMA 1922-1937, ENGEMA, 1937.
EPHREM, JACOBY, F., Bruxelles retrouvé, t. 1, Bruxelles-Ville, Alice Éditions, Bruxelles, 2004, pp. 230-231. 
Exposition de Bruxelles 1958. L’architecture, les jardins et l’éclairage, Mémorial officiel de l'Exposition universelle et internationale de Bruxelles de 1958, Bruxelles, 1958.
GUISSET, J., «Un programme décoratif allégorique»Art et Architecture publics, Mardaga, Sprimont, 1999, p. 69.
HALLEUX, P., «L’évolution des techniques: quelques réalisations bruxelloises à travers le siècle», Un siècle d'architecture et d'urbanisme: 1900-2000, Région de Bruxelles-capitale, Éditions Mardaga, 2000, pp. 28-29, 36.
Le livre d’or de l’Exposition universelle et internationale Bruxelles 1935, Comité exécutif de l’exposition, Bruxelles.
VAN LOO, A. (dir.), Dictionnaire de l’architecture en Belgique de 1830 à nos jours, Fonds Mercator, 2003, pp. 134-135 et 579-580.

Périodiques
«L’exposition de Bruxelles de 1935», Bulletin de la Chambre de commerce de Bruxelles, 49e année, 11, 13 mars 1932, pp. 179-181.
L’Ossature métallique, 1935, numéro spécial.
MOSZKOWSKI, R., «À propos du Grand Palais de l’Exposition de Bruxelles», La Cité, 5-6, 1935, pp. 85-94.
Bâtir, 30, 15 mai 1935.
«L’exposition de Bruxelles», L’Illustration, numéro spécial, 25 mai 1935.
«Hall d’exposition», Architecture Urbanisme Habitation, 5, mai 1950, pp. 95-101.
DUBOURG, L., «Le nouveau palais pour la foire international de Bruxelles (Palais n°3)», La Technique des Travaux, 11-12, 1950, pp. 335-341.
«Nouveau palais», Habitat et Habitation, 9, 1955, p. 109.
WOLF, W., «Constructions métalliques à l’Exposition Internationale de Bruxelles», Acier Stahl Steel, 7-8, juillet-août 1958, p. 294.
BOYEN, Y., «Un nouveau palais au Parc des Expositions à Bruxelles», Brabant, 3, juin 1977, pp. 48-49.
BAILLY, J-M., «Bruxelles et son Parc d’expositions», Brabant, 4, septembre 1979, pp. 6-9.
COOMANS, T., «Le Grand Palais du Heysel à Bruxelles (1931-1935), compromis entre monumentalisme et technicité», Maisons d’hier & d’aujourd’hui, 91, 1991, pp. 2-17. 
DILLEN, J., «Beeldhouwwerk en versierkunst in Laken (vervolg)», Laca Tijdingen, année 3, 2, décembre 1991, pp. 12-16.
DILLEN, J., «Beelden aan de voorgevel van het Grote Eeuwfeest ‘paleis’», Laca Tijdingen, année 6, 3, mars 1995, pp. 27-28.
MOUZELARD, C., «Le Grand Palais. Exposition du talent belge», Les Nouvelles du Patrimoine, 158, mars-juin 2018, pp. 46-50.

Sites internet
www.bruciel.brussels.
www.brussels-expo.com.