L’avenue de l’Amphore est une artère implantée en demi-ovale, raccordée à ses deux extrémités à l’avenue du Forum, elle aussi cintrée. Au nord, l’avenue présente en outre un tronçon rectiligne rejoignant la chaussée Romaine.

L’avenue est établie dans le quartier du Mutsaert, compris entre l’avenue de Meysse, la chaussée Romaine et la rue De Wand. Cette zone resta largement occupée par des champs jusqu’à l’Expo 58, durant laquelle elle fut investie par de vastes parkings pour les visiteurs de l’exposition. Suivant un plan dressé en 1933 par l’ingénieur directeur des Travaux Pierre Gillet, étaient initialement prévues à l’emplacement des avenues du Forum et de l’Amphore deux artères prolongeant l’avenue Wannecouter et l’actuelle avenue de la Brise en droite ligne jusqu’à l’avenue de Meysse. Elles auraient dû être reliées par deux rues plus courtes, elles-mêmes liées entre elles par une troisième. Après l’Expo 58, c’est finalement l’établissement de deux avenues arquées d’ampleur différente qui fut décidé, en 1960. Validée par l’arrêté du Collège de la Ville de Bruxelles du 28.04 de cette année-là, la dénomination de l’avenue de l’Amphore renvoie à l’Antiquité, à l’instar de celles de la chaussée Romaine et de l’avenue du Forum. Comme cette dernière, l’avenue ne fut toutefois aménagée qu’au début des années 1970.

L’artère est essentiellement bâtie de villas à quatre façades conçues entre 1975 et 1993. Au milieu des habitations de style néo-traditionnel, se distingue, au no9, une villa moderniste de 1980 (architectes André Léonard et Éric Ysebrant de Lendonck).

À noter, au sud de l’artère, à l’angle avec l’avenue du Forum, la présence d’un terrain où la Compagnie Intercommunale Bruxelloise des Eaux a implanté en 1933 une station de pompage avec réservoir souterrain de 4.000 m3 pour l’alimentation du réseau urbain et du réseau d’incendie de l’Exposition de 1935. Aujourd’hui accessible depuis l’avenue de la Croix-Rouge, le site était à l’origine relié à l’avenue de Meysse. Il comprend deux bâtiments, dont un sous toiture à croupes, ainsi que deux réservoirs cylindriques ajoutés avant 1957.

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Sources

Archives
AVB/PP 3404 (1933).
AVB/TP 43643 (1933); 9: 86758 (1980).

Ouvrages
VAN NIEUWENHUYSEN, P., Toponymie van Laken (thèse de doctorat en Philologie germanique), UCL, Louvain-la-Neuve, 1998, p. 526.