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parc

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Recherches et rédaction

2018

id

Urban : 38426
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Description

Ancien verger royal, le parc Sobieski est un parc de 3,27 hectares bordé par les avenues des Robiniers et Jean Sobieski, ainsi que par une impasse dépendant du square Clémentine. Il forme avec ses voisins, le Jardin colonial et le Jardin du Fleuriste, un espace vert de près de neuf hectares, propriété de la Donation royale et géré par Bruxelles Environnement.

Historique
La majeure partie du site de l’actuel parc est acheté en 1896 par Léopold II à la veuve Evenepoel. Le roi fait aménager dans sa partie haute, à l’est, un ensemble de serresBâtiment indépendant, à parois translucides, où l’on abrite les plantes l’hiver et cultive des végétaux sensibles au froid. Contrairement au jardin d’hiver, la serre ne constitue pas une pièce de vie. pour y cultiver des vignes et des arbres fruitiers en pots, tels qu’orangers, abricotiers et pêchers. Lors des réceptions royales, les hôtes étaient invités à cueillir eux-mêmes les fruits de ces arbres nains. La partie centrale du site était occupée par un verger de pommiers et poiriers, la plupart non comestibles, et la partie basse, le long de la future avenue Sobieski, par un étang, creusé vers 1908. Abandonné, le site sera transformé en parc public, conçu en 1978 et ouvert en 1983 sous la dénomination de parc Élisabeth, avant d’être renommé Jean Sobieski, du nom de l’avenue qui le longe, pour éviter une confusion avec le parc Élisabeth s’étendant devant la basilique de Koekelberg.

Description
Longé par une grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage., parc séparé des artères par des massifs boisés. Dans le haut du site, prairie bordée d’arbres fruitiers palissés et d’un parterre de rhododendrons. Au centre, vaste prairie de fauche parsemée de poiriers à haute tige, plantés en souvenir du verger royal, séparée de la partie haute par une terrasse à murs de soutènement en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie. équarris de pierre blanche et bordée de haies de charmes taillés. Dans le bas, étang entouré notamment d’un catalpa, d’un saule pleureur, de métaséquoias de Chine et d’aulnes glutineux. Le long de la lisière sud, étroite pelouse en pente avec aire de jeux en son milieu et, en contrebas, une œuvre de Jacqueline Hock, Les germes (2003), composée de deux sculptures de forme allongée, l’une en plomb, l’autre en béton, qui évoquent les concepts de graine, de fruit et d’œuf.

Dans la partie sud-est, bâtiment à usage de remise et bureau, remontant à l’entre-deux-guerres. D’un seul niveau sous toit plat, il présente des façades en briques rouges, rehaussées de bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de béton lavé et de pierre bleue. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en briques brunes dressées. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. conservée, à petits-bois.

Sources

Archives
AVB/TP 85753 (1978).

Ouvrages
CAPRON, V., Le domaine du Stuyvenberg à Laeken, Bruxelles, 1995, p. 28.
DEMEY, T., Bruxelles en vert, Badeaux, Bruxelles, 2003, pp. 79-81.

Périodiques
VAN DER ELST, W., «De serres van Stuivenberg en omgeving. 
Een historische terugblik», Laca Tijdingen, septembre 2003, pp. 31-32.

Sites internet
BRUXELLES ENVIRONNEMENT-IBGEParc Sobieski (infos fiches-espaces verts).