Région de Bruxelles-Capitale
Kaaitheater, ancien Luna-Theater
Square Sainctelette 18-19-20
Quai des Péniches 2-3
Typologie(s)
immeuble à appartements
café/brasserie/taverne
rez-de-chaussée commercial
Intervenant(s)
Marcel DRIESMANS – architecte – 1929-1931
Hubert DRIESMANS – décorateur – 1929-1931
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Inventaire(s)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
Recherches et rédaction
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Description
Ensemble modernisteLe modernisme désigne toute architecture qui témoigne d'une volonté d’innovation par un langage formel épuré. La forme la plus pure, souvent appelée style international, se caractérise par un plan rationnel, des formes géométriques simples, une ossature portante (souvent en béton) avec un toit plat, des cloisons légères et l’usage de matériaux modernes (matériaux industriels comme le béton armé, l’acier, le verre). Bien que peu de bâtiments atteignent la pureté du style international, beaucoup expriment une volonté claire de rationalisation. Les caractéristiques incluent des parements en briques régulières, des volumes sobres et une décoration fortement réduite. Le modernisme va influencer divers courants architecturaux à travers le monde.Modernisme de l’entre-deux-guerresPériode : ca. 1920 – 1940À Bruxelles, le modernisme de l’entre-deux-guerres se distingue parfois difficilement de l’Art Déco (voir style paquebot), surtout à l’époque où débute ce courant : bien que de nouvelles formes architecturales soient expérimentées, on reste encore attaché à l’utilisation ornementale des matériaux traditionnels. Le fil conducteur du modernisme consiste en la sobriété des formes, l’usage de fenêtres en bandeau ou en rectangle couché, et en l’absence de décoration. Les joints horizontaux accentués, les toits plats, les fenêtres à fleur de parement sont autant de caractéristiques de ce style. Modernisme d’après-guerrePériode : ca. 1940 – 1960Lemodernisme d’après-guerre (années 1940-1960) se reconnait au travers de plusieurs éléments caractéristiques : une ordonnance de la façade à l’esthétique sobre (lignes simples, sans ornements), de grandes baies vitrées accentuant la lumière naturelle et l’idée d’ouverture, le choix et la mise en œuvre des matériaux dont la brique apparente, les moellons en pierre naturelle, le métal. C’est une architecture qui intègre dans certains cas des détails subtils comme des jeux de relief dans la brique, des encadrements de baies en pierre et/ou traités en ressauts, des cordons en pierre soulignant les étages, quelque fois un bas-relief décoratif. Les baies sont très souvent traitées en bandeau, certaines étant munies d’un garde-corps ou d’une barre d’appui métallique (design sobre et fonctionnel, sans détails superflus, mettant en avant la praticité). Pour les habitations unifamiliales, la typologie du bel étage est souvent choisie : en effet durant cette période, l’accès à la voiture se démocratise.Modernisme ludique dit aussi style Expo 58Période : ca. 1950 – 1965Baptisé en référence à l’année de sa consécration à l’Exposition universelle de 1958 qui s’est tenue à Bruxelles, le modernisme ludique est une tendance éphémère du modernisme qui se développe vers la fin des années 1950 pour disparaître au début des années 1960. Reflet de l’optimisme ambiant de l’époque, il humanise le fonctionnalisme par l’introduction d’un nouveau répertoire formel qui se décline de la manière suivante : piliers en V, corniches et auvents en casquette, poignées de porte en boomerang, garde-corps en zigzag, motifs étoilés, glasal coloré, claire-voie décorative, ... Il fait la part belle aux lignes obliques, aux formes irrégulières, anguleuses ou sinueuses. Les structures qu’il met en œuvre sont légères (la structure portante est souvent mise en évidence), les couleurs sont souvent vives et contrastées. On privilégie les matériaux modernes comme le béton, le métal et de vastes surfaces vitrées. À Bruxelles, cette tendance connait un franc succès dans les quartiers périphériques urbanisés à la fin des années 1950.Modernisme tardif Période : ca. 1970-1980Durant les années 1970 et 1980, l’architecture résidentielle se nourrit des différentes tendances de l’époque. On retrouve alors dans ce modernisme tardif les principes de base du modernisme (rationalité, volumes simples, peu d’ornementation, organisation fonctionnelle de l’espace) mais également ceux du brutalisme (lisibilité des structures et mise en avant des matériaux bruts). Néanmoins ces principes sont adoucis par des concessions reflétant une volonté de concilier modernité et attentes des classes moyennes, soucieuses de confort et d’intégration dans le tissu urbain existant. Ces réalisations sont dominées par la brique apparente (brute), des jeux de pleins et vides (murs aveugles et surfaces vitrées), des jeux de retraits et ressauts et des volumes cubiques sobres. Certains éléments de contextualisation sont intégrés, comme des toitures inclinées en tuiles dans les quartiers résidentiels. Ces toitures peuvent également faire l’objet de jeux de retraits et ressauts et de pleins et vides. Dans les immeubles à appartements, les façades sont rythmées de larges balcons, à garde-corps métalliques et vitrés (verre fumé), et de modules préfabriqués.Le modernisme tardif bruxellois des années 1970–1980 peut ainsi être vu comme une phase de rationalisation et de diffusion du mouvement moderniste, appliqué à une large gamme de typologies résidentielles. Il témoigne d’une époque où l’architecture se voulait à la fois pratique, économique et moderne, tout en s’ancrant dans une matérialité locale et dans des formes adaptées aux usages domestiques. Peu spectaculaire, parfois jugé austère, ce patrimoine incarne néanmoins une étape essentielle dans l’évolution du paysage urbain bruxellois, marquant la transition entre le modernisme classique d’après-guerre et l’essor du postmodernisme des années 1980. et Art DécoPériode : 1920-1940
Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et
s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il
tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels
modernes, tenue à Paris en 1925.
Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes
et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé
pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation.
Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les
traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts
précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs
végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période
coloniale sur l’architecture bruxelloise.
L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement
traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de
couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la
plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants,
caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs
dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle.
Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les
éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage
de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les
toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé).
En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés
(séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au
centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le
contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de
bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés
comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés
sont prisés.
À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux
exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe
(hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à
appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924
sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le
mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au
point de devenir une architecture courante.
Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant
de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture
navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). d’inspiration Paquebot1930 – 1940.
Le style Paquebot se développe à la fin de l'entre-deux-guerres comme un
courant architectural moderniste qui s'inspire de l'Art Déco et évolue
progressivement vers un langage formel plus fonctionnel et épuré. Ce style tire
son nom et son langage formel des paquebots transatlantiques, qui atteignent
leur apogée technologique et économique à la même période. Des compagnies
maritimes emblématiques telles que la Red Star Line à Anvers et des paquebots
prestigieux comme l'Île-de-France et le Normandie incarnent cette modernité et
cette idée de progrès.
Le style Paquebot se caractérise par une accentuation marquée de
l'horizontalité et des volumes arrondis. Les angles sont souvent finis par des
oriels courbes ou des balcons arrondis, ce qui renforce l'impression
d'aérodynamisme et de mouvement. Les façades sont généralement en brique avec
des joints accentués, souvent combinés à des éléments enduits pour souligner le
caractère linéaire. Les éléments caractéristiques sont : de larges rangées
de fenêtres continues ou des fenêtres en bandeau, des baies-hublots, des bandes
de béton et des corniches fortement en saillie, des toits plats, parfois avec
terrasses en toiture, des mâts de drapeau et des garde-corps tubulaires
métalliques, ainsi que des fenêtres ou des balcons d'angle arrondis.
Outre les similitudes formelles, l'idée de confort moderne joue également un
rôle : le chauffage central, les ascenseurs, les garages intégrés et les
agencements fonctionnels font partie de l'idéal résidentiel progressiste
incarné par ce style.
À Bruxelles, le style Paquebot s'impose principalement dans la première et la
deuxième couronnes, où l'urbanisation est intense pendant l'entre-deux-guerres.
Ce style est particulièrement populaire dans l'architecture résidentielle, tant
pour les maisons unifamiliales que pour les grands immeubles à appartements,
auxquels il confère une image moderne et cosmopolite.
Il existe également des bâtiments utilitaires réalisés dans ce style. Un
exemple bien connu est l'ancien Institut national de radiodiffusion (INR) situé
place Eugène Flagey à Ixelles, conçu par Joseph Diongre, qui, avec ses angles
arrondis et ses articulations horizontales, possède un rayonnement nautique
prononcé., composé de deux immeubles, dont un à appartements et à rez-de-chaussée à usage de café, et d’une salle de spectacle, architecte Marcel Driesmans, 1929-1931.
Historique
Le complexe s’implante dans l’îlot compris entre les quais des Péniches et de Willebroeck, qui avait accueilli un éphémère luna-park entre 1913 et le courant de la Première Guerre mondiale. Aux côtés d’attractions telles que des montagnes russes, une rivière mystérieuse ou une chuteBouquet pendant de fleurs ou de fruits. d’eau, le lieu de divertissement avait sa propre salle, d’une capacité de 1.000 places assisesRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps., où se produisirent entre autres les Ballets Russes, avec Nijinski. Les premiers plans pour l’ensemble sont dressés en 1929 pour le compte d’une société baptisée Luna Park, en référence au parc d’attractions disparu, et les travaux de déblai et de fondations sont entamés à la fin de la même année. Ils sont toutefois suspendus pour cause de crise économique. Les plans définitifs sont introduits fin 1931 et, au terme d’une construction en un temps record, le théâtre ouvre ses portes le 07.10.1932. Aménagée par le décorateur Hubert Driesmans, la salle, avec sa vaste scène – la plus grande scène de théâtre de l’époque en Belgique –, son large balcon, son décor dominé par le brun clair et le moka, le bois et ses imitations, ses rangées de sièges à recouvrement aux motifs futuristes et un orgue lumineux, attire les éloges de la presse.
Orphelin de son directeur, Ernest Kindermans, décédé peu après l’ouverture, ce lieu dédié à l’opérette flamande cesse toutefois ses activités dès 1934. Il est alors exploité successivement comme théâtre de variété, cinéma et music-hall. En 1938, la salle, baptisée L’Empire, fait l’objet d’une demande de transformation en cynodrome (architecte Joseph Gilson). Cette nouvelle affectation ne survit pas davantage que les précédentes, ni que les spectacles de variété réintroduits durant la Seconde Guerre mondiale. Les appartements situés côté square seront durant quelques temps utilisés par un hôtel. Suite à l’aménagement en 1957-1958 du viaduc Léopold II, passant juste devant ses fenêtres, le bâtiment est laissé à l’abandon. En 1962, la Ville exige d’ailleurs une remise en état de l’enduit de façade et des châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. côté square. En 1968, la salle est réaménagée en magasin de tapis (architecte J. Van Cauwenbergh). Presque entièrement inoccupé par la suite, l’ensemble, fortement dégradé, est rénové en 1992 par l’architecte Philippe De Hullu. Celui-ci fait disparaître les loges et les places assisesRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. sous le balcon et modifie l’inclinaison de ce dernier, afin d’améliorer le champ de vision, ce qui permet également l’intégration d’un foyer. Le bâtiment redevient le Luna-Theater, qui ouvre ses portes en septembre 1993, avant d’être rebaptisé Kaaitheater en 2001. Les étages du bâtiment sont aujourd’hui occupés par des institutions culturelles.
Description
Implanté sur un terrain en L, ensemble composé de deux immeubles à front de rue, reliés par la salle de spectacle, perpendiculaire au square. À l’origine, l’ensemble comptait 42 appartements. L’immeuble côté square accueille l’entrée du théâtre et un café. Celui côté quai accueillait la sortie du théâtre, une sortie de service et une basserie, ainsi que des salles de réunion et des bureaux.
Au no18-20 square Sainctelette, élévation symétrique de sept travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et huit niveaux, le dernier en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., sous toit plat. Rez-de-chaussée parementéRevêtement de la face extérieure d’un mur. de granit (récent), percé de larges baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sous jours1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. d’imposte compris, par trois, entre des bandes de béton saillantes formant auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine.; jours1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. garnis de briques de verre. Dans l’axe, entrée vers les appartements sous épais auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. de béton. À l’origine, à gauche, café avec porte-fenêtre flanquée de fenêtres; à droite, accès au théâtre avec baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à grilles rétractilesSystème de fermeture, constitué de montants réunis par des croisillons mobiles, qui se replie et se déplie sur lui-même entre un rail supérieur et un rail inférieur. et entrée centrale. Inscriptions «CAFE» et «THEATER» récentes. Aux étages, travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales en briques brunes à joints horizontaux accentuésAppareil de briques à joints horizontaux accentués. Appareil de briques de parement typique des années 1930, dont les joints horizontaux sont larges et en creux, tandis que les joints verticaux sont minces et pleins., dressées aux pleins-de-travées. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrales enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et formant, aux six premiers étages, une composition en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., ménageant une terrasse en attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement.: travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale en retrait, percée de doubles fenêtres étroites; de part et d’autre, travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. percées d’une fenêtre et d’un jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. oblong, devancés par un balcon à angle cintré et garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... tubulaire; travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. extrêmes à fenêtres occupant l’angle. EntablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. arborant aujourd’hui l’enseigne lumineuse «KAAITHEATER». Au niveau d’attique, travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiale en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., percée de quatre minces jours1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. et dont le couronnement cintré est doublé d’un épais disque évoquant une lune (refait). HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. remplacée; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. latéraux à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. à l’origine.
Au no2 quai des Péniches, élévation symétrique de cinq niveaux sous toit plat et cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiale d’entrée, percée de fenêtres jumellesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux.. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales percées de fenêtres larges, celles des deuxième et quatrième en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade.. À la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., deux portes de largeur inégale, aujourd’hui suivies d’une vitrine. Entrée axiale comprise dans un pan de mur en retrait. Deux dernières travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. percées de larges accès (anciennes sorties de secours du théâtre), aujourd’hui à portes vitrées. Rez-de-chaussée parementéRevêtement de la face extérieure d’un mur. de grandes plaques de pierre bleue. Étages en briques brunes à joints horizontaux accentuésAppareil de briques à joints horizontaux accentués. Appareil de briques de parement typique des années 1930, dont les joints horizontaux sont larges et en creux, tandis que les joints verticaux sont minces et pleins., dressées au-dessus des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement.. AppuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas. en pierre bleue, continusUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. en travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales, l’axial du dernier niveau de plan cintré. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. remplacée.
En intérieur d’îlot, salle de spectacle à toiture cintrée en berceau, flanquée à l’arrière par un corps de bâtiment plus élevé, aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. et sous toit plat, abritant la scène. Entièrement rénovée, la salle conserve toutefois son balcon à allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. ponctuée de demi-cylindres, formant lanterne sur les côtés.
Sources
Archives
AVB/TP 32596 (1912-1916), 48471 (1930), 105784 (1931), 49226-49227 (1938), 74930 (1962), 82118 (1968), 91880 (1969), 105190 (1993).
Ouvrages
CIDEP asbl, Les Boulevards extérieurs, de la porte de Hal à la place Rogier, coll. Bruxelles, Ville d’Art et d’Histoire, 40, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, 2005, pp. 39-41.
HEREMANS, S., Du Luna-park au Kaaitheater (catalogue d’exposition), Kaaitheater vzw, 2004.
Périodiques
Almanach du Commerce et de l’Industrie, «Sainctelette (square)», 1932, 1933.
VAN DER ELST, W., «Het Luna-park voor, tijdens en na de Eerste Wereldoorlog», Laca Tijdingen, année 25, 2, avril-juin 2014, pp. 4-13.
Sites internet
www.kaaitheater.be.
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