Traduction en néerlandais

Période : XVIIe siècle

Le courant Baroque nait au début du XVIIe siècle en Italie où il est associé à la Contre-Réforme, un mouvement de l’Église catholique romaine visant à réaffirmer son autorité face au protestantisme. Le vocabulaire formel de l’architecture antique, redécouvert et réinterprété par la Renaissance, est employé d’une nouvelle manière, plus théâtrale et ostensible. C’est une architecture qui se distingue par l’alternance de surfaces concaves et convexes, l’usage de courbes dynamiques, la recherche de l’exubérance décorative, l’usage de formes plastiques ou complexes, des contrastes entre la masse et le vide, entre la lumière et l’obscurité.

À Bruxelles, le baroque est adopté dans l’architecture religieuse d’abord, puis dans l’architecture civile. Les lieux de culte se conforment aux prescriptions du Concile de Trente et s’érigent sur le modèle romain de l’église du Gésu (1568). Cette architecture reprend le plan en croix latine, un espace de culte unifié, une façade largement déployée et une décoration foisonnante, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur : décrochements, superposition des ordres, frontons à volutes, corniches en ressaut, niches accostées de volutes, larges entablements, pilastres et colonnes à chapiteaux inspirés des ordres antiques, torchères, putti.

Le baroque participe à la diversification des façades de la maison bruxelloise de la fin du XVIIe siècle, qui reste toutefois fidèle à la formule médiévale du pignon. Ce dernier intègre les consoles renversées ou à rampants chantournés et l’attique cintré. Les façades sont compartimentées par des bandes horizontales et verticales transposant dans la pierre les ossatures en bois des maisons anciennes. Le décor se complète d’une variété de motifs baroques (frontons, balustrades, volutes, coquilles, flambeaux, cartouches sculptés). La brique reste très largement utilisée, associée au grès blanc et à la pierre bleue, créant des jeux de reliefs et des effets chromatiques. La pierre reste réservée aux éléments décoratifs et aux parties structurelles (soubassements, montants harpés, linteaux clavés, encadrements de porte).

À la fin du XVIIe siècle, sous l’influence française, le décor se développe et intègre des éléments issus du baroque classicisant (ailerons cintrés et involutés, vases décoratifs, guirlandes, etc.).
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