Typologie(s)

immeuble à appartements

Intervenant(s)

Antoine TRAPPENIERSarchitecte1867

Statut juridique

Classé depuis le 12 janvier 1983

Styles

Néoclassicisme

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Inventaire du patrimoine social (La Fonderie - 2005)
  • Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Saint-Gilles (DMS-DML - 1997-2004)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Paysager
  • Scientifique
  • Social
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

1997-2004

id

Urban : 9400
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Description

Édifice monumental d'esprit néoclassique, édifié pour la Ville de Bruxelles en 1867, sur les plans des arch. Antoine Trappeniers et Henri Beyaert. Il est dédié à André-Napoléon Fontainas (1807-1863), bourgmestre de Bruxelles à l'origine d'importantes améliorations dans le domaine de l'instruction publique. Vaste bâtiment de plan en arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. de cercle, situé le long de l'av. de la Porte de Hal, entre la r. César Depaepe, d'une part, et les r. Émile Féron et d'Angleterre de l'autre. Il est bordé, à l'avant comme à l'arrière, de jardins.

La majestueuse façade dissimulait à l'origine trente-deux logements de deux pièces, répartis dans seize maisons, réservés aux instituteurs pensionnés des écoles de la Ville de Bruxelles. L'édifice s'inspire de l'architecture néoclassique anglaise et, plus particulièrement, du principe des crescents, des logements multiples réunis derrière une unique et grandiose façade-écran.

Dépendant du CPAS de Bruxelles à partir de 1965, la Cité est rachetée par la Ville en 1973 en vue d'y établir des appartements. Elle est transformée, de 1984 à 1986, par l'arch. R. Vandendaele. Les façades sont restaurées, tandis que l'intérieur est réaménagé en huit maisons totalisant quarante-six appartements, une modernisation qui entraîne notamment la suppression de cages d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier..

Cité Fontainas (photo 2004).

Le bâtiment développe, à rue, une élévation symétrique de deux niveaux en pierre blanche, longue de 31 travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. face à l'av. de la Porte de Hal. Elle est marquée par trois pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. formant avant-corps : l'un dans l'axe, alignant cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. ; les deux autres aux extrémités, présentant chacun quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. vers l'av. de la Porte de Hal et quatre donnant resp. sur les r. César de Paepe et d'Angleterre. R.d.ch. à bossages, un sur deux pour les pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon.. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. frappé d'une clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel..

Les pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. présentent un ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. dans l'axe, marqué à l'étage par des colonnes ou des piliersSupport vertical de plan carré. bagués engagés, soutenant un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. surmonté d'un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches.. Ils sont tous trois surlignés d'une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. d'attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., à désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. amortis d'une vasque. Les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. de l'étage sont devancées, ou munies en allègePartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre., d'une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire.. Elles sont coiffées d'une corniche, celles dans l'axe du pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. central d'un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches.. Ce dernier pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. porte l'inscription gravée « cité fontainas » en entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. Le tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. abrite un bas-relief exécuté par le sculpteur Van Oemberg, composé du portrait en profil de médaille du bourgmestre Fontainas, tenu par deux femmes ailées, figures allégoriques des Bienfaits de l'Enseignement : celle de g. présente à un enfant une corne d'abondanceCorne débordant de fleurs et de fruits, symbolisant l’abondance., celle de dr. accompagne un autre enfant dans la lecture. Toiture percée de huit lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement. et corniche courbe. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. remplacée. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. des façades latérales aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre., à faux châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en relief et fausses vitres peintes.

Cité Fontainas, faux <a href='/fr/glossary/201' class='info'>châssis<span>Partie en menuiserie d'une fenêtre.</span></a> de fenêtre en façade latérale (photo 1997).

La façade arrière enduite, est, elle, d'une extrême sobriété.

Le jardin devançant l'édifice, réaménagé vers 1987, est bordé d'une grille en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. rythmée à intervalles réguliers de colonnettes de fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.. La large entrée est flanquée d'imposants soclesMassif surélevant un support ou une statue. sculptés en pierre bleue, portant un vase à têtes de lion. Les jardins arrière étaient anc. aménagés en potager.

Classement 12.01.1983 (bâtiment et jardin).

Sources

Archives
Collection cartes postales Dexia Banque.

Ouvrages
Bruxelles. Monuments et Sites classés, Région de Bruxelles-Capitale, Service des Monuments et des Sites, Bruxelles, 1994, p. 245.
Ensembles urbains et architecturaux à Saint-Gilles, 1999, p. 14.
JURION-de WAHA, F., 1987, p. 255.
Meirsschaut, P., 1900, pp. 152-153.
Saint-Gilles. Ensembles urbanistiques et architecturaux remarquables, ERU asbl, Bruxelles, 1988, pp. 53-57.
Trappeniers, A., 1865.

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