Typologie(s)

atelier (artisanat)
bureau de chantier
manufacture

Intervenant(s)

INCONNU - ONBEKEND1860

J. SCHOCKAERTarchitecte1921

BOB 361 ARCHITECTSbureau d'architectes2006-2008

Styles

Beaux-Arts

Inventaire(s)

  • Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
  • Inventaire du patrimoine industriel (La Fonderie - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Anderlecht-Cureghem (Archistory - 2017-2019)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Scientifique
  • Social
  • Technique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2016, 2019

id

Urban : 36469
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Description

Anciens bureaux et ateliers d’orfèvres, établis dans des bâtiments antérieurs à 1860, transformés ou reconstruits au fil du temps, notamment dans les années 1920, par l’architecte J. Schockaert.

Historique

C’est vers 1874 qu’un certain A. Pauwels, graveur, s’installe sur le boulevard d’Anderlecht, dans l’îlot compris entre la chaussée de Mons et la rue Moretus, en passe d’être percée. À l’intérieur de cet îlot se trouvent, depuis les années 1840, deux impasses perpendiculaires au boulevard, l’impasse du Soleil et, juste au sud, celle de la Lune. La première est longée de maisons de part et d’autre, la seconde seulement sur son côté nord. À partir de 1880 environ, le même Pauwels est renseigné comme fondeur d’or et d’argent au no 31, une maison avec atelier arrière, dont l’entrée cochère donne accès à l’impasse du Soleil. En 1882, il fait ériger un nouvel atelier contigu au premier, à l’arrière de la moitié gauche du no 30 et, en 1888, il fait reconstruire deux corps arrière, sur la moitié droite du no 30 et au no 29. En 1887, un propriétaire voisin, un certain F. Degen, fait transformer en huit logements ouvriers un magasin de 36 mètres de long implanté avant le début des années 1860 à l’arrière des deux impasses. À partir de 1897 environ, sont renseignés au no 29-30-31 du boulevard le fondeur A. Pauwels et l’essayeur d’or et d’argent Ferd. Pauwels. En 1907, les Pauwels font construire un nouvel atelier (entrepreneur De Bremaecker), cette fois à l’arrière du no 28, réduisant la cour arrière de la maison.

En 1920, l’entreprise unifie les corps s’étendant à l’arrière des nos 28 à 31 par la construction d’un deuxième étage et fait démolir les trois maisons ouvrières du côté nord de l’impasse du Soleil – qui est supprimée à cette occasion –, au profit d’une nouvelle aile perpendiculaire au corps arrière. En 1921, l’architecte J. Schockaert dessine les plans d’un nouvel immeuble (no 29-31) résultant de la profonde transformation des anciennes maisons à front du boulevard (nos 29 à 31). Il abrite des bureaux au rez-de-chaussée et un vaste appartement par étage. L’impasse de la Lune sera à son tour supprimée avant 1935.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise s’est étendue à l’arrière du no 32-33, englobant le site de l’ancienne impasse de la Lune et le long corps qui s’étendait à l’arrière des deux impasses. Au début des années 1960, les Pauwels s’associent à Johnson et Matthey. En 1968, ils transforment la maison portant le no 28. Après 1980, le complexe est désaffecté et se délabre. En 2006-2008, il est complètement transformé à usage de bureaux et logements par le bureau d’architecture BOB 361 Architects, qui y installe son atelier.

Description

À front du boulevard, bâtiment de style Beaux-Arts conçu en 1921. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. symétrique de neuf travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et trois niveaux sous brisis et toit plat. Façade en simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche, rehaussée de pierre blanche. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. du rez-de-chaussée à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. ou en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale., à encadrement à retrait et imposante clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. géométrique. Portes aux travées extrêmes et centrale, la première cochère. Portes piétonnes vitrées en fer forgé ouvragé à volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc.. Porte cochère et fenêtres à grilles similaires. Monogramme «P.F.» (sans doute Pauwels Frères) en imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. des portes. Aux étages, travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. flanquées de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. colossaux à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. d’inspiration ionique. Fenêtres rectangulaires à encadrement mouluré et clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel.. Brisis bordé d’un muret d’attique à désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon., ponctué par trois lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de maçonnerie à ailerons et corniche chantournée. Deux œils-de-bœuf en zinc. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. remplacés.
Façade arrière en briques, percée de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. de béton.
À l’intérieur, à l’origine, rez-de-chaussée abritant le hall du public avec guichets dans l’axe, entouré de bureaux. Porte cochère menant à l’usine, celle de droite ouvrant sur l’escalier menant aux étages. À chacun d’eux, vaste hall à l’extrémité droite. Salle à manger et deux chambres à l’avant. Office, cuisine, salle de bain et boudoir à l’arrière.

Bâtiments arrière à façades en briques apparentes, aujourd’hui rehaussées de pans de béton brut de décoffrage.
Parallèle au bâtiment à rue, corps arrière de trois niveaux, le dernier ajouté en 1920, sous terrasse bordée d’un garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. à désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon..
Aile perpendiculaire de 1920 à l’origine de deux niveaux aux quatre premières travées, trois aux trois dernières, la dernière d’entrée et en décalage. Fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle..
Ancien magasin arrière converti en logement en 1887, de deux niveaux et douze travées à l’origine. Sa partie nord a été aménagée en loft à éclairage zénithal.

Sources

Archives
ACA/Urb. 2477 (23.03.1882), 3923 (04.02.1888), 3971 (28.04.1888), 11500 (08.10.1907), 16005 (01.10.1920), 17225 (23.03.1923), 41158 (15.10.1962), 43086 (13.06.1968), 50065A (17.10.2006).

Ouvrages
CULOT, M. [dir.], Anderlecht 1. Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980, fiche 53bis.

Périodiques
VAN AUDENHOVE, J., «Les habitations sociales à Anderlecht», Anderlechtensia, 52, juin 1989, pp. 24-25.
Almanachs du Commerce et de l’Industrie, «Anderlecht (boulevard d’)», 1873, 1875, 1878, 1880, 1897.
Almanach du Commerce et de l’Industrie, «Lune (imp. de la)», 1934.
Almanachs du Commerce et de l’Industrie, «Poincaré (boulevard)», 1960, 1965.
Almanach du Commerce et de l’Industrie, «Soleil (imp. du)», 1921.

Cartes / plans
HUVENNE, J., Carte topographique et hypsométrique de Bruxelles et ses environs, vers 1858.
POPP, P. C., Plan parcellaire de la commune de Anderlecht. Développement du village et des Hameaux de Cureghem, de Vee Weide et het Eiland, début des années 1860.
ROSSCHAERT, J., Projet d’un nouveau quartier à Cureghem avec bassin pour bains publics, 01.05.1877.
Bruxelles et ses environs, Institut cartographique militaire, 1881.

Sites internet
www.bob361.com.