Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
maison d’habitation
atelier (artisanat)
atelier (artisanat)
Intervenant(s)
Charles GRYSON – architecte – 1935
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Modernisme
Paquebot
Inventaire(s)
- Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Anderlecht-Cureghem (Archistory - 2017-2019)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Scientifique L’intérêt scientifique est souvent reconnu dans le cas des sites naturels et des arbres. Dans le contexte d’un bien immobilier, il peut s’agir de la présence d’un élément (de construction) (matériau particulier, matériau expérimental, processus de construction ou composant) ou du témoin d’un espace spatio-structurel (urbanistique) dont la préservation devrait être envisagée à des fins de recherche scientifique. Dans le cas des sites et vestiges archéologiques, l’intérêt scientifique est reconnu en fonction du caractère exceptionnel des vestiges en termes d’ancienneté (par exemple la villa romaine de Jette), des conditions de conservation exceptionnelles (par exemple le site de l’ancien village d’Auderghem) ou de l’unicité des éléments (par exemple une charpente entièrement conservée) et constitue donc, à cet égard, une contribution scientifique exceptionnelle et de premier plan à la connaissance de notre passé urbain et préurbain.
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016, 2019
id
Urban : 36306
Description
À l’angle de la rue de la Clinique, habitation et atelier modernistesLe modernisme désigne toute architecture qui témoigne d'une volonté d’innovation par un langage formel épuré. La forme la plus pure, souvent appelée style international, se caractérise par un plan rationnel, des formes géométriques simples, une ossature portante (souvent en béton) avec un toit plat, des cloisons légères et l’usage de matériaux modernes (matériaux industriels comme le béton armé, l’acier, le verre). Bien que peu de bâtiments atteignent la pureté du style international, beaucoup expriment une volonté claire de rationalisation. Les caractéristiques incluent des parements en briques régulières, des volumes sobres et une décoration fortement réduite. Le modernisme va influencer divers courants architecturaux à travers le monde.Modernisme de l’entre-deux-guerresPériode : ca. 1920 – 1940À Bruxelles, le modernisme de l’entre-deux-guerres se distingue parfois difficilement de l’Art Déco (voir style paquebot), surtout à l’époque où débute ce courant : bien que de nouvelles formes architecturales soient expérimentées, on reste encore attaché à l’utilisation ornementale des matériaux traditionnels. Le fil conducteur du modernisme consiste en la sobriété des formes, l’usage de fenêtres en bandeau ou en rectangle couché, et en l’absence de décoration. Les joints horizontaux accentués, les toits plats, les fenêtres à fleur de parement sont autant de caractéristiques de ce style. Modernisme d’après-guerrePériode : ca. 1940 – 1960Lemodernisme d’après-guerre (années 1940-1960) se reconnait au travers de plusieurs éléments caractéristiques : une ordonnance de la façade à l’esthétique sobre (lignes simples, sans ornements), de grandes baies vitrées accentuant la lumière naturelle et l’idée d’ouverture, le choix et la mise en œuvre des matériaux dont la brique apparente, les moellons en pierre naturelle, le métal. C’est une architecture qui intègre dans certains cas des détails subtils comme des jeux de relief dans la brique, des encadrements de baies en pierre et/ou traités en ressauts, des cordons en pierre soulignant les étages, quelque fois un bas-relief décoratif. Les baies sont très souvent traitées en bandeau, certaines étant munies d’un garde-corps ou d’une barre d’appui métallique (design sobre et fonctionnel, sans détails superflus, mettant en avant la praticité). Pour les habitations unifamiliales, la typologie du bel étage est souvent choisie : en effet durant cette période, l’accès à la voiture se démocratise.Modernisme ludique dit aussi style Expo 58Période : ca. 1950 – 1965Baptisé en référence à l’année de sa consécration à l’Exposition universelle de 1958 qui s’est tenue à Bruxelles, le modernisme ludique est une tendance éphémère du modernisme qui se développe vers la fin des années 1950 pour disparaître au début des années 1960. Reflet de l’optimisme ambiant de l’époque, il humanise le fonctionnalisme par l’introduction d’un nouveau répertoire formel qui se décline de la manière suivante : piliers en V, corniches et auvents en casquette, poignées de porte en boomerang, garde-corps en zigzag, motifs étoilés, glasal coloré, claire-voie décorative, ... Il fait la part belle aux lignes obliques, aux formes irrégulières, anguleuses ou sinueuses. Les structures qu’il met en œuvre sont légères (la structure portante est souvent mise en évidence), les couleurs sont souvent vives et contrastées. On privilégie les matériaux modernes comme le béton, le métal et de vastes surfaces vitrées. À Bruxelles, cette tendance connait un franc succès dans les quartiers périphériques urbanisés à la fin des années 1950.Modernisme tardif Période : ca. 1970-1980Durant les années 1970 et 1980, l’architecture résidentielle se nourrit des différentes tendances de l’époque. On retrouve alors dans ce modernisme tardif les principes de base du modernisme (rationalité, volumes simples, peu d’ornementation, organisation fonctionnelle de l’espace) mais également ceux du brutalisme (lisibilité des structures et mise en avant des matériaux bruts). Néanmoins ces principes sont adoucis par des concessions reflétant une volonté de concilier modernité et attentes des classes moyennes, soucieuses de confort et d’intégration dans le tissu urbain existant. Ces réalisations sont dominées par la brique apparente (brute), des jeux de pleins et vides (murs aveugles et surfaces vitrées), des jeux de retraits et ressauts et des volumes cubiques sobres. Certains éléments de contextualisation sont intégrés, comme des toitures inclinées en tuiles dans les quartiers résidentiels. Ces toitures peuvent également faire l’objet de jeux de retraits et ressauts et de pleins et vides. Dans les immeubles à appartements, les façades sont rythmées de larges balcons, à garde-corps métalliques et vitrés (verre fumé), et de modules préfabriqués.Le modernisme tardif bruxellois des années 1970–1980 peut ainsi être vu comme une phase de rationalisation et de diffusion du mouvement moderniste, appliqué à une large gamme de typologies résidentielles. Il témoigne d’une époque où l’architecture se voulait à la fois pratique, économique et moderne, tout en s’ancrant dans une matérialité locale et dans des formes adaptées aux usages domestiques. Peu spectaculaire, parfois jugé austère, ce patrimoine incarne néanmoins une étape essentielle dans l’évolution du paysage urbain bruxellois, marquant la transition entre le modernisme classique d’après-guerre et l’essor du postmodernisme des années 1980.
d’inspiration Paquebot1930 – 1940.
Le style Paquebot se développe à la fin de l'entre-deux-guerres comme un
courant architectural moderniste qui s'inspire de l'Art Déco et évolue
progressivement vers un langage formel plus fonctionnel et épuré. Ce style tire
son nom et son langage formel des paquebots transatlantiques, qui atteignent
leur apogée technologique et économique à la même période. Des compagnies
maritimes emblématiques telles que la Red Star Line à Anvers et des paquebots
prestigieux comme l'Île-de-France et le Normandie incarnent cette modernité et
cette idée de progrès.
Le style Paquebot se caractérise par une accentuation marquée de
l'horizontalité et des volumes arrondis. Les angles sont souvent finis par des
oriels courbes ou des balcons arrondis, ce qui renforce l'impression
d'aérodynamisme et de mouvement. Les façades sont généralement en brique avec
des joints accentués, souvent combinés à des éléments enduits pour souligner le
caractère linéaire. Les éléments caractéristiques sont : de larges rangées
de fenêtres continues ou des fenêtres en bandeau, des baies-hublots, des bandes
de béton et des corniches fortement en saillie, des toits plats, parfois avec
terrasses en toiture, des mâts de drapeau et des garde-corps tubulaires
métalliques, ainsi que des fenêtres ou des balcons d'angle arrondis.
Outre les similitudes formelles, l'idée de confort moderne joue également un
rôle : le chauffage central, les ascenseurs, les garages intégrés et les
agencements fonctionnels font partie de l'idéal résidentiel progressiste
incarné par ce style.
À Bruxelles, le style Paquebot s'impose principalement dans la première et la
deuxième couronnes, où l'urbanisation est intense pendant l'entre-deux-guerres.
Ce style est particulièrement populaire dans l'architecture résidentielle, tant
pour les maisons unifamiliales que pour les grands immeubles à appartements,
auxquels il confère une image moderne et cosmopolite.
Il existe également des bâtiments utilitaires réalisés dans ce style. Un
exemple bien connu est l'ancien Institut national de radiodiffusion (INR) situé
place Eugène Flagey à Ixelles, conçu par Joseph Diongre, qui, avec ses angles
arrondis et ses articulations horizontales, possède un rayonnement nautique
prononcé., architecte Charles Gryson, 1935.
Partageant une façade continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., habitation sur l’angle et atelier vers la rue Jorez, comptant d’un à trois niveaux sous toit plat. Façade en granitoMatériau composé de mortier et de pierres colorées concassées présentant, après polissage, l’aspect d’un granit. lavé, aujourd’hui peinte en blanc. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue. Encadrement des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en céramique (également peinte). Fenêtres du rez-de-chaussée aujourd’hui protégées par des grilles d’inspiration postmodernePériode : ca. 1975 – 2000. Le postmodernisme s’oppose à la sobriété moderniste et fonctionnaliste et réhabilite l’ornement comme vecteur de sens. Il cherche à donner à l’architecture fonctionnelle abstraite un visage et un caractère humains, une certaine familiarité, parfois grâce à une référence architecturale historique. Les éléments formels issus du passé (classicisme, Art Déco, Sécession viennoise etc.) sont réinterprétés de manière contemporaine, souvent avec une touche d’ironie ou d’humour (par exemple par l’exagération) : frontons, arcs, colonnes, pilastres, tourelles,… Pour l’architecture de prestige, les matériaux naturels comme la pierre et le marbre sont réintroduits et combinés au verre (miroir) et à l’acier inoxydable. Dans les cas de projets à moindre budget, les matériaux employés sont moins luxueux (blocs de béton, métal coloré). À Bruxelles, on retrouve le postmodernisme tant dans l’architecture d’entreprise (flagship), que dans des bâtiments publics (écoles, crèches, administration) ou des centres commerciaux, …. Portes piétonnes surmontées d’une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau.. HuisseriesMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. horizontaux, aujourd’hui remplacées excepté la porte de l’atelier et certains châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. arrière.
Habitation comptant une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. vers la rue de la Clinique, une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’angle sur plan cintré et deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. vers la rue Jorez. Façade de ce côté en léger ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., excepté aux étages de la seconde travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Porte piétonne à l’extrémité droite de l’angle, surmontée d’une hampe porte-drapeaux. Première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. rue Jorez percée aux deux premiers niveaux par une verrière éclairant la cage d’escalier. Porte de garage à la seconde. Second étage limité à ces deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., l’angle occupé par une terrasse-solarium, jadis à pergola vitrée, aujourd’hui à barre tubulaire. Une large porte-fenêtre à deux colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. ouvre sur la terrasse. Façade arrière de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., celle de droite à baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., celle de l’étage devancée d’un balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage..
À l’intérieur, cage d’escalier ouverte sur un vaste hall presque carré à chaque niveau. À l’origine, salle à manger vers la rue de la Clinique, salon sur l’angle, dont l’arrondi se prolonge en pan de mur cintré contre l’entrée. Cuisine à l’arrière du garage. Au premier étage, trois chambres côté rue, salle de bain et «chambre d’armoires» à l’arrière. Entre cette dernière et la chambre avant côté Jorez, escalier de service menant au second. À ce niveau, trois pièces et le vaste hall, largement ouvert sur la terrasse-solarium.

De plan rectangulaire, l’atelier se compose d’un corps peu profond de deux niveaux à front de rue et d’un second, de même hauteur mais de moindre largeur, à l’arrière. Au centre, espace de l’atelier divisé en trois parties sous toits de hauteur croissante: un seul niveau pour la partie gauche et deux pour la droite, le second niveau formant galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. ouverte sur la partie centrale, d’une hauteur sous plafond d’un niveau et demi. En façade à rue, porte flanquée de deux fenêtres; convertie en porte de garage, celle de droite a été rétablie. Longue fenêtre en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau. à l’étage. Atelier éclairé latéralement par des fenêtres en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau.. Toiture de sa partie basse percée d’un lanterneau à l’origine.
À l’intérieur, à l’origine, bureau à gauche, flanqué de l’entrée et d’un escalier. À l’étage, pièces réservées aux «papiers» à gauche, au «brochage» à droite; hall au centre, donnant sur le vide de l’atelier. Corps arrière dévolu aux «linotypes» au rez-de-chaussée, à usage de réserve à l’étage.
Un projet de réaffectation de l’ensemble en centre social et culturel est en cours. Vers la rue de la Clinique, la cour arrière, close d’un muret, doit accueillir contre le mitoyen un immeuble haut et étroit à angle courbe, abritant des studios sociaux (SVM Architect).
Partageant une façade continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées., habitation sur l’angle et atelier vers la rue Jorez, comptant d’un à trois niveaux sous toit plat. Façade en granitoMatériau composé de mortier et de pierres colorées concassées présentant, après polissage, l’aspect d’un granit. lavé, aujourd’hui peinte en blanc. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue. Encadrement des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en céramique (également peinte). Fenêtres du rez-de-chaussée aujourd’hui protégées par des grilles d’inspiration postmodernePériode : ca. 1975 – 2000. Le postmodernisme s’oppose à la sobriété moderniste et fonctionnaliste et réhabilite l’ornement comme vecteur de sens. Il cherche à donner à l’architecture fonctionnelle abstraite un visage et un caractère humains, une certaine familiarité, parfois grâce à une référence architecturale historique. Les éléments formels issus du passé (classicisme, Art Déco, Sécession viennoise etc.) sont réinterprétés de manière contemporaine, souvent avec une touche d’ironie ou d’humour (par exemple par l’exagération) : frontons, arcs, colonnes, pilastres, tourelles,… Pour l’architecture de prestige, les matériaux naturels comme la pierre et le marbre sont réintroduits et combinés au verre (miroir) et à l’acier inoxydable. Dans les cas de projets à moindre budget, les matériaux employés sont moins luxueux (blocs de béton, métal coloré). À Bruxelles, on retrouve le postmodernisme tant dans l’architecture d’entreprise (flagship), que dans des bâtiments publics (écoles, crèches, administration) ou des centres commerciaux, …. Portes piétonnes surmontées d’une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau.. HuisseriesMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. horizontaux, aujourd’hui remplacées excepté la porte de l’atelier et certains châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. arrière.
Habitation comptant une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. vers la rue de la Clinique, une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’angle sur plan cintré et deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. vers la rue Jorez. Façade de ce côté en léger ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., excepté aux étages de la seconde travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Porte piétonne à l’extrémité droite de l’angle, surmontée d’une hampe porte-drapeaux. Première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. rue Jorez percée aux deux premiers niveaux par une verrière éclairant la cage d’escalier. Porte de garage à la seconde. Second étage limité à ces deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., l’angle occupé par une terrasse-solarium, jadis à pergola vitrée, aujourd’hui à barre tubulaire. Une large porte-fenêtre à deux colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. ouvre sur la terrasse. Façade arrière de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., celle de droite à baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., celle de l’étage devancée d’un balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage..
À l’intérieur, cage d’escalier ouverte sur un vaste hall presque carré à chaque niveau. À l’origine, salle à manger vers la rue de la Clinique, salon sur l’angle, dont l’arrondi se prolonge en pan de mur cintré contre l’entrée. Cuisine à l’arrière du garage. Au premier étage, trois chambres côté rue, salle de bain et «chambre d’armoires» à l’arrière. Entre cette dernière et la chambre avant côté Jorez, escalier de service menant au second. À ce niveau, trois pièces et le vaste hall, largement ouvert sur la terrasse-solarium.

De plan rectangulaire, l’atelier se compose d’un corps peu profond de deux niveaux à front de rue et d’un second, de même hauteur mais de moindre largeur, à l’arrière. Au centre, espace de l’atelier divisé en trois parties sous toits de hauteur croissante: un seul niveau pour la partie gauche et deux pour la droite, le second niveau formant galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. ouverte sur la partie centrale, d’une hauteur sous plafond d’un niveau et demi. En façade à rue, porte flanquée de deux fenêtres; convertie en porte de garage, celle de droite a été rétablie. Longue fenêtre en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau. à l’étage. Atelier éclairé latéralement par des fenêtres en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau.. Toiture de sa partie basse percée d’un lanterneau à l’origine.
À l’intérieur, à l’origine, bureau à gauche, flanqué de l’entrée et d’un escalier. À l’étage, pièces réservées aux «papiers» à gauche, au «brochage» à droite; hall au centre, donnant sur le vide de l’atelier. Corps arrière dévolu aux «linotypes» au rez-de-chaussée, à usage de réserve à l’étage.
Un projet de réaffectation de l’ensemble en centre social et culturel est en cours. Vers la rue de la Clinique, la cour arrière, close d’un muret, doit accueillir contre le mitoyen un immeuble haut et étroit à angle courbe, abritant des studios sociaux (SVM Architect).
Sources
Archives
ACA/Urb.
27490 (08.10.1935).
Ouvrages
CULOT, M. [dir.], Anderlecht 1. Inventaire visuel de
l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980, fiche 37.
Arbres remarquables à proximité











