Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
maison bourgeoise
Intervenant(s)
INCONNU - ONBEKEND – 1728
Styles
Architecture traditionnelle
Inventaire(s)
- Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016
id
Urban : 30168
Description
Maison perpendiculaire
datée «1728», de trois niveaux et trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous bâtièreToit à deux versants.
ardoisée, à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. frontale.
Façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peinte dominée par une imposante lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres., en style Louis XIV et datée à la friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale.. AncresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. en I et socleMassif surélevant un support ou une statue. biseauté en pierre blanche partiellement conservé suggèrent un noyau plus ancien, probablement traditionnelPériode : XVIIe-XVIIIe siècles À Bruxelles, architecture traditionnelle désigne une manière de construire particulière durant la période couvrant le XVIIe siècle et la première moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une technique constructive associant des maçonneries en briques liées au mortier de chaux à la pierre naturelle (soubassement, croisée, corniche, etc.) sur une structure portante composée d’un assemblage de poutres maîtresses apparentes et de solives en bois solidarisant entre eux les pans de murs au moyen d’ancrages métalliques, visibles en façades (ancres droites ou en fleur de lys). Les planchers sont composés d’ais assez larges et les pièces distribuées par un escalier en bois en colimaçon à noyau central. La charpente de toiture est de type « comble à surcroît » (fermes numérotées). Sous l’immeuble, la cave en briques liaisonnées au mortier de chaux est couverte d’une grande voute en berceau surbaissé, disposée perpendiculairement par rapport à la rue. Cette technique utilisée pour construire les maisons d’habitation se rencontre pour l’essentiel dans le centre historique de Bruxelles. Étant donné la densité de l’habitat et l’exiguïté des parcelles, le type le plus répandu est la maison en long (diephuis) de plan rectangulaire composée de trois corps successifs : une maison avant reliée à l’annexe arrière (achterhuis) par une aile de liaison éclairée par une cour intérieure. Des maisons en large, à bâtière parallèle à la rue, se trouvent en dehors des zones de forte densité ou le long des artères de pénétration. En façade, la maison reste fidèle à la formule médiévale du pignon dont le prototype apparait à Bruxelles au XVe siècle. Il présente alors des rampants à gradins et, plus rarement, des versants continus. Le pignon intègre au cours du XVIIe siècle des formules décoratives empruntées aux variantes locales des styles Renaissance et baroque (courbes, volutes, consoles droites ou renversées). Le fronton ne sera couramment employé qu’à partir des années 1730-1740. et du XVIIe siècle. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d’étages de hauteur dégressive, entourées d’une bordure plate dont le prolongement vertical lie les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. et délimite les allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. et les compartiments de la friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. terminale; larmiersMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche. partout et, au-dessus de la baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. axiale du bel étage, frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire. Jadis au rez-de-chaussée, porte à gauche et baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. semblables, ensuite converties en devanture commerciale «classique» en bois en 1886. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. profilée, grande lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. axiale à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement. à voluteOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., ajourée d’une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à encadrement plat couronnée d’un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et d’un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire. Aux flancs latéraux de la toiture, une petite lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux.. À l’arrière, façade-pignon débordante.
Façade enduiteL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peinte dominée par une imposante lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres., en style Louis XIV et datée à la friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale.. AncresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. en I et socleMassif surélevant un support ou une statue. biseauté en pierre blanche partiellement conservé suggèrent un noyau plus ancien, probablement traditionnelPériode : XVIIe-XVIIIe siècles À Bruxelles, architecture traditionnelle désigne une manière de construire particulière durant la période couvrant le XVIIe siècle et la première moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une technique constructive associant des maçonneries en briques liées au mortier de chaux à la pierre naturelle (soubassement, croisée, corniche, etc.) sur une structure portante composée d’un assemblage de poutres maîtresses apparentes et de solives en bois solidarisant entre eux les pans de murs au moyen d’ancrages métalliques, visibles en façades (ancres droites ou en fleur de lys). Les planchers sont composés d’ais assez larges et les pièces distribuées par un escalier en bois en colimaçon à noyau central. La charpente de toiture est de type « comble à surcroît » (fermes numérotées). Sous l’immeuble, la cave en briques liaisonnées au mortier de chaux est couverte d’une grande voute en berceau surbaissé, disposée perpendiculairement par rapport à la rue. Cette technique utilisée pour construire les maisons d’habitation se rencontre pour l’essentiel dans le centre historique de Bruxelles. Étant donné la densité de l’habitat et l’exiguïté des parcelles, le type le plus répandu est la maison en long (diephuis) de plan rectangulaire composée de trois corps successifs : une maison avant reliée à l’annexe arrière (achterhuis) par une aile de liaison éclairée par une cour intérieure. Des maisons en large, à bâtière parallèle à la rue, se trouvent en dehors des zones de forte densité ou le long des artères de pénétration. En façade, la maison reste fidèle à la formule médiévale du pignon dont le prototype apparait à Bruxelles au XVe siècle. Il présente alors des rampants à gradins et, plus rarement, des versants continus. Le pignon intègre au cours du XVIIe siècle des formules décoratives empruntées aux variantes locales des styles Renaissance et baroque (courbes, volutes, consoles droites ou renversées). Le fronton ne sera couramment employé qu’à partir des années 1730-1740. et du XVIIe siècle. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d’étages de hauteur dégressive, entourées d’une bordure plate dont le prolongement vertical lie les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. et délimite les allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. et les compartiments de la friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. terminale; larmiersMouluration horizontale qui présente un canal creusé dans sa partie inférieure, servant à décrocher les gouttes d’eau afin d’éviter leur ruissellement sur la façade. Le larmier isolé possède un chanfrein comme moulure supérieure. Le larmier constitue l'un des éléments de la corniche. partout et, au-dessus de la baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. axiale du bel étage, frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire. Jadis au rez-de-chaussée, porte à gauche et baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. semblables, ensuite converties en devanture commerciale «classique» en bois en 1886. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. profilée, grande lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. axiale à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement. à voluteOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., ajourée d’une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à encadrement plat couronnée d’un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et d’un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire. Aux flancs latéraux de la toiture, une petite lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux.. À l’arrière, façade-pignon débordante.
Sources
Archives
AVB/TP 11870 (1886), 11894 (1849).
Arbres remarquables à proximité










































