Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
Auberge
Intervenant(s)
INCONNU - ONBEKEND – 1636
INCONNU - ONBEKEND – 1750-1800
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Architecture traditionaliste
Inventaire(s)
- Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Jette - noyau historique (DPC-DCE - 2020-2023)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2022-2023
id
Urban : 24828
Description
À l’angle de la rue de la Loyauté, auberge du XVIIIe siècle de style traditionnelPériode : XVIIe-XVIIIe
siècles
À Bruxelles, architecture traditionnelle désigne une manière de construire
particulière durant la période couvrant le XVIIe siècle et la
première moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une technique
constructive associant des maçonneries en briques liées au mortier de chaux à
la pierre naturelle (soubassement, croisée, corniche, etc.) sur une structure
portante composée d’un assemblage de poutres
maîtresses apparentes et de solives en bois solidarisant entre eux les pans de murs au
moyen d’ancrages métalliques, visibles en façades (ancres droites ou en fleur
de lys). Les planchers sont composés d’ais assez larges et les pièces
distribuées par un escalier en bois en colimaçon à noyau central. La charpente
de toiture est de type « comble à
surcroît » (fermes numérotées). Sous l’immeuble, la cave en briques liaisonnées au
mortier de chaux est couverte d’une grande voute
en berceau surbaissé, disposée perpendiculairement par rapport à la rue.
Cette technique utilisée pour construire les maisons d’habitation se rencontre
pour l’essentiel dans le centre historique de Bruxelles. Étant donné la densité
de l’habitat et l’exiguïté des parcelles, le type le plus répandu est la maison
en long (diephuis) de plan rectangulaire composée de trois corps successifs : une maison avant reliée à
l’annexe arrière (achterhuis) par une aile de liaison éclairée par une
cour intérieure. Des maisons en large, à bâtière parallèle à la rue, se
trouvent en dehors des zones de forte densité ou le long des artères de
pénétration.
En façade, la maison reste fidèle à la formule médiévale du pignon dont le
prototype apparait à Bruxelles au XVe siècle. Il présente alors des
rampants à gradins et, plus rarement, des versants continus. Le pignon intègre
au cours du XVIIe siècle des formules décoratives empruntées aux
variantes locales des styles Renaissance et baroque (courbes, volutes, consoles
droites ou renversées). Le fronton ne sera couramment employé qu’à partir des
années 1730-1740. . Sur la porte, clé comprenant la mention de l’année 1636.
Histoire
Le bâtiment était situé à un carrefour important entre la rue Léopold I et l’ancien chemin Voetweg van Panhuis naer Brussel, près des hameaux de Pannenhuis et d’Esseghem. Déjà représenté sur le plan de Vandermaelen de 1846-1854, il a probablement été construit en 1771 par Jacques van Ruyckveld et son épouse Jeanne de Bont. La clé mentionnant l’année 1636 pourrait avoir été récupérée d’un bâtiment plus ancien. Le nom de l’auberge fait référence à sa toiture qui, à l’époque de sa construction, était assez exceptionnelle pour l’environnement ruralPériode : XVIIIe -XIXe-début du XXe siècles L’architecture rurale désigne un mode de construction caractéristique regroupant essentiellement des fermes et des maisons rurales édifiées entre le XVIII? siècle et le début du XX? siècle. Jusqu’au milieu du XIX? siècle, ce type de bâti est largement répandu dans les faubourgs de Bruxelles, alors marqués par un paysage à dominante rurale. Les implantations se concentrent principalement autour des églises paroissiales, au sein de hameaux, ainsi que le long des axes de circulation principaux. Ce bâti, que l’on peut inscrire dans le courant de l’architecture vernaculaire, présente des caractéristiques architecturales et matérielles spécifiques, témoignant des ressources locales et des savoir-faire traditionnels. Les fermes correspondent généralement à des exploitations agricoles de dimension modeste. Elles se composent d’un logis rectangulaire, bas et sans étage, implanté parallèlement ou perpendiculairement à la voirie. L’espace entre la voirie et la ferme fait office de cour. Jusqu’à la fin du XIX? siècle, l’étable est directement reliée à l’habitation, constituant un ensemble unitaire. Des dépendances (grange, remise, atelier, fenil) peuvent compléter cet ensemble selon les ressources du propriétaire. La ferme en carré est une variante de cette typologie, organisée en quadrilatère fermé ou en U autour d’une cour centrale. Celle-ci accueille une fosse à fumier, un puits, un abreuvoir ou un colombier. Parfois, l’aile à front de rue est marquée de manière monumentale par un porche. La technique constructive privilégie l’emploi de matériaux locaux : brique, mortier de chaux, enduit et pierre (principalement réservée aux soubassements et encadrements de baies). Les toitures, reposant sur une charpente en bois, sont couvertes de chaume, de tuiles ou parfois d’ardoises. Les ouvertures, si elles n’ont pas été rectifiées ultérieurement, sont rarement alignées et souvent de tailles différentes. Certaines conservent leur linteau en bois d’origine. On note également la présence d’ancres en fer à cheval, en I ou en X dans les pignons et/ou en façade. Les maisons rurales (souvent liées au maraîchage) reprennent une typologie facilement identifiable : un volume simple et compact en briques, une façade enduite ou peinte, une organisation en travées sur un niveau avec attique, ainsi qu’une porte cochère donnant accès à une remise arrière. d’alors.
Le Pannenhuys, composé d’une maison en pierre ,d’une grange et d’écuries, comprenait, outre l’auberge, des champs de céréales et une brasserie. À la fin du XVIIIe siècle, la célèbre famille jettoise Moonens rachète les bâtiments et continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. d’exploiter l’auberge. Cette famille était également propriétaire d’autres auberges à Jette, dont De Wilg ,le Miroir et le Heideken. À partir du milieu du XIXe siècle, l’auberge est vendue à plusieurs propriétaires successifs. L’auberge servait également de lieu de rassemblement pour les ventes publiques, les foires et diverses associations. Léopold Ier s’y serait également arrêté le 21 07.1831 lors de sa joyeuse entrée à Bruxelles. La légende raconte que le gobelet dans lequel le roi a bu est toujours conservé au Pannenhuis.
En 1830, l’auberge (aujourd’hui disparue) À la nouvelle Pannenhuis a ouvert ses portes de l’autre côté du carrefour. Il s’agissait d’un bâtiment néoclassiqueDe 1775 aux années 1840. Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure, en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années 1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne structure portante intérieure étant conservée. Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo. Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France », contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe siècle. La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement d'inspiration classique. Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons, guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte. À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange, 1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le réaménagement des environs des anciennes portes de la ville. Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son langage formel sobre. Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe siècles, puisant ses origines dans la Renaissance. pourvu d’un grand jardin et d’une terrasse à l’arrière.
Lorsque la rue Léopold I a été redressée et pavée dans les années 1880, l’aile transversale plus basse de l’ancienne auberge a pu rejoindre le nouveau tracé. Durant l’entre-deux-guerres, cette section a été réduite de trois à une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. pour permettre l’élargissement de la rue. Le volume principal a également été modifié: la travée biaiseTravée d’angle, située de biais, généralement à quarante-cinq degrés, par rapport au reste de l’élévation. a été coupée peu après l’ouverture de la rue de la Loyauté en 1928. Les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. se trouvant aujourd’hui sur la façade latérale ont été ajoutées en 1938. Plusieurs dépendances ont été ajoutées ultérieurement.
Description
Volume principal de deux niveaux et de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. le long de la rue Léopold I, un angle biseauté et une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. le long de la rue de la Loyauté, le tout sous bâtièreToit à deux versants.. Bâtiment transversal plus bas, d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous appentisToit à un seul versant.. Façade en briques (actuellement peinte en blanc). BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. surbaisséesUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. pourvues de volets.
Intérieur. La structure des poutres et l’escalier du volume principal sont encore en partie d’origine. Cave voûtée.
Histoire
Le bâtiment était situé à un carrefour important entre la rue Léopold I et l’ancien chemin Voetweg van Panhuis naer Brussel, près des hameaux de Pannenhuis et d’Esseghem. Déjà représenté sur le plan de Vandermaelen de 1846-1854, il a probablement été construit en 1771 par Jacques van Ruyckveld et son épouse Jeanne de Bont. La clé mentionnant l’année 1636 pourrait avoir été récupérée d’un bâtiment plus ancien. Le nom de l’auberge fait référence à sa toiture qui, à l’époque de sa construction, était assez exceptionnelle pour l’environnement ruralPériode : XVIIIe -XIXe-début du XXe siècles L’architecture rurale désigne un mode de construction caractéristique regroupant essentiellement des fermes et des maisons rurales édifiées entre le XVIII? siècle et le début du XX? siècle. Jusqu’au milieu du XIX? siècle, ce type de bâti est largement répandu dans les faubourgs de Bruxelles, alors marqués par un paysage à dominante rurale. Les implantations se concentrent principalement autour des églises paroissiales, au sein de hameaux, ainsi que le long des axes de circulation principaux. Ce bâti, que l’on peut inscrire dans le courant de l’architecture vernaculaire, présente des caractéristiques architecturales et matérielles spécifiques, témoignant des ressources locales et des savoir-faire traditionnels. Les fermes correspondent généralement à des exploitations agricoles de dimension modeste. Elles se composent d’un logis rectangulaire, bas et sans étage, implanté parallèlement ou perpendiculairement à la voirie. L’espace entre la voirie et la ferme fait office de cour. Jusqu’à la fin du XIX? siècle, l’étable est directement reliée à l’habitation, constituant un ensemble unitaire. Des dépendances (grange, remise, atelier, fenil) peuvent compléter cet ensemble selon les ressources du propriétaire. La ferme en carré est une variante de cette typologie, organisée en quadrilatère fermé ou en U autour d’une cour centrale. Celle-ci accueille une fosse à fumier, un puits, un abreuvoir ou un colombier. Parfois, l’aile à front de rue est marquée de manière monumentale par un porche. La technique constructive privilégie l’emploi de matériaux locaux : brique, mortier de chaux, enduit et pierre (principalement réservée aux soubassements et encadrements de baies). Les toitures, reposant sur une charpente en bois, sont couvertes de chaume, de tuiles ou parfois d’ardoises. Les ouvertures, si elles n’ont pas été rectifiées ultérieurement, sont rarement alignées et souvent de tailles différentes. Certaines conservent leur linteau en bois d’origine. On note également la présence d’ancres en fer à cheval, en I ou en X dans les pignons et/ou en façade. Les maisons rurales (souvent liées au maraîchage) reprennent une typologie facilement identifiable : un volume simple et compact en briques, une façade enduite ou peinte, une organisation en travées sur un niveau avec attique, ainsi qu’une porte cochère donnant accès à une remise arrière. d’alors.
Le Pannenhuys, composé d’une maison en pierre ,d’une grange et d’écuries, comprenait, outre l’auberge, des champs de céréales et une brasserie. À la fin du XVIIIe siècle, la célèbre famille jettoise Moonens rachète les bâtiments et continueUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. d’exploiter l’auberge. Cette famille était également propriétaire d’autres auberges à Jette, dont De Wilg ,le Miroir et le Heideken. À partir du milieu du XIXe siècle, l’auberge est vendue à plusieurs propriétaires successifs. L’auberge servait également de lieu de rassemblement pour les ventes publiques, les foires et diverses associations. Léopold Ier s’y serait également arrêté le 21 07.1831 lors de sa joyeuse entrée à Bruxelles. La légende raconte que le gobelet dans lequel le roi a bu est toujours conservé au Pannenhuis.
En 1830, l’auberge (aujourd’hui disparue) À la nouvelle Pannenhuis a ouvert ses portes de l’autre côté du carrefour. Il s’agissait d’un bâtiment néoclassiqueDe 1775 aux années 1840. Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure, en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années 1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne structure portante intérieure étant conservée. Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo. Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France », contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe siècle. La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement d'inspiration classique. Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons, guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte. À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange, 1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le réaménagement des environs des anciennes portes de la ville. Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son langage formel sobre. Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe siècles, puisant ses origines dans la Renaissance. pourvu d’un grand jardin et d’une terrasse à l’arrière.
Lorsque la rue Léopold I a été redressée et pavée dans les années 1880, l’aile transversale plus basse de l’ancienne auberge a pu rejoindre le nouveau tracé. Durant l’entre-deux-guerres, cette section a été réduite de trois à une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. pour permettre l’élargissement de la rue. Le volume principal a également été modifié: la travée biaiseTravée d’angle, située de biais, généralement à quarante-cinq degrés, par rapport au reste de l’élévation. a été coupée peu après l’ouverture de la rue de la Loyauté en 1928. Les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. se trouvant aujourd’hui sur la façade latérale ont été ajoutées en 1938. Plusieurs dépendances ont été ajoutées ultérieurement.
Description
Volume principal de deux niveaux et de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. le long de la rue Léopold I, un angle biseauté et une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. le long de la rue de la Loyauté, le tout sous bâtièreToit à deux versants.. Bâtiment transversal plus bas, d’une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous appentisToit à un seul versant.. Façade en briques (actuellement peinte en blanc). BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. surbaisséesUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. pourvues de volets.
Intérieur. La structure des poutres et l’escalier du volume principal sont encore en partie d’origine. Cave voûtée.
Sources
Ouvrages
ABEELS, G., Dossier KCML. Jette – 2.27, 1998.
BLANQUART, P., Atlas van de archeologische ondergrond van het Gewest Brussel, 5. Jette, Bruxelles, 1994: p.81.
PAULUS, G., Jette, Guides des communes de la Région Bruxelloise, CFC-éditions, Bruxelles, 2000: p. 70.
Périodiques
VAN DEN HAUTE, R., ‘Le Pannenhuis’, Graafschap Jette, 14, 1-2, 3-4, 1984: pp. 3-10.
VAN DEN HAUTE, R., ‘Le Pannenhuis’, Graafschap Jette, 14, 1-2, 3-4, 1984: pp. 3-10.
Arbres remarquables à proximité


















