Typologie(s)

villa à trois façades

Intervenant(s)

Gustave LEEMANSarchitecte1928

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Art Déco
Architecture pittoresque

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2012-2013

id

Urban : 21924
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Description

Villa à trois façades, d'inspirations Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). et cottagePériode : vers 1850-1930. Née en Angleterre dans le contexte du mouvement romantique, l’architecture pittoresque s’inspire souvent de différents styles historiques qu’elle combine librement. L’architecture pittoresque désigne une manière de concevoir les bâtiments qui cherche avant tout à créer une impression visuelle variée, surprenante et évocatrice. Plutôt que de suivre des règles strictes de symétrie ou de composition, ce style privilégie la liberté, le jeu des formes et la diversité des matériaux pour offrir un aspect vivant, presque narratif. En Belgique, cette tendance apparaît avec le XXe siècle dans le prolongement de l’Art nouveau, sous diverses influences vernaculaires, pour la plupart anglo-normandes ou alpines. C’est un style que l’on retrouve dans les parcs, villes balnéaires, villes d’eau et en périphérie des grandes villes (les villas de villégiature). Le bâtiment et son jardin (ou parc parfois) sont conçus comme un ensemble formant un tableau, une mise en scène qui doit surprendre le spectateur. Le terme « style cottage » est également parfois employé, notamment en milieu rural, pour désigner des architectures mettant l’accent sur l’usage de matériaux et de techniques traditionnels, à l’image des cottages des villages anglais. En région bruxelloise, la tendance pittoresque s’exprime dans des villas souvent conçues à l’imitation de petits manoirs campagnards, typiques d’ailleurs de nombre de banlieues aisées et de lotissements en Belgique, ainsi que comme source d’inspiration dans des maisons bourgeoises de style éclectique ou éclectique tardif, souvent dans des quartiers ayant une certaine valeur paysagère (parc, square, étang, ou simplement voirie jalonnée d’arbres ou de zones de non-bâtisse aménagées en jardinets). Ses éléments caractéristiques sont l’asymétrie et la variété de formes (tourelle, lucarne, avant-corps, bow-window, pignon(s), imposantes toitures à plusieurs pans et/ou à croupe ou croupettes, etc.), variété des matériaux (variété de couleurs et textures), décor abondant (ferronnerie, menuiserie, vitraux, moellons, garde-corps en bois, (faux) colombages, corniche à lambrequin, etc.), relation forte avec le paysage, le jardin(et) ou la rue (notamment avec des espaces de transition intérieur-extérieur : avant-corps, auvent, porche, véranda), liberté de composition tant dans la façade que dans le plan., conçue par l'architecte Gustave Leemans en 1928 pour Émile Frisque, fabricant de briques.

Elle débute une enfilade particulièrement homogène d'immeubles de même époque, s'achevant au no10.

Élévation de deux niveaux sous toiture à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., en briques orangées, pierre blanche et simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice. vert. Façade vers l'avenue de deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., celle de gauche en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. à contreforts d'angle. Elle est marquée par un avant-corps de plan cintré, percé d'une fenêtre à trois meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et servant d'assiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. à une terrasse à parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps.. Celle-ci devance une porte-fenêtre flanquée de fenêtres d'angle, l'ensemble scandé de colonnettesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne.. Entrée de garage en travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de droite. LucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC..
En façade latérale, avant-corps sous pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à faux colombages et toiture débordante; au rez-de-chaussée, deux arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. à colonnettesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne., abritant une fenêtre à gauche, ajourant un porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. d'entrée à droite. GaineEspace dans lequel se déplacent la cabine et/ou le contrepoids, délimité par les parois, le plafond et le fond de la cuvette. La gaine peut être fermée ou partiellement ouverte.  de cheminée latérale.
Menuiserie conservée: cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. largement débordante sur multiples consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. plates, châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. chantournéeUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. et imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. et verre coloré. Propriété clôturée par une haie.

Sources

Archives
ACS/Urb. 81-6.