Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
église/cathédrale/basilique
orgue
orgue
Intervenant(s)
Julien DE RIDDER – architecte – 1934-1936
INCONNU - ONBEKEND – 1755
Guido SCHUMACHER – facteur d'orgues – 1985
Styles
Architecture traditionaliste
Architecture rurale
Inventaire(s)
- Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Inventaire des orgues en Région de Bruxelles-Capitale (DMS-DML - 2000)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Woluwe-Saint-Pierre (DMS-DML - 2002-2009, 2014)
- Les charpentes dans les églises de la Région de Bruxelles-Capitale 1830-1940 (Urban - 2019)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Paysager Un paysage est un espace, tel que perçu par l’homme, dont le caractère est le résultat de l’action et de l’interaction de facteurs naturels et/ou humains. Il s’agit d’une notion d’échelle qui est composée de divers éléments (patrimoniaux), dont chacun peut avoir ou non une valeur intrinsèque, mais qui se combinent pour créer un ensemble plus vaste de valeur ajoutée et sont perçus comme tels à une certaine distance. Les vastes panoramas urbains constituent le paysage par excellence, comme la vue sur la ville basse de Bruxelles depuis la place Royale, mais de tels sites composés de différents éléments peuvent également exister à plus petite échelle.
- Scientifique L’intérêt scientifique est souvent reconnu dans le cas des sites naturels et des arbres. Dans le contexte d’un bien immobilier, il peut s’agir de la présence d’un élément (de construction) (matériau particulier, matériau expérimental, processus de construction ou composant) ou du témoin d’un espace spatio-structurel (urbanistique) dont la préservation devrait être envisagée à des fins de recherche scientifique. Dans le cas des sites et vestiges archéologiques, l’intérêt scientifique est reconnu en fonction du caractère exceptionnel des vestiges en termes d’ancienneté (par exemple la villa romaine de Jette), des conditions de conservation exceptionnelles (par exemple le site de l’ancien village d’Auderghem) ou de l’unicité des éléments (par exemple une charpente entièrement conservée) et constitue donc, à cet égard, une contribution scientifique exceptionnelle et de premier plan à la connaissance de notre passé urbain et préurbain.
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2003
id
Urban : 17378
Description
Située à l'angle d'un îlot, sur un terrain bordé par le parvis et la rue Félix Poels, vaste église de style néo-traditionnel construite en 1936, dessinée par l'architecte Julien de Ridder en 1934, intégrant des éléments de l'ancienne église ruralePériode : XVIIIe
-XIXe-début du XXe siècles
L’architecture rurale désigne un mode de construction caractéristique
regroupant essentiellement des fermes et des maisons rurales édifiées entre le
XVIII? siècle et le début du XX? siècle. Jusqu’au milieu du XIX? siècle, ce
type de bâti est largement répandu dans les faubourgs de Bruxelles, alors
marqués par un paysage à dominante rurale. Les implantations se concentrent
principalement autour des églises paroissiales, au sein de hameaux, ainsi que
le long des axes de circulation principaux.
Ce bâti, que l’on peut inscrire dans le courant de l’architecture vernaculaire,
présente des caractéristiques architecturales et matérielles spécifiques,
témoignant des ressources locales et des savoir-faire traditionnels.
Les fermes correspondent généralement à des exploitations agricoles de
dimension modeste. Elles se composent d’un logis rectangulaire, bas et sans
étage, implanté parallèlement ou perpendiculairement à la voirie. L’espace
entre la voirie et la ferme fait office de cour. Jusqu’à la fin du XIX? siècle,
l’étable est directement reliée à l’habitation, constituant un ensemble
unitaire. Des dépendances (grange, remise, atelier, fenil) peuvent compléter
cet ensemble selon les ressources du propriétaire.
La ferme en carré est une variante de cette typologie, organisée en
quadrilatère fermé ou en U autour d’une cour centrale. Celle-ci accueille une
fosse à fumier, un puits, un abreuvoir ou un colombier. Parfois, l’aile à front
de rue est marquée de manière monumentale par un porche.
La technique constructive privilégie l’emploi de matériaux locaux :
brique, mortier de chaux, enduit et pierre (principalement réservée aux
soubassements et encadrements de baies). Les toitures, reposant sur une
charpente en bois, sont couvertes de chaume, de tuiles ou parfois d’ardoises.
Les ouvertures, si elles n’ont pas été rectifiées ultérieurement, sont rarement
alignées et souvent de tailles différentes. Certaines conservent leur linteau
en bois d’origine. On note également la présence d’ancres en fer à cheval, en I
ou en X dans les pignons et/ou en façade.
Les maisons rurales (souvent liées au maraîchage) reprennent
une typologie facilement identifiable : un volume simple et compact en
briques, une façade enduite ou peinte, une organisation en travées sur un
niveau avec attique, ainsi qu’une porte cochère donnant accès à une remise
arrière. de la fin du XVIIIe siècle.
Historique
Les origines de l'église Saint-Pierre remontent au Moyen Âge. Une 1re église, bâtie sur le site de l'actuelle, est mentionnée pour la 1re fois en 1173, année où l'évêque de Cambrai en fait donation, ainsi que ses dépendances, à l'abbaye de Forest. Le modeste édifice de style romanXIe siècle - XIIIe siècle. L'architecture romane est apparue pendant une période de relative stabilité politique après les invasions et les troubles du début du Moyen Âge. Elle s'est développée simultanément en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, puis s'est répandue dans toute l'Europe. Ce style s'est inspiré de l'architecture carolingienne et ottomane, qui s'est elle-même inspirée des exemples romains et byzantins. Le style roman peut être considéré comme le premier grand style artistique de l'Europe médiévale. Son essor et sa diffusion sont le résultat d'intenses échanges culturels et de la dynamique religieuse, notamment liée à la vie monastique et aux chemins de pèlerinage. Aussi, on le retrouve principalement dans l'architecture religieuse, comme les cathédrales, les églises et les monastères. Les lieux de culte romans se caractérisent par des murs massifs en pierre avec de petites baies à arc en plein cintre et de riches peintures murales. L’arc en plein cintre est fréquemment utilisé : dans les portails, les frises, les niches et les pilastres. La couverture est généralement constituée d'un plafond plat en bois, et plus rarement de voûtes en berceau, d’arêtes ou d’une coupole en pierre. Le plan est généralement en forme de croix latine avec des nefs latérales, et sous le chœur se trouve souvent une crypte, destinée à servir de lieu de sépulture ou de conservation des reliques. À Bruxelles, pratiquement aucune église romane n'a été conservée dans son état d'origine. La plupart des lieux de culte ont été agrandis, modernisés ou restaurés au fil des siècles, de sorte qu'aujourd'hui, seules des parties fragmentaires de cette première phase historique de l'histoire de la construction sont visibles. est représenté, au milieu de son cimetière, sur une carte figurative des biens de l'hôpital Saint-Jean, dressée en 1712 (Archives du CPAS de Bruxelles, cartes et plans no 341). En 1755, vu la vétusté de l'édifice, l'abbesse de Forest décide de la remplacer par une nouvelle église, qui sera construite sur les fondations de la 1re. Cette date se lit encore aujourd'hui sur le mauclair de la porte d'entrée de la tour ainsi que sur une pierre surmontant le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. du chœur. La nouvelle église est consacrée en 1778.
Jusqu'en 1935, l'édifice conservait son charme pittoresquePériode : vers 1850-1930. Née en Angleterre dans le contexte du mouvement romantique, l’architecture pittoresque s’inspire souvent de différents styles historiques qu’elle combine librement. L’architecture pittoresque désigne une manière de concevoir les bâtiments qui cherche avant tout à créer une impression visuelle variée, surprenante et évocatrice. Plutôt que de suivre des règles strictes de symétrie ou de composition, ce style privilégie la liberté, le jeu des formes et la diversité des matériaux pour offrir un aspect vivant, presque narratif. En Belgique, cette tendance apparaît avec le XXe siècle dans le prolongement de l’Art nouveau, sous diverses influences vernaculaires, pour la plupart anglo-normandes ou alpines. C’est un style que l’on retrouve dans les parcs, villes balnéaires, villes d’eau et en périphérie des grandes villes (les villas de villégiature). Le bâtiment et son jardin (ou parc parfois) sont conçus comme un ensemble formant un tableau, une mise en scène qui doit surprendre le spectateur. Le terme « style cottage » est également parfois employé, notamment en milieu rural, pour désigner des architectures mettant l’accent sur l’usage de matériaux et de techniques traditionnels, à l’image des cottages des villages anglais. En région bruxelloise, la tendance pittoresque s’exprime dans des villas souvent conçues à l’imitation de petits manoirs campagnards, typiques d’ailleurs de nombre de banlieues aisées et de lotissements en Belgique, ainsi que comme source d’inspiration dans des maisons bourgeoises de style éclectique ou éclectique tardif, souvent dans des quartiers ayant une certaine valeur paysagère (parc, square, étang, ou simplement voirie jalonnée d’arbres ou de zones de non-bâtisse aménagées en jardinets). Ses éléments caractéristiques sont l’asymétrie et la variété de formes (tourelle, lucarne, avant-corps, bow-window, pignon(s), imposantes toitures à plusieurs pans et/ou à croupe ou croupettes, etc.), variété des matériaux (variété de couleurs et textures), décor abondant (ferronnerie, menuiserie, vitraux, moellons, garde-corps en bois, (faux) colombages, corniche à lambrequin, etc.), relation forte avec le paysage, le jardin(et) ou la rue (notamment avec des espaces de transition intérieur-extérieur : avant-corps, auvent, porche, véranda), liberté de composition tant dans la façade que dans le plan. de petite église de village. Son architecture de briques rouges était sobrement rehaussée de pierre blanche récupérée de l'ancienne église médiévaleLe style néogothique à Bruxelles constitue un chapitre essentiel de l'histoire de l'éclectisme belge et du renouveau catholique après 1830. Ce style reprend et réinterprète les formes, les principes de construction et la symbolique du gothique médiéval, acquérant à Bruxelles une dimension à la fois religieuse, idéologique et nationale. Le néogothique est apparu en Belgique dans le contexte du nationalisme romantique et de la restauration de l'architecture religieuse, inspiré par des exemples anglais (Pugin, Ruskin) et français (Viollet-le-Duc). À Bruxelles, ce style a trouvé un terrain fertile grâce à la collaboration entre l'Église catholique, les administrations publiques et des architectes influents qui considéraient le gothique comme le véritable style architectural chrétien de l'Europe médiévale. Entre 1830 et 1914, le néogothique bruxellois est passé d'un style de restauration à un courant créatif à part entière, appliqué aux églises, aux écoles, aux monastères et même aux bâtiments civils. Le néogothique bruxellois reprend les principes structurels et esthétiques du gothique original, mais les traduit avec les moyens et les matériaux du XIXe siècle. Ses caractéristiques sont le verticalisme avec une forte dynamique ascendante, les arcs brisés, voûtes sur croisée d'ogives et pinacles, l'utilisation de la pierre naturelle et de la brique, parfois combinées en des motifs polychromes, les remplages richement travaillés, l'application de programmes iconographiques (sculptures, vitraux) à caractère religieux ou symbolique, l'accent étant mis sur les détails artisanaux et le caractère expressif de la construction. Par ailleurs, de nombreux intérieurs, autels, vitraux et meubles de style néogothique ont été conçus par des artistes et des ateliers tels que celui de Jean-Baptiste Bethune, qui a contribué à la diffusion de ce style depuis la Flandre vers Bruxelles. Le néogothique à Bruxelles comprend différentes variantes : une phase initiale d'inspiration romantique, une orientation scientifique et constructive sous l'influence de Viollet-le-Duc (par exemple la Maison du Roi, l'église Notre-Dame du Sablon), parallèlement à un style créatif (par exemple l'église Saint-Boniface), et une phase éclectique tardive dans laquelle les motifs gothiques sont combinés avec des éléments néo-romans ou néo-Renaissance (par exemple le couvent des Rédemptoristes et l'église Sainte-Madeleine, à Jette). À Bruxelles, le style néogothique ne représente pas seulement un renouveau historique, mais aussi un programme culturel qui a contribué à façonner l'identité de la capitale. Il a influencé la morphologie urbaine, le langage visuel de l'architecture religieuse et même les arts décoratifs (vitraux, mobilier, ferronnerie)., formant soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. et harpesLes harpes sont une superposition d’éléments dont la tête est alternativement courte et longue. d'angle. Son plan, d'une grande simplicité, se composait d'un vaisseau d'une seule nef à deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. (G), prolongé au sud-ouest par un chœur polygonal (B) et, au nord-ouest, par une tour carrée (J). Un presbytère flanquait le chœur (A). Les murs extérieurs de la nef, démolie en 1936, étaient chacun renforcés par quatre contreforts de pierre et percés de deux fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. Le sol était couvert de dalles de pierre bleue. Le chœur était surélevé par deux marches. Deux autels latéraux de bois peint, aujourd'hui disparus, étaient assortis au maître-autel qui subsiste dans le chœur. Des confessionnaux s'adossaient aux murs de la nef. Un large buffet d'orgue occupait le 1er étage de la tour.

Le 05.06.1929, considérant l'ancienne église vétuste et trop exiguë – elle pouvait en effet à peine accueillir 300 personnes pour une population de 4.213 âmes – le Conseil communal décide de son agrandissement. Une 1re série de plans fut dressée en 1930, par l'architecte Julien de Ridder de Woluwe-Saint-Lambert. Entre 1931 et 1933 sont menées les expropriations des maisons voisines appelées à disparaître en raison de l'agrandissement de l'édifice. Par ailleurs, l'extrémité des jardins des maisons voisines, situées rue Sombre, est acquise par la commune.
Le parti pris pour la nouvelle construction consiste à conserver le chœur et la tour de l'ancienne église et à reconstruire une vaste nouvelle nef (H) prenant son départ à l'emplacement de l'ancienne (G), vouée à la démolition, ainsi qu'un nouveau chœur (I) et une nouvelle tour (A), plus haute que l'ancienne. L'axe de la nouvelle église est tracé perpendiculairement à l'ancienne, de sorte que la longueur de la nef ancienne définit la largeur de la nouvelle. Le niveau du sol est rabaissé d'une cinquantaine de centimètres par rapport à celui de l'ancien édifice.
L'architecture de l'église s'inspire de celle de l'ancienne, dans la volonté de créer une unité de matériaux et de formes avec les éléments conservés. Mélange de conservatisme et de modernité, elle reste en grande partie fidèle à la tradition, sans pour autant tourner le dos à l'architecture moderne. Le gabarit et les proportions contrastent toutefois, par leur caractère monumental, avec la modestie de l'ancien bâtiment.

Le cahier des charges et les plans définitifs sont signés par l'architecte Julien de Ridder en février 1934. Les soumissions ouvertes le 06.04.1934 et les travaux adjugés à l'entrepreneur Feyarts. En mai 1934, les travaux de terrassement sont entamés. L'ancien cimetière paroissial est rasé, les ossements et certains caveaux transportés vers le nouveau cimetière, à Stockel. Monseigneur Vancauwenbergh pose la première pierre de l'édifice le 20.09.1935. L'arrêté royal du 30 du même mois approuve la construction. À partir de cette date, les travaux vont bon train. Les fondations de la nouvelle nef et du chœur sont terminées en octobre 1935 et leurs murs s'élèvent peu à peu. Le coffrage du plafond en béton de la nef et la charpente métallique du chœur sont mis en œuvre en avril 1936. La nef est sous toit en juin. L'aménagement intérieur du chœur a lieu durant la seconde moitié de l'année 1936.
Les fondations en béton armé de la façade principale sont terminées en avril 1936, celles de la tour le sont en juin. Les murs de façade atteignent leur hauteur en juillet et le dernier étage de la tour est posé en septembre.
L'exécution des travaux est menée de façon à maintenir l'exercice du culte dans l'ancienne église. Les murs extérieurs de l'ancienne nef, conservés à l'intérieur du nouveau bâtiment, ne sont démolis qu'en septembre 1936.
La réception provisoire des travaux a lieu le 03.12.1936. L'église est mise sous toit mais n'a encore, à l'exception du chœur déjà aménagé, ni pavement ni portes.
L'industriel Jules Waucquez, demeurant avenue de Tervueren, finance l'achèvement de l'église à concurrence de 100.000 francs, à condition de voir les travaux confiés à l'architecte bruxellois Léonard Homez. Sous cette direction, le pavement de la nef, les portes, les vitraux et le mobilier sont placés en 1937.

En 1938, l'entrepreneur Scheerlinck se charge des travaux d'aménagement des abords de l'église et de la construction de l'escalier monumental. Les rampes en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage., placées en 1939, seront remplacées vers 1974. Vers 1972, les moulures du plafond de l'ancien chœur sont reconstruites à l'identique en gypse.
Ironie de l'histoire, dans les années 1980, suite à la diminution du nombre de fidèles, l'église se révèle trop vaste et difficile à chauffer. D'autre part, l'esthétique de l'édifice des années 1930 déplait, jugée excessivement froide et monumentale. Deux projets de cette époque, restés dans les cartons, visent par des moyens différents à rendre à l'édifice sa sobriété et sa simplicité initiales.
En 1982, un projet, resté sans suite, du professeur Raymond Lemaire et de l'architecte Ch. Vander Elst du bureau buas de Louvain-la-Neuve, propose de recréer l'espace de l'ancienne église paroissiale à l'intérieur du bâtiment : pose de voiles percés de fenêtres, disposés aux emplacements des murs de l'ancien chœur, rehaussement du sol à sa hauteur initiale et mise en œuvre d'un faux plafond suspendu au plafond actuel. Le reste de l'édifice devait demeurer dans son état d'origine. Des aménagements extérieurs intégrant l'ancienne cure et l'ancienne fermeLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. de la famille Thielemans toutes proches devaient rendre au parvis son caractère villageois.
En 1988, l'architecte Feremans et l'entrepreneur Vandekerkhove élaborent un avant-projet, resté lui-aussi dans les cartons, de démolition complète des éléments des années 1930, suivie de la reconstruction « à l'identique » de l'ancienne nef.
Description
Le plan de l'édifice est de type basilical, orienté nord-ouest. L'accès s'effectue par un porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. (E) en avant-corps sur emmarchement monumental. Flanquant le narthex (F), au sud-ouest, la nouvelle tour de cinq niveaux (A). La vaste nef (G et H) compte trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. La 1re (G), occupant l'emplacement de la nef de l'ancienne église, est flanquée de l'ancien chœur (B) devenu chapelle latérale ainsi que de l'ancienne tour (J), qui constituait l'unique accès à l'ancien édifice. Le nouveau chœur (I), de plan semi-circulaire, est flanqué, de part et d'autre, d'une chapelle (C et K) ainsi que d'une annexe (D), au sud-ouest, et de la sacristie (L), au nord-est.

Les nouvelles parties de l'église présentent, tout comme l'ancien édifice, des façades de briques à harpesLes harpes sont une superposition d’éléments dont la tête est alternativement courte et longue. d'angle irrégulières ainsi qu'un soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre de Gobertange. Elles sont percées de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. pour la plupart à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., certaines à ébrasementCôtés convergents de l’embrasure d’une baie. à ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général..
Porche ouvert (E) percé de trois vastes arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol., sur piliersSupport vertical de plan carré. carrés. Dans l'axe des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., portailsPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. à encadrement de pierre de Gobertange ; portes en chêne à double battant, sous tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. de pierre blanche.
Le porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. devance une façade de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Large travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiale à pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., percée en son milieu d'une vaste fenêtre. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales à haute arcatureFrise d’arcatures ou d’arceaux. Suite de petits arcs décoratifs ou de petites baies aveugles couvertes d’un arc. aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. marquée d'une croix, percée d'une petite fenêtre rectangulaire dans sa partie inférieure.
La nouvelle tour (A) présente des façades marquées par une haute arcatureFrise d’arcatures ou d’arceaux. Suite de petits arcs décoratifs ou de petites baies aveugles couvertes d’un arc. aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. percée de petites fenêtres carrées et terminée par un cadran d'horloge en pierre de Gobertange, à chiffres romains métalliques. Dernier étage muni d'abat-son de béton, sous toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon.. Au r.d.ch., bas-relief signé Oscar De Clerck, figurant saint Pierre remontant ses filets de pêche.
L'ancien chœur (B) présente un chevet polygonal à trois pans, les latéraux percés d'une fenêtre. Au-dessus du soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., une pierre porte l'inscription « anno 1755 ». Le niveau du sol ayant été rabaissé et les fondations mises à jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants., une plintheAssise inférieure d’un soubassement ou soubassement de hauteur particulièrement réduite. en pierre bleue surmontée de quatre lits de pierre de Gobertange furent rajoutés en sous-œuvre. À l'intérieur, voûte en cul-de-four nervurée.

L'ancienne tour (J) est percée d'un portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. à encadrement de pierre bleue et arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. surligné d'une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier.. Porte en chêne à deux battants, à mauclair mouluré millésimé « 1755 ». ImposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. munie d'un vitrail à motifs floraux. D'après les traces visibles dans l'appareilOuvrage constitué de pierres plus ou moins taillées ou de briques. de briques, l'encadrement de pierre bleue est postérieur à la construction de la tour. Suite à l'abaissement du niveau du sol en 1934, le portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. subit des remaniements : la partie inférieure des piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. est allongée, tandis que la porte est redescendue d'une vingtaine de centimètres et coiffée d'un bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de vitrail pour rattraper la différence de hauteur. À l'étage, le portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. est surmonté d'une vaste fenêtre grillagée ornée d'un vitrail. Au dernier niveau, sur trois des quatre côtés de la tour, fenêtre munie d'un abat-son. Toiture en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. à égout rebroussé, à couverture d'ardoises renouvelée en 1936.
Les façades latérales sont marquées par des piliersSupport vertical de plan carré. à angles à ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.. L'usage du béton armé permet la construction d'un plafond d'une très grande portée couvrant toute la nef (G et H), supporté par les seuls murs extérieurs du bâtiment. De hautes et minces poutres, disposées dans le sens de la longueur de l'édifice, confèrent un rythme au plafond et créent un effet monumental de perspective. Le plafond présente cependant différentes hauteurs, de sorte que l'espace intérieur paraît divisé en trois parties, les latérales, moins élevées, formant collatéraux.

La nef est coiffée, en son milieu, d'une toiture à double pan couvert d'ardoises, sur charpenterie de béton armé. Les collatéraux sont eux couverts, tout comme les pièces flanquant le chœur, d'une toiture en zinc dont la pente, extrêmement faible, la rend invisible depuis le sol.
Le narthex porte la tribune d'orgues. Trois arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. de béton armé terminent la nef : un arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. monumental ouvrant sur le chœur et deux arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. de moindre ampleur donnant sur les chapelles latérales.
Le nouveau chœur (I), voûté en cul-de-four, est coiffé d'une toiture en demi-cône sur charpente métallique. Il est légèrement désaxé en raison d'une malfaçon.
Aménagement intérieur et mobilier
Ancien chœur
Le maître-autel en bois peint du XVIIIe siècle conserve son emplacement dans l'ancien chœur. De plan concave, il est cantonné de part et d'autre par une colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. jumelée à un pilastreÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. corinthien, soutenant l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. Couronnement composé de deux angelots présentant les attributs de la papauté, assis de part et d'autre d'un édicule coiffé d'une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. à lambrequinUne corniche est dite à lambrequin lorsqu'elle est agrémentée d’un bandeau chantourné à la manière d’un lambrequin, une bordure sinueuse d’étoffe servant à décorer une fenêtre ou un baldaquin de lit. abritant la colombe du Saint-Esprit sur gloire. Le tabernacle surmonté d'une statue, aujourd'hui disparu, a cédé la place à une peinture.
Garnissant les murs, lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. en chêne de style néoclassiqueDe 1775 aux années 1840. Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure, en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années 1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne structure portante intérieure étant conservée. Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo. Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France », contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe siècle. La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement d'inspiration classique. Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons, guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte. À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange, 1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le réaménagement des environs des anciennes portes de la ville. Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son langage formel sobre. Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe siècles, puisant ses origines dans la Renaissance. datant de la fin du XVIIIe siècle. Acquis en 1808, ils proviendraient du monastère d'Ophem. Hauts panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. moulurés séparés par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. à canneluresLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes. rudentéesLe terme rudentures désigne un ornement en forme de bâtons unis ou sculptés en motif de corde ou de végétal.. EntablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. nue et cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. à denticulesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube.. Ornementation appliquée : trophéesDécor composé d’un regroupement d’objets divers, attributs d’un métier ou d’un art. Trophée de musique, de guerre, etc. d'instruments liturgiques, médaillonsCartouche rond ou ovale. figurant Jésus et la Vierge.
Banc de communion du XVIIIe siècle, en chêne sculpté de manière naïve, à balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade. en lyre et désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. à ornements liturgiques.

Nouveau chœur et chapelles latérales
L'aménagement intérieur du nouveau chœur et des chapelles latérales est effectué en 1936.
L'autel du chœur, de style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot)., est dessiné par La Croix latine de Louvain, dirigée par le bénédictin Dom Martin de l'abbaye du Mont César, et réalisé par la marbrerie Fernand Colin de Bruxelles. Il avait été conçu à l'origine pour le chœur de la chapelle royale à l'exposition internationale de Bruxelles de 1935, où il remporta le grand prix. L'année suivante, la marbrerie vend l'autel à la fabrique d'église, ainsi que tous les marbres qui avaient formé l'ensemble du chœur de la chapelle de l'exposition, afin de constituer un ensemble similaire dans la nouvelle église.
L'autel présente une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. monolithique en marbre noir avec incrustations de malachite du Katanga. Tombeau de l'autel en marbre italien de Levento, soutenu par des contreforts en marbre noir incrusté de malachite. L'ensemble était à l'origine complété par six candélabres en métal.
Tabernacle en marbre noir avec portes en multiplex peint en noir, incrusté de malachite, surmonté d'un christ en croix en bois peint.
Sol du chœur pavé de marbre gris perlé d'Orient, marches en marbre noir.
Couvrant le mur du chœur, lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. de deux mètres de haut en marbre travertin romain, sur plintheAssise inférieure d’un soubassement ou soubassement de hauteur particulièrement réduite. de marbre noir.
Banc de communion de style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). en marbre italien de Levento, rythmé par des désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. groupés par trois.
L'autel des chapelles, en marbre jaune veiné, est probablement réalisé sur base d'un dessin de H. Holemans, orfèvre-sculpteur à Bruxelles. Deux volumineuses colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. canneléesLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes., posées sur un emmarchement de marbre noir, supportent une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. rectangulaire.

Nef
L'aménagement intérieur de la nef remonte à 1937.
Carrelage en marbre noir de Mazy, marbre jaune de Sienne et marbre « bois Jourdan ».
Quelques éléments intérieurs furent dessinés par l'architecte Julien de Ridder en 1935 suivant l'esthétique épurée du style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). : de part et d'autre de la porte, bénitiers en pierre bleue ; quatre confessionnaux intégrés dans l'épaisseur des murs, en grande partie parementésRevêtement de la face extérieure d’un mur. de marbre travertin romain, et rehaussés de deux pierres bleues sculptées en 1937 par R. Vanceselaers ; porte à double battant en noyer ; une chaire de vérité placée par la SA Merbes-Sprimont, constituée d'un escalier et d'une cuve en béton armé parementésRevêtement de la face extérieure d’un mur. de marbre gris veiné de blanc dit Napoléon G.M.
Au fond de la nef, adossées au narthex, deux armoires à deux corps en chêne, réalisées par J. Schoonejans en 1936 à partir d'éléments de la chaire de vérité du XVIIe siècle et de l'orgue du milieu du XVIIIe de l'ancienne église.
Sur la tribune au-dessus du narthex, orgue monumental factice en deux corps : simple palissade entièrement en bois, y compris les tuyaux peints en imitation de cuivre, construite en 1937 par le menuisier Guillaume Pélleriaux, demeurant rue Sombre.

Vitraux
Dans l'ancien chœur : à gauche, Vierge à l'enfant donnant le chapelet à un saint, XIXe siècle ; à droite, saint Joseph tenant le lys et l'enfant Jésus, XIXe siècle.
Fenêtre nord-ouest : saint Pierre portant la clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. du paradis, par J.-B. Jacobs en 1939.
Dans la nef et le nouveau chœur : vitraux d'un style académique fidèle à la tradition du XIXe siècle, œuvres du bruxellois J.-B. Jacobs. Les cartons portent la date du 07.07.1936. Leur placement est autorisé par l'arrêté royal du 09.06.1937.
Façade principale : la pêche miraculeuse.
Murs latéraux de la nef : 2e travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., à gauche, Jésus marchant sur les flots et sauvant saint Pierre, à droite, saint Pierre guérissant le paralytique au temple ; 3e travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., à gauche, la profession de foi de Simon-Pierre, à droite, saint Pierre délivré par l'ange.
Dans le chœur, à gauche, La primauté de saint Pierre, à droite, Le reniement de saint Pierre.
L'ensemble des vitraux de l'église est restauré en 1980 par Y. Van Veerdeghem-Vosch.

Sculptures
Statue mutilée de saint Pierre, XVIIe siècle, tilleul anciennement polychrome. Après sa découverte dans les comblesEspace intérieur de la toiture., cette statue d'un réalisme délicat a fait l'objet d'un traitement de conservation en 1981 par Madame Poswick, de Tihange.
Statue en bois de saint Ambroise de Milan, XVIIIe siècle, bois polychrome.
Statue de saint Évêque, XVIIIe siècle, carton-pierre.
Surmontant l'autel des chapelles latérales, deux statues du Sacré-Cœur réalisées en 1937 par le sculpteur Harry Elström en style académique.
Dans la nef, quatorze stations du chemin de croix, réalisées en 1937 en imitation de pierre d'Euville par Oscar De Clerck, paroissien et directeur de l'Académie de Louvain. Le traitement expressionniste des personnages met en exergue la douleur de la passion du Christ. Le christ du maître-autel est du même auteur, tout comme les fonts baptismaux. Ces derniers se composent d'une cuve de style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). en métal repoussé, décorée des allégories des fleuves du paradis, primée de la médaille d'or à l'Exposition des Arts décoratifs de Paris en 1937 ; placement dans l'église autorisé par l'arrêté royal du 19.02.1940.

Statues monumentales en pierre des quatre évangélistes, œuvres du sculpteur Adhémar Goeters de Lokeren en 1937. Traitement géométrique des physionomies.
Peintures
1re travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de la nef : le Christ tombe dans le Cédron, 1re moitié du XVIIe siècle, attribué à P. Sallaert ; délivrance de saint Pierre par l'ange, école de Van Loon, fin du XVIIe siècle.
Sur l'autel de l'ancien chœur, la sainte Famille avec saint François d'Assise, 1re moitié du XVIIe siècle, attribuée à Cornelis Schut, huile sur toile restaurée en 1981 par Daniel Pierrot de Bruxelles. Martyre de saint Laurent, XVIIe siècle, copie d'après Pierre-Paul Rubens. Miracle de saint Nicolas, XVIIIe siècle. Christ en croix, XIXe siècle, don de M. Mostinck en 1880. Saint François d'AssiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. donnant la communion à un âne, XIXe siècle.
Son
Une cloche fondue par Oscar Van den Ghein de Louvain fut emportée par les Allemands durant la dernière guerre.
Dans la nouvelle tour : deux cloches sur mouton et roue métalliques électrifiées ; petite cloche fondue par le tournaisien Marcel Michiels en 1939 ; grande cloche de 500 kilos en La, fondue par les frères Sergeys de Louvain, baptisée Georges en l'honneur du jubilé sacerdotal de l'abbé Georges Jadoul et bénie le 20 octobre 1963.
L’église contient un orgue de chœur moderne du facteur Guido Schumacher, 1985.
Divers
Entre 1939 et 1946 fut aménagée, à côté de l'église, une grotte en béton évoquant celle de Notre-Dame à Lourdes, démolie dans les années 1980. Une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. d'autel y était supportée par deux colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de récupération provenant de l'hôtel RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton. du Cardinal Granvelle à Bruxelles (disparues).
Classement 12.02.2004
Historique
Les origines de l'église Saint-Pierre remontent au Moyen Âge. Une 1re église, bâtie sur le site de l'actuelle, est mentionnée pour la 1re fois en 1173, année où l'évêque de Cambrai en fait donation, ainsi que ses dépendances, à l'abbaye de Forest. Le modeste édifice de style romanXIe siècle - XIIIe siècle. L'architecture romane est apparue pendant une période de relative stabilité politique après les invasions et les troubles du début du Moyen Âge. Elle s'est développée simultanément en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne, puis s'est répandue dans toute l'Europe. Ce style s'est inspiré de l'architecture carolingienne et ottomane, qui s'est elle-même inspirée des exemples romains et byzantins. Le style roman peut être considéré comme le premier grand style artistique de l'Europe médiévale. Son essor et sa diffusion sont le résultat d'intenses échanges culturels et de la dynamique religieuse, notamment liée à la vie monastique et aux chemins de pèlerinage. Aussi, on le retrouve principalement dans l'architecture religieuse, comme les cathédrales, les églises et les monastères. Les lieux de culte romans se caractérisent par des murs massifs en pierre avec de petites baies à arc en plein cintre et de riches peintures murales. L’arc en plein cintre est fréquemment utilisé : dans les portails, les frises, les niches et les pilastres. La couverture est généralement constituée d'un plafond plat en bois, et plus rarement de voûtes en berceau, d’arêtes ou d’une coupole en pierre. Le plan est généralement en forme de croix latine avec des nefs latérales, et sous le chœur se trouve souvent une crypte, destinée à servir de lieu de sépulture ou de conservation des reliques. À Bruxelles, pratiquement aucune église romane n'a été conservée dans son état d'origine. La plupart des lieux de culte ont été agrandis, modernisés ou restaurés au fil des siècles, de sorte qu'aujourd'hui, seules des parties fragmentaires de cette première phase historique de l'histoire de la construction sont visibles. est représenté, au milieu de son cimetière, sur une carte figurative des biens de l'hôpital Saint-Jean, dressée en 1712 (Archives du CPAS de Bruxelles, cartes et plans no 341). En 1755, vu la vétusté de l'édifice, l'abbesse de Forest décide de la remplacer par une nouvelle église, qui sera construite sur les fondations de la 1re. Cette date se lit encore aujourd'hui sur le mauclair de la porte d'entrée de la tour ainsi que sur une pierre surmontant le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. du chœur. La nouvelle église est consacrée en 1778.
Jusqu'en 1935, l'édifice conservait son charme pittoresquePériode : vers 1850-1930. Née en Angleterre dans le contexte du mouvement romantique, l’architecture pittoresque s’inspire souvent de différents styles historiques qu’elle combine librement. L’architecture pittoresque désigne une manière de concevoir les bâtiments qui cherche avant tout à créer une impression visuelle variée, surprenante et évocatrice. Plutôt que de suivre des règles strictes de symétrie ou de composition, ce style privilégie la liberté, le jeu des formes et la diversité des matériaux pour offrir un aspect vivant, presque narratif. En Belgique, cette tendance apparaît avec le XXe siècle dans le prolongement de l’Art nouveau, sous diverses influences vernaculaires, pour la plupart anglo-normandes ou alpines. C’est un style que l’on retrouve dans les parcs, villes balnéaires, villes d’eau et en périphérie des grandes villes (les villas de villégiature). Le bâtiment et son jardin (ou parc parfois) sont conçus comme un ensemble formant un tableau, une mise en scène qui doit surprendre le spectateur. Le terme « style cottage » est également parfois employé, notamment en milieu rural, pour désigner des architectures mettant l’accent sur l’usage de matériaux et de techniques traditionnels, à l’image des cottages des villages anglais. En région bruxelloise, la tendance pittoresque s’exprime dans des villas souvent conçues à l’imitation de petits manoirs campagnards, typiques d’ailleurs de nombre de banlieues aisées et de lotissements en Belgique, ainsi que comme source d’inspiration dans des maisons bourgeoises de style éclectique ou éclectique tardif, souvent dans des quartiers ayant une certaine valeur paysagère (parc, square, étang, ou simplement voirie jalonnée d’arbres ou de zones de non-bâtisse aménagées en jardinets). Ses éléments caractéristiques sont l’asymétrie et la variété de formes (tourelle, lucarne, avant-corps, bow-window, pignon(s), imposantes toitures à plusieurs pans et/ou à croupe ou croupettes, etc.), variété des matériaux (variété de couleurs et textures), décor abondant (ferronnerie, menuiserie, vitraux, moellons, garde-corps en bois, (faux) colombages, corniche à lambrequin, etc.), relation forte avec le paysage, le jardin(et) ou la rue (notamment avec des espaces de transition intérieur-extérieur : avant-corps, auvent, porche, véranda), liberté de composition tant dans la façade que dans le plan. de petite église de village. Son architecture de briques rouges était sobrement rehaussée de pierre blanche récupérée de l'ancienne église médiévaleLe style néogothique à Bruxelles constitue un chapitre essentiel de l'histoire de l'éclectisme belge et du renouveau catholique après 1830. Ce style reprend et réinterprète les formes, les principes de construction et la symbolique du gothique médiéval, acquérant à Bruxelles une dimension à la fois religieuse, idéologique et nationale. Le néogothique est apparu en Belgique dans le contexte du nationalisme romantique et de la restauration de l'architecture religieuse, inspiré par des exemples anglais (Pugin, Ruskin) et français (Viollet-le-Duc). À Bruxelles, ce style a trouvé un terrain fertile grâce à la collaboration entre l'Église catholique, les administrations publiques et des architectes influents qui considéraient le gothique comme le véritable style architectural chrétien de l'Europe médiévale. Entre 1830 et 1914, le néogothique bruxellois est passé d'un style de restauration à un courant créatif à part entière, appliqué aux églises, aux écoles, aux monastères et même aux bâtiments civils. Le néogothique bruxellois reprend les principes structurels et esthétiques du gothique original, mais les traduit avec les moyens et les matériaux du XIXe siècle. Ses caractéristiques sont le verticalisme avec une forte dynamique ascendante, les arcs brisés, voûtes sur croisée d'ogives et pinacles, l'utilisation de la pierre naturelle et de la brique, parfois combinées en des motifs polychromes, les remplages richement travaillés, l'application de programmes iconographiques (sculptures, vitraux) à caractère religieux ou symbolique, l'accent étant mis sur les détails artisanaux et le caractère expressif de la construction. Par ailleurs, de nombreux intérieurs, autels, vitraux et meubles de style néogothique ont été conçus par des artistes et des ateliers tels que celui de Jean-Baptiste Bethune, qui a contribué à la diffusion de ce style depuis la Flandre vers Bruxelles. Le néogothique à Bruxelles comprend différentes variantes : une phase initiale d'inspiration romantique, une orientation scientifique et constructive sous l'influence de Viollet-le-Duc (par exemple la Maison du Roi, l'église Notre-Dame du Sablon), parallèlement à un style créatif (par exemple l'église Saint-Boniface), et une phase éclectique tardive dans laquelle les motifs gothiques sont combinés avec des éléments néo-romans ou néo-Renaissance (par exemple le couvent des Rédemptoristes et l'église Sainte-Madeleine, à Jette). À Bruxelles, le style néogothique ne représente pas seulement un renouveau historique, mais aussi un programme culturel qui a contribué à façonner l'identité de la capitale. Il a influencé la morphologie urbaine, le langage visuel de l'architecture religieuse et même les arts décoratifs (vitraux, mobilier, ferronnerie)., formant soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., cordonsCorps de moulure horizontal, à rôle purement décoratif, situé sur une partie quelconque d’une composition. et harpesLes harpes sont une superposition d’éléments dont la tête est alternativement courte et longue. d'angle. Son plan, d'une grande simplicité, se composait d'un vaisseau d'une seule nef à deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. (G), prolongé au sud-ouest par un chœur polygonal (B) et, au nord-ouest, par une tour carrée (J). Un presbytère flanquait le chœur (A). Les murs extérieurs de la nef, démolie en 1936, étaient chacun renforcés par quatre contreforts de pierre et percés de deux fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. Le sol était couvert de dalles de pierre bleue. Le chœur était surélevé par deux marches. Deux autels latéraux de bois peint, aujourd'hui disparus, étaient assortis au maître-autel qui subsiste dans le chœur. Des confessionnaux s'adossaient aux murs de la nef. Un large buffet d'orgue occupait le 1er étage de la tour.

Le 05.06.1929, considérant l'ancienne église vétuste et trop exiguë – elle pouvait en effet à peine accueillir 300 personnes pour une population de 4.213 âmes – le Conseil communal décide de son agrandissement. Une 1re série de plans fut dressée en 1930, par l'architecte Julien de Ridder de Woluwe-Saint-Lambert. Entre 1931 et 1933 sont menées les expropriations des maisons voisines appelées à disparaître en raison de l'agrandissement de l'édifice. Par ailleurs, l'extrémité des jardins des maisons voisines, situées rue Sombre, est acquise par la commune.
Le parti pris pour la nouvelle construction consiste à conserver le chœur et la tour de l'ancienne église et à reconstruire une vaste nouvelle nef (H) prenant son départ à l'emplacement de l'ancienne (G), vouée à la démolition, ainsi qu'un nouveau chœur (I) et une nouvelle tour (A), plus haute que l'ancienne. L'axe de la nouvelle église est tracé perpendiculairement à l'ancienne, de sorte que la longueur de la nef ancienne définit la largeur de la nouvelle. Le niveau du sol est rabaissé d'une cinquantaine de centimètres par rapport à celui de l'ancien édifice.
L'architecture de l'église s'inspire de celle de l'ancienne, dans la volonté de créer une unité de matériaux et de formes avec les éléments conservés. Mélange de conservatisme et de modernité, elle reste en grande partie fidèle à la tradition, sans pour autant tourner le dos à l'architecture moderne. Le gabarit et les proportions contrastent toutefois, par leur caractère monumental, avec la modestie de l'ancien bâtiment.

Le cahier des charges et les plans définitifs sont signés par l'architecte Julien de Ridder en février 1934. Les soumissions ouvertes le 06.04.1934 et les travaux adjugés à l'entrepreneur Feyarts. En mai 1934, les travaux de terrassement sont entamés. L'ancien cimetière paroissial est rasé, les ossements et certains caveaux transportés vers le nouveau cimetière, à Stockel. Monseigneur Vancauwenbergh pose la première pierre de l'édifice le 20.09.1935. L'arrêté royal du 30 du même mois approuve la construction. À partir de cette date, les travaux vont bon train. Les fondations de la nouvelle nef et du chœur sont terminées en octobre 1935 et leurs murs s'élèvent peu à peu. Le coffrage du plafond en béton de la nef et la charpente métallique du chœur sont mis en œuvre en avril 1936. La nef est sous toit en juin. L'aménagement intérieur du chœur a lieu durant la seconde moitié de l'année 1936.
Les fondations en béton armé de la façade principale sont terminées en avril 1936, celles de la tour le sont en juin. Les murs de façade atteignent leur hauteur en juillet et le dernier étage de la tour est posé en septembre.
L'exécution des travaux est menée de façon à maintenir l'exercice du culte dans l'ancienne église. Les murs extérieurs de l'ancienne nef, conservés à l'intérieur du nouveau bâtiment, ne sont démolis qu'en septembre 1936.
La réception provisoire des travaux a lieu le 03.12.1936. L'église est mise sous toit mais n'a encore, à l'exception du chœur déjà aménagé, ni pavement ni portes.
L'industriel Jules Waucquez, demeurant avenue de Tervueren, finance l'achèvement de l'église à concurrence de 100.000 francs, à condition de voir les travaux confiés à l'architecte bruxellois Léonard Homez. Sous cette direction, le pavement de la nef, les portes, les vitraux et le mobilier sont placés en 1937.

En 1938, l'entrepreneur Scheerlinck se charge des travaux d'aménagement des abords de l'église et de la construction de l'escalier monumental. Les rampes en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage., placées en 1939, seront remplacées vers 1974. Vers 1972, les moulures du plafond de l'ancien chœur sont reconstruites à l'identique en gypse.
Ironie de l'histoire, dans les années 1980, suite à la diminution du nombre de fidèles, l'église se révèle trop vaste et difficile à chauffer. D'autre part, l'esthétique de l'édifice des années 1930 déplait, jugée excessivement froide et monumentale. Deux projets de cette époque, restés dans les cartons, visent par des moyens différents à rendre à l'édifice sa sobriété et sa simplicité initiales.
En 1982, un projet, resté sans suite, du professeur Raymond Lemaire et de l'architecte Ch. Vander Elst du bureau buas de Louvain-la-Neuve, propose de recréer l'espace de l'ancienne église paroissiale à l'intérieur du bâtiment : pose de voiles percés de fenêtres, disposés aux emplacements des murs de l'ancien chœur, rehaussement du sol à sa hauteur initiale et mise en œuvre d'un faux plafond suspendu au plafond actuel. Le reste de l'édifice devait demeurer dans son état d'origine. Des aménagements extérieurs intégrant l'ancienne cure et l'ancienne fermeLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. de la famille Thielemans toutes proches devaient rendre au parvis son caractère villageois.
En 1988, l'architecte Feremans et l'entrepreneur Vandekerkhove élaborent un avant-projet, resté lui-aussi dans les cartons, de démolition complète des éléments des années 1930, suivie de la reconstruction « à l'identique » de l'ancienne nef.
Description
Le plan de l'édifice est de type basilical, orienté nord-ouest. L'accès s'effectue par un porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. (E) en avant-corps sur emmarchement monumental. Flanquant le narthex (F), au sud-ouest, la nouvelle tour de cinq niveaux (A). La vaste nef (G et H) compte trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. La 1re (G), occupant l'emplacement de la nef de l'ancienne église, est flanquée de l'ancien chœur (B) devenu chapelle latérale ainsi que de l'ancienne tour (J), qui constituait l'unique accès à l'ancien édifice. Le nouveau chœur (I), de plan semi-circulaire, est flanqué, de part et d'autre, d'une chapelle (C et K) ainsi que d'une annexe (D), au sud-ouest, et de la sacristie (L), au nord-est.

Les nouvelles parties de l'église présentent, tout comme l'ancien édifice, des façades de briques à harpesLes harpes sont une superposition d’éléments dont la tête est alternativement courte et longue. d'angle irrégulières ainsi qu'un soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre de Gobertange. Elles sont percées de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. pour la plupart à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., certaines à ébrasementCôtés convergents de l’embrasure d’une baie. à ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général..
Porche ouvert (E) percé de trois vastes arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol., sur piliersSupport vertical de plan carré. carrés. Dans l'axe des baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., portailsPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. à encadrement de pierre de Gobertange ; portes en chêne à double battant, sous tympanEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. de pierre blanche.
Le porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. devance une façade de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. Large travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiale à pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., percée en son milieu d'une vaste fenêtre. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales à haute arcatureFrise d’arcatures ou d’arceaux. Suite de petits arcs décoratifs ou de petites baies aveugles couvertes d’un arc. aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. marquée d'une croix, percée d'une petite fenêtre rectangulaire dans sa partie inférieure.
La nouvelle tour (A) présente des façades marquées par une haute arcatureFrise d’arcatures ou d’arceaux. Suite de petits arcs décoratifs ou de petites baies aveugles couvertes d’un arc. aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. percée de petites fenêtres carrées et terminée par un cadran d'horloge en pierre de Gobertange, à chiffres romains métalliques. Dernier étage muni d'abat-son de béton, sous toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon.. Au r.d.ch., bas-relief signé Oscar De Clerck, figurant saint Pierre remontant ses filets de pêche.
L'ancien chœur (B) présente un chevet polygonal à trois pans, les latéraux percés d'une fenêtre. Au-dessus du soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., une pierre porte l'inscription « anno 1755 ». Le niveau du sol ayant été rabaissé et les fondations mises à jour1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants., une plintheAssise inférieure d’un soubassement ou soubassement de hauteur particulièrement réduite. en pierre bleue surmontée de quatre lits de pierre de Gobertange furent rajoutés en sous-œuvre. À l'intérieur, voûte en cul-de-four nervurée.

L'ancienne tour (J) est percée d'un portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. à encadrement de pierre bleue et arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. surligné d'une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier.. Porte en chêne à deux battants, à mauclair mouluré millésimé « 1755 ». ImposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. munie d'un vitrail à motifs floraux. D'après les traces visibles dans l'appareilOuvrage constitué de pierres plus ou moins taillées ou de briques. de briques, l'encadrement de pierre bleue est postérieur à la construction de la tour. Suite à l'abaissement du niveau du sol en 1934, le portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. subit des remaniements : la partie inférieure des piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. est allongée, tandis que la porte est redescendue d'une vingtaine de centimètres et coiffée d'un bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de vitrail pour rattraper la différence de hauteur. À l'étage, le portailPorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. est surmonté d'une vaste fenêtre grillagée ornée d'un vitrail. Au dernier niveau, sur trois des quatre côtés de la tour, fenêtre munie d'un abat-son. Toiture en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. à égout rebroussé, à couverture d'ardoises renouvelée en 1936.
Les façades latérales sont marquées par des piliersSupport vertical de plan carré. à angles à ressautsSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général.. L'usage du béton armé permet la construction d'un plafond d'une très grande portée couvrant toute la nef (G et H), supporté par les seuls murs extérieurs du bâtiment. De hautes et minces poutres, disposées dans le sens de la longueur de l'édifice, confèrent un rythme au plafond et créent un effet monumental de perspective. Le plafond présente cependant différentes hauteurs, de sorte que l'espace intérieur paraît divisé en trois parties, les latérales, moins élevées, formant collatéraux.

La nef est coiffée, en son milieu, d'une toiture à double pan couvert d'ardoises, sur charpenterie de béton armé. Les collatéraux sont eux couverts, tout comme les pièces flanquant le chœur, d'une toiture en zinc dont la pente, extrêmement faible, la rend invisible depuis le sol.
Le narthex porte la tribune d'orgues. Trois arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. de béton armé terminent la nef : un arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. monumental ouvrant sur le chœur et deux arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. de moindre ampleur donnant sur les chapelles latérales.
Le nouveau chœur (I), voûté en cul-de-four, est coiffé d'une toiture en demi-cône sur charpente métallique. Il est légèrement désaxé en raison d'une malfaçon.
Aménagement intérieur et mobilier
Ancien chœur
Le maître-autel en bois peint du XVIIIe siècle conserve son emplacement dans l'ancien chœur. De plan concave, il est cantonné de part et d'autre par une colonneUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. jumelée à un pilastreÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau., à chapiteauCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. corinthien, soutenant l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne.. Couronnement composé de deux angelots présentant les attributs de la papauté, assis de part et d'autre d'un édicule coiffé d'une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. à lambrequinUne corniche est dite à lambrequin lorsqu'elle est agrémentée d’un bandeau chantourné à la manière d’un lambrequin, une bordure sinueuse d’étoffe servant à décorer une fenêtre ou un baldaquin de lit. abritant la colombe du Saint-Esprit sur gloire. Le tabernacle surmonté d'une statue, aujourd'hui disparu, a cédé la place à une peinture.
Garnissant les murs, lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. en chêne de style néoclassiqueDe 1775 aux années 1840. Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure, en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années 1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne structure portante intérieure étant conservée. Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo. Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France », contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe siècle. La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement d'inspiration classique. Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons, guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte. À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange, 1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le réaménagement des environs des anciennes portes de la ville. Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son langage formel sobre. Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe siècles, puisant ses origines dans la Renaissance. datant de la fin du XVIIIe siècle. Acquis en 1808, ils proviendraient du monastère d'Ophem. Hauts panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. moulurés séparés par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. à canneluresLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes. rudentéesLe terme rudentures désigne un ornement en forme de bâtons unis ou sculptés en motif de corde ou de végétal.. EntablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. nue et cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. à denticulesLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube.. Ornementation appliquée : trophéesDécor composé d’un regroupement d’objets divers, attributs d’un métier ou d’un art. Trophée de musique, de guerre, etc. d'instruments liturgiques, médaillonsCartouche rond ou ovale. figurant Jésus et la Vierge.
Banc de communion du XVIIIe siècle, en chêne sculpté de manière naïve, à balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade. en lyre et désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. à ornements liturgiques.

Nouveau chœur et chapelles latérales
L'aménagement intérieur du nouveau chœur et des chapelles latérales est effectué en 1936.
L'autel du chœur, de style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot)., est dessiné par La Croix latine de Louvain, dirigée par le bénédictin Dom Martin de l'abbaye du Mont César, et réalisé par la marbrerie Fernand Colin de Bruxelles. Il avait été conçu à l'origine pour le chœur de la chapelle royale à l'exposition internationale de Bruxelles de 1935, où il remporta le grand prix. L'année suivante, la marbrerie vend l'autel à la fabrique d'église, ainsi que tous les marbres qui avaient formé l'ensemble du chœur de la chapelle de l'exposition, afin de constituer un ensemble similaire dans la nouvelle église.
L'autel présente une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. monolithique en marbre noir avec incrustations de malachite du Katanga. Tombeau de l'autel en marbre italien de Levento, soutenu par des contreforts en marbre noir incrusté de malachite. L'ensemble était à l'origine complété par six candélabres en métal.
Tabernacle en marbre noir avec portes en multiplex peint en noir, incrusté de malachite, surmonté d'un christ en croix en bois peint.
Sol du chœur pavé de marbre gris perlé d'Orient, marches en marbre noir.
Couvrant le mur du chœur, lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. de deux mètres de haut en marbre travertin romain, sur plintheAssise inférieure d’un soubassement ou soubassement de hauteur particulièrement réduite. de marbre noir.
Banc de communion de style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). en marbre italien de Levento, rythmé par des désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. groupés par trois.
L'autel des chapelles, en marbre jaune veiné, est probablement réalisé sur base d'un dessin de H. Holemans, orfèvre-sculpteur à Bruxelles. Deux volumineuses colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. canneléesLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes., posées sur un emmarchement de marbre noir, supportent une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. rectangulaire.

Nef
L'aménagement intérieur de la nef remonte à 1937.
Carrelage en marbre noir de Mazy, marbre jaune de Sienne et marbre « bois Jourdan ».
Quelques éléments intérieurs furent dessinés par l'architecte Julien de Ridder en 1935 suivant l'esthétique épurée du style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). : de part et d'autre de la porte, bénitiers en pierre bleue ; quatre confessionnaux intégrés dans l'épaisseur des murs, en grande partie parementésRevêtement de la face extérieure d’un mur. de marbre travertin romain, et rehaussés de deux pierres bleues sculptées en 1937 par R. Vanceselaers ; porte à double battant en noyer ; une chaire de vérité placée par la SA Merbes-Sprimont, constituée d'un escalier et d'une cuve en béton armé parementésRevêtement de la face extérieure d’un mur. de marbre gris veiné de blanc dit Napoléon G.M.
Au fond de la nef, adossées au narthex, deux armoires à deux corps en chêne, réalisées par J. Schoonejans en 1936 à partir d'éléments de la chaire de vérité du XVIIe siècle et de l'orgue du milieu du XVIIIe de l'ancienne église.
Sur la tribune au-dessus du narthex, orgue monumental factice en deux corps : simple palissade entièrement en bois, y compris les tuyaux peints en imitation de cuivre, construite en 1937 par le menuisier Guillaume Pélleriaux, demeurant rue Sombre.

Vitraux
Dans l'ancien chœur : à gauche, Vierge à l'enfant donnant le chapelet à un saint, XIXe siècle ; à droite, saint Joseph tenant le lys et l'enfant Jésus, XIXe siècle.
Fenêtre nord-ouest : saint Pierre portant la clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. du paradis, par J.-B. Jacobs en 1939.
Dans la nef et le nouveau chœur : vitraux d'un style académique fidèle à la tradition du XIXe siècle, œuvres du bruxellois J.-B. Jacobs. Les cartons portent la date du 07.07.1936. Leur placement est autorisé par l'arrêté royal du 09.06.1937.
Façade principale : la pêche miraculeuse.
Murs latéraux de la nef : 2e travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., à gauche, Jésus marchant sur les flots et sauvant saint Pierre, à droite, saint Pierre guérissant le paralytique au temple ; 3e travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., à gauche, la profession de foi de Simon-Pierre, à droite, saint Pierre délivré par l'ange.
Dans le chœur, à gauche, La primauté de saint Pierre, à droite, Le reniement de saint Pierre.
L'ensemble des vitraux de l'église est restauré en 1980 par Y. Van Veerdeghem-Vosch.

Sculptures
Statue mutilée de saint Pierre, XVIIe siècle, tilleul anciennement polychrome. Après sa découverte dans les comblesEspace intérieur de la toiture., cette statue d'un réalisme délicat a fait l'objet d'un traitement de conservation en 1981 par Madame Poswick, de Tihange.
Statue en bois de saint Ambroise de Milan, XVIIIe siècle, bois polychrome.
Statue de saint Évêque, XVIIIe siècle, carton-pierre.
Surmontant l'autel des chapelles latérales, deux statues du Sacré-Cœur réalisées en 1937 par le sculpteur Harry Elström en style académique.
Dans la nef, quatorze stations du chemin de croix, réalisées en 1937 en imitation de pierre d'Euville par Oscar De Clerck, paroissien et directeur de l'Académie de Louvain. Le traitement expressionniste des personnages met en exergue la douleur de la passion du Christ. Le christ du maître-autel est du même auteur, tout comme les fonts baptismaux. Ces derniers se composent d'une cuve de style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). en métal repoussé, décorée des allégories des fleuves du paradis, primée de la médaille d'or à l'Exposition des Arts décoratifs de Paris en 1937 ; placement dans l'église autorisé par l'arrêté royal du 19.02.1940.

Statues monumentales en pierre des quatre évangélistes, œuvres du sculpteur Adhémar Goeters de Lokeren en 1937. Traitement géométrique des physionomies.
Peintures
1re travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de la nef : le Christ tombe dans le Cédron, 1re moitié du XVIIe siècle, attribué à P. Sallaert ; délivrance de saint Pierre par l'ange, école de Van Loon, fin du XVIIe siècle.
Sur l'autel de l'ancien chœur, la sainte Famille avec saint François d'Assise, 1re moitié du XVIIe siècle, attribuée à Cornelis Schut, huile sur toile restaurée en 1981 par Daniel Pierrot de Bruxelles. Martyre de saint Laurent, XVIIe siècle, copie d'après Pierre-Paul Rubens. Miracle de saint Nicolas, XVIIIe siècle. Christ en croix, XIXe siècle, don de M. Mostinck en 1880. Saint François d'AssiseRang d’éléments de même hauteur posés de niveau dans une maçonnerie. L’assise désigne également la plate-forme d’un balcon ou d'une logette, portée d’ordinaire par des consoles et sur laquelle repose le garde-corps. donnant la communion à un âne, XIXe siècle.
Son
Une cloche fondue par Oscar Van den Ghein de Louvain fut emportée par les Allemands durant la dernière guerre.
Dans la nouvelle tour : deux cloches sur mouton et roue métalliques électrifiées ; petite cloche fondue par le tournaisien Marcel Michiels en 1939 ; grande cloche de 500 kilos en La, fondue par les frères Sergeys de Louvain, baptisée Georges en l'honneur du jubilé sacerdotal de l'abbé Georges Jadoul et bénie le 20 octobre 1963.
L’église contient un orgue de chœur moderne du facteur Guido Schumacher, 1985.
Divers
Entre 1939 et 1946 fut aménagée, à côté de l'église, une grotte en béton évoquant celle de Notre-Dame à Lourdes, démolie dans les années 1980. Une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. d'autel y était supportée par deux colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de récupération provenant de l'hôtel RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton. du Cardinal Granvelle à Bruxelles (disparues).
Classement 12.02.2004
Sources
Archives
ACWSP/SPC.
ACWSP/TP 7908 à 7919.
Archives de la Fabrique d'Église, fonds non classés.
ACWSP/SPC.
ACWSP/TP 7908 à 7919.
Archives de la Fabrique d'Église, fonds non classés.
Ouvrages
COEKELBERGHS, D., JANSSENS, W., Répertoire photographique du mobilier des sanctuaires de Belgique, Province de Brabant, Canton de Woluwe-Saint-Pierre, Bruxelles, 1980, pp.19-20.
DEMETER, S. (dir.), Atlas su sous-sol archéologique de la Région de Bruxelles, t. 14, Woluwe-Saint-Pierre, Bruxelles, 2004, pp. 51-52.
FALKENBACK, P., Historique de Woluwe-Saint-Pierre, Administration Communale de Woluwe-Saint-Pierre, 1992, pp. 57-61.
Livre d'or de l'exposition universelle et internationale de Bruxelles de 1935, Bruxelles, 1935, pp. 339-340.
Sites internet
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