Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
Intervenant(s)
Jules Jacques VAN YSENDIJCK – architecte – 1894-1895
Fernand SYMONS – architecte – 1907-1908
Jacques FRANCQUART – architecte – 1621-1642
Julien DE RIDDER – architecte – 1934
Styles
Inventaire(s)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Ixelles (DMS-DML - 2005-2015)
- Les charpentes dans les églises de la Région de Bruxelles-Capitale 1830-1940 (Urban - 2019)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Scientifique L’intérêt scientifique est souvent reconnu dans le cas des sites naturels et des arbres. Dans le contexte d’un bien immobilier, il peut s’agir de la présence d’un élément (de construction) (matériau particulier, matériau expérimental, processus de construction ou composant) ou du témoin d’un espace spatio-structurel (urbanistique) dont la préservation devrait être envisagée à des fins de recherche scientifique. Dans le cas des sites et vestiges archéologiques, l’intérêt scientifique est reconnu en fonction du caractère exceptionnel des vestiges en termes d’ancienneté (par exemple la villa romaine de Jette), des conditions de conservation exceptionnelles (par exemple le site de l’ancien village d’Auderghem) ou de l’unicité des éléments (par exemple une charpente entièrement conservée) et constitue donc, à cet égard, une contribution scientifique exceptionnelle et de premier plan à la connaissance de notre passé urbain et préurbain.
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
id
Description
Orientée à l'ouest et située dans la perspective de la rue du Bailli, à cheval sur les communes d'Ixelles et de Saint-Gilles, église de style (néo-)baroque édifiée en deux phases : la première en 1894-1895 d'après les plans de l'architecte Jules Jacques Van Ysendyck, la seconde en 1907-1908 d'après les plans de l'architecte Fernand Symons. Façade du début du XVIIe siècle provenant de l'ancienne église (ou temple) des Augustins.
Église (ou temple) des Augustins. Édifice de style baroqueLe style néo-baroque à Bruxelles s'est développé entre
1880 et 1914 environ, dans le cadre plus large de l'éclectisme qui a dominé
l'architecture belge au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.
Ce style reprend les formes, les compositions et les effets expressifs du
baroque du XVIIe siècle, mais les transpose dans le contexte urbain
et bourgeois de la fin du XIXe siècle. Contrairement au
néoclassicisme plus rationnel ou aux styles « néo », le néo-baroque
se distingue par son dynamisme, sa richesse plastique et son abondance
ornementale.
À Bruxelles, l'émergence du néo-baroque est étroitement liée à la politique
d'embellissement et de représentation menée sous le règne du roi Léopold II,
qui a encouragé la construction de boulevards monumentaux, de théâtres, de
musées et de maisons bourgeoises prestigieuses dans lesquels ce langage formel
exubérant offrait un moyen approprié de glorification urbaine et nationale.
La caractéristique du néo-baroque bruxellois est une théâtralité prononcée dans
la composition des façades, où le mouvement, l'asymétrie et l'articulation
plastique occupent une place centrale. Le style se caractérise par des frontons
cintrés et brisés, des corniches richement profilées, des colonnes ou pilastres
lourds, souvent jumelés, avec des chapiteaux corinthiens ou composites, des
cartouches, des guirlandes, des festons, des putti et des mascarons. En outre,
la pierre naturelle est combinée de manière décorative avec l’enduit, et les
lignes fortement sculpturales font pour ainsi dire ressortir la façade en
relief. Le style fonctionne ainsi comme un moyen d'expression de la
représentation urbaine, où l'ornement et la structure se fondent en un tout
scénographique. À Bruxelles, le néo-baroque se retrouve dans des contextes très
variés : dans des bâtiments publics tels que les théâtres, les banques et
les ministères, dans des maisons bourgeoises luxueuses et des palais urbains,
dans des immeubles commerciaux où la façade et l'intérieur partagent un langage
baroque continu, ainsi que dans l'architecture religieuse. brabançon édifié entre 1621 et 1642 par l'architecte Jacques Francquart (1583-1651) à la demande des Augustins (établis à Bruxelles depuis 1589), et adjoint aux bâtiments claustraux, rue du Fossé-aux-Loups, que ce même architecte avait construits en 1610-1615.
Revenu dans le Brabant en 1608 après un séjour à Rome, Jacques Francquart s'installe à Bruxelles où il entre au service des archiducs Albert et Isabelle et reprend la construction, en 1616, de l'église des Jésuites (détruite en 1812). C'est dans la synthèse entre la forme brabançonne traditionnellePériode : XVIIe-XVIIIe
siècles
À Bruxelles, architecture traditionnelle désigne une manière de construire
particulière durant la période couvrant le XVIIe siècle et la
première moitié du XVIIIe siècle. Il s’agit d’une technique
constructive associant des maçonneries en briques liées au mortier de chaux à
la pierre naturelle (soubassement, croisée, corniche, etc.) sur une structure
portante composée d’un assemblage de poutres
maîtresses apparentes et de solives en bois solidarisant entre eux les pans de murs au
moyen d’ancrages métalliques, visibles en façades (ancres droites ou en fleur
de lys). Les planchers sont composés d’ais assez larges et les pièces
distribuées par un escalier en bois en colimaçon à noyau central. La charpente
de toiture est de type « comble à
surcroît » (fermes numérotées). Sous l’immeuble, la cave en briques liaisonnées au
mortier de chaux est couverte d’une grande voute
en berceau surbaissé, disposée perpendiculairement par rapport à la rue.
Cette technique utilisée pour construire les maisons d’habitation se rencontre
pour l’essentiel dans le centre historique de Bruxelles. Étant donné la densité
de l’habitat et l’exiguïté des parcelles, le type le plus répandu est la maison
en long (diephuis) de plan rectangulaire composée de trois corps successifs : une maison avant reliée à
l’annexe arrière (achterhuis) par une aile de liaison éclairée par une
cour intérieure. Des maisons en large, à bâtière parallèle à la rue, se
trouvent en dehors des zones de forte densité ou le long des artères de
pénétration.
En façade, la maison reste fidèle à la formule médiévale du pignon dont le
prototype apparait à Bruxelles au XVe siècle. Il présente alors des
rampants à gradins et, plus rarement, des versants continus. Le pignon intègre
au cours du XVIIe siècle des formules décoratives empruntées aux
variantes locales des styles Renaissance et baroque (courbes, volutes, consoles
droites ou renversées). Le fronton ne sera couramment employé qu’à partir des
années 1730-1740. et le baroqueLe style néo-baroque à Bruxelles s'est développé entre
1880 et 1914 environ, dans le cadre plus large de l'éclectisme qui a dominé
l'architecture belge au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.
Ce style reprend les formes, les compositions et les effets expressifs du
baroque du XVIIe siècle, mais les transpose dans le contexte urbain
et bourgeois de la fin du XIXe siècle. Contrairement au
néoclassicisme plus rationnel ou aux styles « néo », le néo-baroque
se distingue par son dynamisme, sa richesse plastique et son abondance
ornementale.
À Bruxelles, l'émergence du néo-baroque est étroitement liée à la politique
d'embellissement et de représentation menée sous le règne du roi Léopold II,
qui a encouragé la construction de boulevards monumentaux, de théâtres, de
musées et de maisons bourgeoises prestigieuses dans lesquels ce langage formel
exubérant offrait un moyen approprié de glorification urbaine et nationale.
La caractéristique du néo-baroque bruxellois est une théâtralité prononcée dans
la composition des façades, où le mouvement, l'asymétrie et l'articulation
plastique occupent une place centrale. Le style se caractérise par des frontons
cintrés et brisés, des corniches richement profilées, des colonnes ou pilastres
lourds, souvent jumelés, avec des chapiteaux corinthiens ou composites, des
cartouches, des guirlandes, des festons, des putti et des mascarons. En outre,
la pierre naturelle est combinée de manière décorative avec l’enduit, et les
lignes fortement sculpturales font pour ainsi dire ressortir la façade en
relief. Le style fonctionne ainsi comme un moyen d'expression de la
représentation urbaine, où l'ornement et la structure se fondent en un tout
scénographique. À Bruxelles, le néo-baroque se retrouve dans des contextes très
variés : dans des bâtiments publics tels que les théâtres, les banques et
les ministères, dans des maisons bourgeoises luxueuses et des palais urbains,
dans des immeubles commerciaux où la façade et l'intérieur partagent un langage
baroque continu, ainsi que dans l'architecture religieuse. italien que réside l'originalité de l'architecte. Cette particularité s'exprime dans la façade de l'église des Augustins par l'introduction d'un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., ce qui a pour effet d'en accentuer la verticalité, au détriment des lignes horizontales renaissantes (cordons, moulures).
Le plan de l'église des Augustins se composait de trois nefs, les collatéraux étant séparés de la nef centrale par des colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. doriques surmontées d'arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. Les collatéraux se terminaient par deux chapelles rectangulaires tandis que la nef centrale aboutissait dans un chœur profond, pourvu d'une abside polygonale à fond plat. L'église était dépourvue de transept.
Fermée par les troupes révolutionnaires en 1796, l'église des Augustins rouvre ses portes en 1805. Devenu temple protestant en 1816 sous la domination hollandaise des Orange-Nassau, l'édifice collectionne les affectations les plus diverses après la révolution brabançonne : salle de spectacle, d'exposition, bureau de poste jusqu'en 1892. C'est à cette époque que se décide, dans le cadreSystème de sécurité suspendu sous la cabine. Il déclenche la commande de parachute qui arrête la cabine en cas de rencontre d’un obstacle à la descente. de l'aménagement des grands boulevards du centre, la démolition de l'édifice qui entrave l'aménagement de la place De Brouckère. Le temple est démonté en 1893-1894.
Historique.
Dès l'origine, l'arrêté royal du 20.02.1864 fixant le Plan général d'alignement pour l'ouverture des rues et places sur le territoire compris entre l'avenue du bois de la Cambre et les chaussées de Waterloo et de Charleroi prévoit la construction d'une église catholique au cœur du nouveau quartier Tenbosch. Cette église, prévue sur l'actuelle place Albert Leemans, est finalement édifiée au croisement des rues Franz Merjay et de la Réforme, avec le soutien d'un comité présidé par le baron Victor d'Huart qui signe, le 20.05.1881, une convention avec le banquier Georges Brugmann, propriétaire de plusieurs hectares dans le quartier. Afin d'augmenter la valeur de ses terrains, Georges Brugmann, bien que protestant, participe financièrement à la construction de ce nouveau sanctuaire consacré, comme le suggère le comité, à la sainte Trinité, un dogme que partagent catholiques et protestants.
Érigée en paroisse par l'arrêté royal du 25.03.1886, l'église ne tarde pas à devenir exiguë face à l'accroissement démographique du quartier (voir rue de la Réforme). Aussi, après de nombreux débats relatifs à l'emplacement que devait recevoir le nouveau sanctuaire, le gouvernement statue sur la question en autorisant l'achat d'un terrain situé dans le prolongement de la rue du Bailli et approuve la proposition du ministre Auguste Beernaerts d'intégrer à la nouvelle église paroissiale la façade de l'ancien temple des Augustins voué à la démolition. Par une convention datée du 06.01.1893, l'État, propriétaire du monument, cède gratuitement la façade du Temple à la fabrique d'église de l'église de la Trinité.
Les plans du nouvel édifice, dont la construction est autorisée par l'arrêté royal du 15.04.1893, sont confiés à l'architecte J. J. Van Ysendyck. Cet élève d'Eugène Viollet-le-Duc, impliqué dans de nombreux projets de restauration, est également le plus important représentant du courant historicisteStyle historiciste (de 1850 à 1914 environ). Reprise littérale d’un style du passé, tels le néogothique, le néo-Renaissance, le néo-baroque, etc. de la seconde moitié du XIXe siècle à Bruxelles.
La construction de l'église de la Sainte-Trinité se fait en deux temps. La première campagne de construction se déroule entre 1894 et 1895. Les plans de l'architecte J. J. Van Ysendyck prévoient la réutilisation de la façade, la récupération de nombreux éléments en pierre et de monuments funéraires, ainsi que la restitution fidèle du plan baroqueLe style néo-baroque à Bruxelles s'est développé entre
1880 et 1914 environ, dans le cadre plus large de l'éclectisme qui a dominé
l'architecture belge au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.
Ce style reprend les formes, les compositions et les effets expressifs du
baroque du XVIIe siècle, mais les transpose dans le contexte urbain
et bourgeois de la fin du XIXe siècle. Contrairement au
néoclassicisme plus rationnel ou aux styles « néo », le néo-baroque
se distingue par son dynamisme, sa richesse plastique et son abondance
ornementale.
À Bruxelles, l'émergence du néo-baroque est étroitement liée à la politique
d'embellissement et de représentation menée sous le règne du roi Léopold II,
qui a encouragé la construction de boulevards monumentaux, de théâtres, de
musées et de maisons bourgeoises prestigieuses dans lesquels ce langage formel
exubérant offrait un moyen approprié de glorification urbaine et nationale.
La caractéristique du néo-baroque bruxellois est une théâtralité prononcée dans
la composition des façades, où le mouvement, l'asymétrie et l'articulation
plastique occupent une place centrale. Le style se caractérise par des frontons
cintrés et brisés, des corniches richement profilées, des colonnes ou pilastres
lourds, souvent jumelés, avec des chapiteaux corinthiens ou composites, des
cartouches, des guirlandes, des festons, des putti et des mascarons. En outre,
la pierre naturelle est combinée de manière décorative avec l’enduit, et les
lignes fortement sculpturales font pour ainsi dire ressortir la façade en
relief. Le style fonctionne ainsi comme un moyen d'expression de la
représentation urbaine, où l'ornement et la structure se fondent en un tout
scénographique. À Bruxelles, le néo-baroque se retrouve dans des contextes très
variés : dans des bâtiments publics tels que les théâtres, les banques et
les ministères, dans des maisons bourgeoises luxueuses et des palais urbains,
dans des immeubles commerciaux où la façade et l'intérieur partagent un langage
baroque continu, ainsi que dans l'architecture religieuse. du temple des Augustins. Il s'agit de l'un des premiers exemples connus à Bruxelles de démontage et déplacement de parties d'un édifice, avec restitution des volumes et respect de la vocation de l'édifice originel. Lors de l'inauguration, le 30.04.1895, l'église est à moitié achevée car la fabrique d'église se trouve face à des difficultés d'ordre divers, notamment pécuniaires. Derrière la façade de J. Francquart se dresse un corps à trois nefs de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. ne comportant qu'un chœur provisoire.![L’église de la Sainte-Trinité, depuis la rue du Bailli, avant l’aménagement du parvis, vers 1897 ([i]Mémoire d’Ixelles[/i], 63-64, 1996, p. 43).](/medias/500/buildings/10502860_A001_W06.jpg)
La deuxième campagne de construction se déroule entre 1907 et 1908. À la demande, en 1903, du conseil de fabrique d'église, l'architecte Fernand Symons est chargé de l'achèvement de l'église et de l'adaptation des plans initiaux par l'ajout d'un transept.
En 1918, grâce à de nombreuses donations, les façades latérales en briques rouges de l'église sont enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. de simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche.
En 1933, l'Association belge des Chevaliers de l'Ordre souverain et militaire de Saint-Jean de Jérusalem (ou Ordre de Malte), présidée par S.A.S. le prince Étienne de Croy, installe officiellement son siège dans l'église. L'ordre y affirme sa présence par le don de remarquables vitraux aux armes des chevaliers (transept et chœur), ainsi que par la construction, en 1934, d'une annexe d'après les plans de l'architecte J. De Ridder. Cette extension, à hauteur du chœur, comprend une sacristie, un baptistère, une salle de catéchisme, une salle d'œuvre et une bibliothèque.
En 1967-1973, restauration de la façade par l'architecte Y. De Ridder et quelques réfections à l'intérieur.
En 1997, la commune d'Ixelles fermeLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. l'église au public. Elle est réouverte et promise à restauration après décembre 2005.
Description.
Façade principale de style baroqueLe style néo-baroque à Bruxelles s'est développé entre
1880 et 1914 environ, dans le cadre plus large de l'éclectisme qui a dominé
l'architecture belge au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.
Ce style reprend les formes, les compositions et les effets expressifs du
baroque du XVIIe siècle, mais les transpose dans le contexte urbain
et bourgeois de la fin du XIXe siècle. Contrairement au
néoclassicisme plus rationnel ou aux styles « néo », le néo-baroque
se distingue par son dynamisme, sa richesse plastique et son abondance
ornementale.
À Bruxelles, l'émergence du néo-baroque est étroitement liée à la politique
d'embellissement et de représentation menée sous le règne du roi Léopold II,
qui a encouragé la construction de boulevards monumentaux, de théâtres, de
musées et de maisons bourgeoises prestigieuses dans lesquels ce langage formel
exubérant offrait un moyen approprié de glorification urbaine et nationale.
La caractéristique du néo-baroque bruxellois est une théâtralité prononcée dans
la composition des façades, où le mouvement, l'asymétrie et l'articulation
plastique occupent une place centrale. Le style se caractérise par des frontons
cintrés et brisés, des corniches richement profilées, des colonnes ou pilastres
lourds, souvent jumelés, avec des chapiteaux corinthiens ou composites, des
cartouches, des guirlandes, des festons, des putti et des mascarons. En outre,
la pierre naturelle est combinée de manière décorative avec l’enduit, et les
lignes fortement sculpturales font pour ainsi dire ressortir la façade en
relief. Le style fonctionne ainsi comme un moyen d'expression de la
représentation urbaine, où l'ornement et la structure se fondent en un tout
scénographique. À Bruxelles, le néo-baroque se retrouve dans des contextes très
variés : dans des bâtiments publics tels que les théâtres, les banques et
les ministères, dans des maisons bourgeoises luxueuses et des palais urbains,
dans des immeubles commerciaux où la façade et l'intérieur partagent un langage
baroque continu, ainsi que dans l'architecture religieuse. brabançon, principalement en pierre de Grimbergen (certains éléments en pierre de Gobertange). Elle compte deux registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. séparés par un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. ; au premier registreAlignement horizontal de baies sur un pignon., trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. flanquées de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et de monumentales colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. doriques engagéesUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur. et jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux., et trois portes sous fronton briséFronton dont les rampants sont interrompus avant leur rencontre au faîte. surmontées chacune d'un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale.. Au-dessus de l'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. régnant sur toute la largeur de la façade, l'attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement. est marqué d'un monumental fronton interrompuFronton dont les rampants sont interrompus avant leur rencontre au faîte. par un cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale.. Le deuxième registreAlignement horizontal de baies sur un pignon., accolé de volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., est marqué d'une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. axiale sous pseudo-fronton, flanquée de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et de monumentales colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. corinthiennes engagéesUn élément est dit engagé lorsqu’il paraît en partie noyé dans un pan de mur. et jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux.. Troisième registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. constitué d'un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. semi-circulaire interrompu par un édicule rehaussé d'un cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale., à l'arrière duquel se trouve un petit clocher avec abat-son. Les premier et troisième registresAlignement horizontal de baies sur un pignon. sont ornés de monumentales torchères.
Façades latérales de style néo-baroqueLe style néo-baroque à Bruxelles s'est développé entre
1880 et 1914 environ, dans le cadre plus large de l'éclectisme qui a dominé
l'architecture belge au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.
Ce style reprend les formes, les compositions et les effets expressifs du
baroque du XVIIe siècle, mais les transpose dans le contexte urbain
et bourgeois de la fin du XIXe siècle. Contrairement au
néoclassicisme plus rationnel ou aux styles « néo », le néo-baroque
se distingue par son dynamisme, sa richesse plastique et son abondance
ornementale.
À Bruxelles, l'émergence du néo-baroque est étroitement liée à la politique
d'embellissement et de représentation menée sous le règne du roi Léopold II,
qui a encouragé la construction de boulevards monumentaux, de théâtres, de
musées et de maisons bourgeoises prestigieuses dans lesquels ce langage formel
exubérant offrait un moyen approprié de glorification urbaine et nationale.
La caractéristique du néo-baroque bruxellois est une théâtralité prononcée dans
la composition des façades, où le mouvement, l'asymétrie et l'articulation
plastique occupent une place centrale. Le style se caractérise par des frontons
cintrés et brisés, des corniches richement profilées, des colonnes ou pilastres
lourds, souvent jumelés, avec des chapiteaux corinthiens ou composites, des
cartouches, des guirlandes, des festons, des putti et des mascarons. En outre,
la pierre naturelle est combinée de manière décorative avec l’enduit, et les
lignes fortement sculpturales font pour ainsi dire ressortir la façade en
relief. Le style fonctionne ainsi comme un moyen d'expression de la
représentation urbaine, où l'ornement et la structure se fondent en un tout
scénographique. À Bruxelles, le néo-baroque se retrouve dans des contextes très
variés : dans des bâtiments publics tels que les théâtres, les banques et
les ministères, dans des maisons bourgeoises luxueuses et des palais urbains,
dans des immeubles commerciaux où la façade et l'intérieur partagent un langage
baroque continu, ainsi que dans l'architecture religieuse., en briques enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. de simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche, avec éléments en pierre (seuils, soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., etc.). Elles sont percées à hauteur des bas-côtés de cinq baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., séparées par des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. ; au registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. supérieur, le long de la nef, cinq fenêtres hautes, également à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. Le transept sud (rue Africaine) et le transept nord (rue du Tabellion) comptent une travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. percée d'une importante baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. qu'encadrent des pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Les deux transepts sont couronnés d'un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. et d'un monumental – et aujourd'hui incomplet – frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. orné en son centre d'un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale. sous fronton briséFronton dont les rampants sont interrompus avant leur rencontre au faîte.. Toiture, anciennement recouverte d'ardoises naturelles, renouvelée par des ardoises artificielles en 1965.
Côté ouest, monument aux soldats de la paroisse de la Sainte-Trinité morts en 1914-1918. Réalisée par le sculpteur Henri-Joseph Holemans (1894-1973), sculpture en bronze (fonderie Verbeyst) sur socleMassif surélevant un support ou une statue. en petit granit.
Plan en croix latine composé d'une nef principale de cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. et de deux collatéraux se terminant par deux chapelles rectangulaires, tandis que la nef centrale aboutit dans un chœur de deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., pourvu d'une abside à fond plat et flanqué de sacristies. L'église, contrairement à celle des Augustins, est pourvue d'un transept accompagné de deux petites chapelles.
Annexe ajoutée en 1934 pour l'Ordre de Malte, à l'angle des rues Africaine et de l'Aqueduc (architecte J. De Ridder). Construction d'inspiration néo-baroqueLe style néo-baroque à Bruxelles s'est développé entre 1880 et 1914 environ, dans le cadre plus large de l'éclectisme qui a dominé l'architecture belge au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Ce style reprend les formes, les compositions et les effets expressifs du baroque du XVIIe siècle, mais les transpose dans le contexte urbain et bourgeois de la fin du XIXe siècle. Contrairement au néoclassicisme plus rationnel ou aux styles « néo », le néo-baroque se distingue par son dynamisme, sa richesse plastique et son abondance ornementale. À Bruxelles, l'émergence du néo-baroque est étroitement liée à la politique d'embellissement et de représentation menée sous le règne du roi Léopold II, qui a encouragé la construction de boulevards monumentaux, de théâtres, de musées et de maisons bourgeoises prestigieuses dans lesquels ce langage formel exubérant offrait un moyen approprié de glorification urbaine et nationale. La caractéristique du néo-baroque bruxellois est une théâtralité prononcée dans la composition des façades, où le mouvement, l'asymétrie et l'articulation plastique occupent une place centrale. Le style se caractérise par des frontons cintrés et brisés, des corniches richement profilées, des colonnes ou pilastres lourds, souvent jumelés, avec des chapiteaux corinthiens ou composites, des cartouches, des guirlandes, des festons, des putti et des mascarons. En outre, la pierre naturelle est combinée de manière décorative avec l’enduit, et les lignes fortement sculpturales font pour ainsi dire ressortir la façade en relief. Le style fonctionne ainsi comme un moyen d'expression de la représentation urbaine, où l'ornement et la structure se fondent en un tout scénographique. À Bruxelles, le néo-baroque se retrouve dans des contextes très variés : dans des bâtiments publics tels que les théâtres, les banques et les ministères, dans des maisons bourgeoises luxueuses et des palais urbains, dans des immeubles commerciaux où la façade et l'intérieur partagent un langage baroque continu, ainsi que dans l'architecture religieuse. en pierre de Gobertange, de plan rectangulaire et un niveau, couverte d'une toiture à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. évasée. TourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. d'escalier polygonale, sous toiture en profil de clochePignon dont la forme évoque le profil d'une cloche. coiffée d'un lanternonPetite construction de plan centré, située au faîte du toit.. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. et à encadrement mouluré. ComblesEspace intérieur de la toiture. éclairés par deux grandes lucarnes passantesUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment. à frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire.

Aménagement intérieur. Nef centrale et bas-côtés voûtés en ogivesUn élément est dit brisé, en ogive ou ogival lorsqu’il est composé de deux arcs de cercle se rejoignant en pointe., avec arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. doubleaux en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. ; les voûtes se composent d'une ossature en bois couverte de stucLe stuc est un enduit à base de chaux ou de plâtre et de colle, soit poli et imitant le marbre, soit mat, sculpté et mouluré., imitant les voûtes en briques caractéristiques du XVIIe siècle. Nef séparée des bas-côtés par des colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. dont la base et le tambourRelié à l’axe du moteur, cylindre rainuré sur lequel s’enroulent et se déroulent les câbles de traction de la cabine et du contrepoids., datant de la première phase de construction, sont en pierre de Gobertange et proviennent de l'ancien temple des Augustins. Bases et tamboursMur d'une tour circulaire, ovale ou polygonale, sur lequel repose une coupole. des colonnesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. appartenant à la deuxième phase de construction en pierre bleue. Ces différents supports ont les mêmes chapiteauxCouronnement orné ou mouluré, d’une colonne, d’un pilier ou d’un pilastre. à motif végétal en léger relief. À la croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. du transept, des piliersSupport vertical de plan carré. composites marquent l'espace ; dans le chœur, pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Murs intérieurs peints, à l'origine, en imitation de maçonnerie de pierre de couleur gris jaune. Sols composés d'un parquet à bâtons rompus, traversés d'allées en pierre bleue.
Mobilier principal. En provenance du temple des Augustins : vingt-deux dalles funéraires dans le transept et les collatéraux ; statues en bois polychrome de sainte Monique et saint Augustin dans la nef centrale (XVIIe siècle ?) ; relief polychrome aux armes de Philippe IV d'Espagne (millésimé 1642), situé au-dessus du buffet d'orgue. Autres éléments d'intérêt : six confessionnaux en chêne, du milieu du XVIIIe siècle, surmontés par un chemin de croix en terre cuite constitué de quatorze hauts-reliefs dans des encadrements néo-RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés. Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique. Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et évocation historique. Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques ou lucarnes sous fronton., fin du XIXe siècle ; maître-autel en marbre blanc de Skyros, par le sculpteur J. Devroy, vers 1945 ; grand orgue de style néoclassiqueDe 1775 aux années 1840. Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure, en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années 1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne structure portante intérieure étant conservée. Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo. Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France », contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe siècle. La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement d'inspiration classique. Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons, guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte. À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange, 1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le réaménagement des environs des anciennes portes de la ville. Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son langage formel sobre. Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe siècles, puisant ses origines dans la Renaissance., réalisé en 1938 par le facteur Georges Haupt (grand-duché de Luxembourg).
Depuis 2005 (propriété du CPAS de Bruxelles) : exceptionnelle chaire de vérité et autel en chêne, réalisés vers 1845 par le sculpteur anversois Jean-François Van Hool. Ces deux prestigieuses pièces provenaient initialement de la chapelle de l'hôpital Saint-Jean, boulevard du Botanique. Rachetées par le Conseil des Hospices en 1861, elles sont transférées dans la chapelle de l'hôpital Brugmann en 1937.

Vitraux.
-Vitraux des quatre premières travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de la nef : réalisés par le maître-verrier L. De Contini et posés en 1895, lors de la première phase de construction de l'église.
Au rez-de-chaussée, médaillonCartouche rond ou ovale. central avec figure de saint en buste, encadrée par un décor architectural à volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc. néo-baroquesLe style néo-baroque à Bruxelles s'est développé entre 1880 et 1914 environ, dans le cadre plus large de l'éclectisme qui a dominé l'architecture belge au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Ce style reprend les formes, les compositions et les effets expressifs du baroque du XVIIe siècle, mais les transpose dans le contexte urbain et bourgeois de la fin du XIXe siècle. Contrairement au néoclassicisme plus rationnel ou aux styles « néo », le néo-baroque se distingue par son dynamisme, sa richesse plastique et son abondance ornementale. À Bruxelles, l'émergence du néo-baroque est étroitement liée à la politique d'embellissement et de représentation menée sous le règne du roi Léopold II, qui a encouragé la construction de boulevards monumentaux, de théâtres, de musées et de maisons bourgeoises prestigieuses dans lesquels ce langage formel exubérant offrait un moyen approprié de glorification urbaine et nationale. La caractéristique du néo-baroque bruxellois est une théâtralité prononcée dans la composition des façades, où le mouvement, l'asymétrie et l'articulation plastique occupent une place centrale. Le style se caractérise par des frontons cintrés et brisés, des corniches richement profilées, des colonnes ou pilastres lourds, souvent jumelés, avec des chapiteaux corinthiens ou composites, des cartouches, des guirlandes, des festons, des putti et des mascarons. En outre, la pierre naturelle est combinée de manière décorative avec l’enduit, et les lignes fortement sculpturales font pour ainsi dire ressortir la façade en relief. Le style fonctionne ainsi comme un moyen d'expression de la représentation urbaine, où l'ornement et la structure se fondent en un tout scénographique. À Bruxelles, le néo-baroque se retrouve dans des contextes très variés : dans des bâtiments publics tels que les théâtres, les banques et les ministères, dans des maisons bourgeoises luxueuses et des palais urbains, dans des immeubles commerciaux où la façade et l'intérieur partagent un langage baroque continu, ainsi que dans l'architecture religieuse. ; les teintes utilisées sont très claires et peu variées, presque en grisailleDécor monochrome en camaïeu de gris..
-Vitraux de la cinquième travée reprenant ce modèle, réalisés par le maître-verrier Peyes d'Anvers en 1908, lors de l'agrandissement de l'église.
Côté nord ils représentent (de gauche à droite) saint Louis, Vierge à l'enfant, sainte Adèle, saint Félix, sainte Anne ; côté sud (de droite à gauche), saint Hubert, saint Joseph, saint Antoine de Padoue, saint Charles Borromée et sainte Barbe.
À l'étage, vitraux peints en grisailleDécor monochrome en camaïeu de gris. par les ateliers Henri Brigode fils de Bruxelles.
-Vitraux du transept et du chœur. Inaugurés en 1938, ils ont été réalisés par l'atelier bruxellois du maître-verrier Florent Prosper Colpaert, d'après les cartons du peintre Louis Charles Crespin, à la demande de l'Ordre de Malte et d'Albert Michiels, chanoine titulaire de l'église. Vitraux de style néo-baroqueLe style néo-baroque à Bruxelles s'est développé entre 1880 et 1914 environ, dans le cadre plus large de l'éclectisme qui a dominé l'architecture belge au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Ce style reprend les formes, les compositions et les effets expressifs du baroque du XVIIe siècle, mais les transpose dans le contexte urbain et bourgeois de la fin du XIXe siècle. Contrairement au néoclassicisme plus rationnel ou aux styles « néo », le néo-baroque se distingue par son dynamisme, sa richesse plastique et son abondance ornementale. À Bruxelles, l'émergence du néo-baroque est étroitement liée à la politique d'embellissement et de représentation menée sous le règne du roi Léopold II, qui a encouragé la construction de boulevards monumentaux, de théâtres, de musées et de maisons bourgeoises prestigieuses dans lesquels ce langage formel exubérant offrait un moyen approprié de glorification urbaine et nationale. La caractéristique du néo-baroque bruxellois est une théâtralité prononcée dans la composition des façades, où le mouvement, l'asymétrie et l'articulation plastique occupent une place centrale. Le style se caractérise par des frontons cintrés et brisés, des corniches richement profilées, des colonnes ou pilastres lourds, souvent jumelés, avec des chapiteaux corinthiens ou composites, des cartouches, des guirlandes, des festons, des putti et des mascarons. En outre, la pierre naturelle est combinée de manière décorative avec l’enduit, et les lignes fortement sculpturales font pour ainsi dire ressortir la façade en relief. Le style fonctionne ainsi comme un moyen d'expression de la représentation urbaine, où l'ornement et la structure se fondent en un tout scénographique. À Bruxelles, le néo-baroque se retrouve dans des contextes très variés : dans des bâtiments publics tels que les théâtres, les banques et les ministères, dans des maisons bourgeoises luxueuses et des palais urbains, dans des immeubles commerciaux où la façade et l'intérieur partagent un langage baroque continu, ainsi que dans l'architecture religieuse. inspirés par les techniques du XVIIe siècle : utilisation abondante d'émaux sur de grandes surfaces de verre et réseau de plomb réduit à sa plus simple expression.
Les vitraux reprennent des scènes bibliques et de saints ; trois d'entre eux se réfèrent en particulier aux familles belges appartenant à l'Ordre de Malte, identifiées par leurs armes.
-vitrail du transept sud : daté 1938 et signé « L. C. Crespin inv. et del. colpaert fec ». Au centre, saint Georges terrassant le dragon incarne l'idéal chevaleresque. Décor héraldique des chevaliers de l'Ordre de Malte.
-vitrail du transept nord : daté 1938 et signé « L. C. Crespin inv. et del. colpaert fec ». Composition semblable à celle du vitrail du transept nord. Groupe central formé par le pape Célestin III imposant la barrette cardinalice à saint Albert de Louvain, évêque de Liège et saint patron du président de l'Association le prince Albert de Ligne, du chanoine titulaire de l'église Albert Michiels et du roi Albert Ier. Décor héraldique des chevaliers de l'Ordre de Malte.
-vitrail du chœur : derrière le maître-autel, dans l'axe de la nef, représentation du baptême du Christ : Jésus au bord du Jourdain se soumet au baptême auquel saint Jean-Baptiste, patron de l'Ordre de Malte, convie la population. Au bas, un cartoucheDécor composé d’une table plane ou bombée, aux contours généralement sinueux, bordée d’un décor sculpté et/ou d’une mouluration, et sur laquelle prend parfois place un blason ou une inscription. Le médaillon est un cartouche rond ou ovale. portant l'inscription « d.d. rev canon. Alvertvs michiels. ordin. melitens. capell. convent. ad non. hvjvs ecclesiae pastor. anno dni mcm xxxvii » est appuyé, à gauche, par la croix pleine de l'Ordre, à droite, par l'emblème de la paroisse (sur champ de gueules, la croix de Malte d'argent à huit pointes, chargée de trois meubles symboles de la Trinité un et deux ; en dextre et senestre du chef, respectivement les armes d'Ixelles et de Saint-Gilles).
Classement 10.11.1955
Sources
Archives
Archives de la fabrique d'église de la Sainte-Trinité, fonds non classé.
Ouvrages
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Église de la Sainte-Trinité à Bruxelles. Dossier d'expertise et annexe, Bureau Origin Engineering & Architecture, Bruxelles, mai 2004.Communes d'Ixelles et de Saint-Gilles. Étude pour la conservation des vitraux de la nef et de la façade occidentale de l'église de la Trinité, étude inédite, Bruxelles, Institut Royal du Patrimoine Artistique, s.d. (2005).
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