Typologie(s)

maison d’architecte

Intervenant(s)

Théo VAN RYSSELBERGHEpeintre1912

Statut juridique

Classé depuis le 05 juin 1997

Styles

Art nouveau
Éclectisme

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Ixelles (DMS-DML - 2005-2015)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2005-2007

id

Urban : 16791
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Description

Maison bourgeoise de style éclectique, d'inspiration Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise., 1912.

La maison compte parmi les dernières réalisations de l'architecte, frère du peintre néo-impressionniste Théo Van Rysselberghe.

Façade éclectique d'inspiration Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise., mêlant des éléments puisés dans la tradition médiévale, la RenaissanceLe style néo-Renaissance (de 1860 à 1914 environ) puise son inspiration dans l'architecture de la Renaissance, un courant artistique né en Italie au XVe siècle qui cherchait à ressusciter l’architecture de l'Antiquité gréco-romaine. ou encore le style baroque.

Non attenant à droite, l'immeuble est conçu comme une maison d'angle malgré deux contraintes importantes : une parcelle particulièrement étroite et une façade arrière aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre.. La maison est flanquée à droite d'une petite cour masquée par un mur de clôture.
Élévation singulière de trois niveaux, sous haute toiture mansardée, comprenant deux façades reliées par une tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. d'angle en forte saillie, coiffée d'un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. profilé en cloche et abritant la cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier.. La tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. d'angle, se développant au-dessus de l'entrée, ainsi que l'oriel sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. d'inspiration Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise., permettent de pallier l'étroitesse de la parcelle.
La peinture actuelle de la façade recouvre une maçonnerie de larges pierres bleues. Les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. sont de formes variées : oblongues à angles coupés, rectangulaires, à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. ou surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle.. Celles de la tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. sont jumelées par trois ; leur disposition rappelle le mouvement de l'escalier qu'elles éclairent.
Mansarde percée de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres.. MenuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. d'origine.

Intérieur
Aujourd'hui divisé en appartements, il a cependant conservé une partie de sa distribution originelle ainsi que l'escalier de bois en colimaçon, dont la cage a été décorée par Théo Van Rysselberghe.

Classement 05.06.1997

Sources

Archives
ACI/Urb. 206-83.

Ouvrages
BORSI, F., WIESER, H., Bruxelles capitale de l'Art Nouveau, trad. fr. J.-M. Van der Meerschen, 2e éd., Mark Vokaer éd., Bruxelles, 1992 (Collection Europe 1900), pp. 167-170, 184-192, 377.
CULOT, M., VAN LOO, A., Musée des Archives d'Architecture Moderne, AAM, Bruxelles, 1986, p. 390.
VAN GOETHEM, Octave Van Rysselberghe …een legende (onuitgeg. verhandeling), Sint-Lukas, 1984, p. 255.
Monument et sites protégés, éd. Mardaga, Région de Bruxelles-Capitale, 1999, p. 104.

Périodiques
STEVENS, J., HENVAUX, E., « Octave Van Rysselberghe », A+, 16, 1975, pp. 16-51.
DUMONT, A., « Notice sur Octave Van Rysselberghe », Annuaire de l'Académie royale de Belgique, 1952, pp. 147-164.

Arbres remarquables à proximité