Avenue légèrement courbe, comprise entre l'avenue de Tervueren et l'avenue Jules César, ouverte et lotie dans le cadre de la construction du quartier du Bemel, d'après l'arrêté royal du 23.07.1925 (voir avenue Jules César).

Ses constructions résidentielles, séparées de la voirie par une zone de jardinets, se composent essentiellement de villas, jumelées ou indépendantes, de maisons mitoyennes, uni- ou plurifamiliales. Les gabarits sont relativement imposants avec généralement des volumes de deux niveaux sous toit mansardé ou plat ; les matériaux les plus courants en façade sont la brique rehaussée de pierre blanche et/ou bleue. Le bâti s'est principalement développé à la fin des années 1920 et au début des années 1930 ; on trouve ponctuellement des exemples d'architecture postérieurs à la Seconde Guerre mondiale.

Le style Beaux-Arts est bien représenté dans cette avenue comme en témoignent les no 9 (architecte R. Thery, 1931), no 11 (architecte V. Van Haelen, 1928), no 12 (architecte M. Hayninx, 1930), no 13 (architecte J. Reuter, 1927), no 19 (1929), no 28 (architecte J. L. Desmettre, 1928), no 39 (architecte Dubois, 1928) et no 42, (architecte A. Mineur, 1931). Il est dans quelques cas teinté d'éléments Art Déco comme par exemple au no 24 (architecte Albert Hevent, 1928), ou au no 40 (architecte Gaspard Devalck, 1928). À côté de ces constructions, d'autres bâtiments se distinguent par un caractère Art Déco ou moderniste affirmé, comme la remarquable villa Gosset dessinée par l'architecte Adrien Blomme en 1928 (voir no 21-23), ou encore, dans un registre beaucoup plus modeste une villa jumelée de 1932 au no 3.

Dans les années 1950-1960, le front de rue est complété par l'érection d'habitations plurifamiliales imposantes, au vocabulaire architectural proche des exemples de l'entre-deux-guerres. C'est le cas des nos 4 (architecte J. Van De Putte, 1969), 6 (architecte J. t'Sas, 1950) ou encore des nos 8, 10 (architecte A. Wemmaekers, respectivement en 1968 et 1953).

Pour conclure, notons quelques parcelles non bâties ou qui le furent récemment, comme le no 25, (architecte Edward t'Serclaes, 2000) ou le no 37 (Atelier d'Architecture Kropek-Verbeeck, 1996).
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACWSP/Urb. : 158 (1932) ; : 135 (1969) ; : 624 (1950) ; 8 : 180 (1968) ; : 40 (1931) ; 10 : 382 (1953) ; 11 : 307 (1928), 392 (1956) ; 12 : 174 (1930) ; 13 : 212 (1927) ; 19 : 100 (1929) ; 24 : 389 (1928) ; 28 : 133 (1928) ; 37 : 98 (1996) ; 39 : 57 (1928) ; 40 : 73 (1928) ; 42 : 86 (1931).