Typologie(s)
église/cathédrale/basilique
Intervenant(s)
Jan WINDELS – architecte – 1956
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
modernisme d'après-guerre
Inventaire(s)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
Recherches et rédaction
2016, 2026
id
Urban : 26261
Description
Chapelle
de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé., architecte Jan Windels, réalisée par la Kunstwerkstede
Gebroeders De Coene (atelier à Courtrai), 1956. Jan Windels était le fils
de Georges Windels, collaborateur de De Coene.
Historique
Afin de répondre au souhait de la communauté catholique néerlandophone du quartier Coin du Balai à Watermael-Boitsfort de disposer de son propre lieu de prière, le prêtre R. Van Dormael et l’association décanale de Boitsfort ASBL demandent en 1956 à la commune l’autorisation de construire une chapelle provisoire, Regina Caeli, sur un terrain appartenant à la fabrique d’église de l’église Saint-Clément.
Pour cette construction provisoire, une méthode de construction rapide utilisant des éléments préfabriqués est choisie. L’architecte courtraisien Jan Windels s’est probablement inspiré d’une précédente réalisation, la chapelle Saint-Laurent construite en 1955 à Lokeren, avec laquelle il a remporté le premier prix d’un concours national d’architecture pour l’utilisation du bois et qui a été présentée à l’exposition Le bois, l’ami de l’homme au Palais des Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. de Bruxelles.
La structure de la chapelle de Lokeren se composait d’une charpente en bois exceptionnelle en épicéa rouge du Nord, constituée de grandes arches paraboliques en bois lamellé-collé (glulam). L’ensemble de la construction a été préfabriqué dans les ateliers de la Kunstwerkstede Gebroeders De Coene à Courtrai.
La chapelle de Watermael-Boitsfort est presque identique à celle de Lokeren et a été érigée en seulement quatre mois. Comme son équivalent à Lokeren, elle se caractérise par une double articulation à la base et repose sur des fondations en béton. La structure est préfabriquée et composée de deux parties reliées au faîteFaîte. Partie la plus élevée d'un élément. Faîtier. Disposé au faîte du bâtiment. Faîtage. Couverture du faîte du toit.. Les pannes relient les fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension., tandis qu’un voligeageVoligeage. Planchéiage sur lequel est fixée la couverture du toit. Les planches formant le voligeage se nomment les voliges. en épicéa rouge avec assemblages à rainure et languette forme la voûte. La différence réside dans la position du clocher : à Lokeren, il se situait au centre de l’entrée, tandis qu’à Watermael-Boitsfort il se trouvait à droite de la chapelle et était isolé. Cette tour a toutefois été démolie en 1978 sur ordre du bourgmestre.
Description
Le bâtiment de forme parabolique présente un plan en losange de 15 sur 24 mètres et est partiellement encaissé dans un talus. Il est accessible par un escalier. À droite se trouvait à l’origine le clocher.
Les fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. en bois lamellé-collé reposent sur des fondations peu profondes en pieux de béton. À l’origine, le bâtiment était entouré de panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. bakélisés reposant sur un soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. maçonné goudronné noir. En 1963, les murs latéraux, y compris le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., sont revêtus d’un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. en briques jaunes.
La façade avant se caractérise par une grande baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrée dans laquelle une forme de croix est réalisée à l’aide de verre teinté jaune. Les façades latérales comprend des baies en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau. avec des dalles de verre agrémentées de quelques accents colorés.
Le bois lamellé-collé et les menuiseriesÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. d’origine de la façade avant sont peints en blanc. La couverture était initialement en roofing rouge, remplacé par la suite par des plaques ondulées vertes.
L’intérieur se compose d’un seul grand espace. De part et d’autre du sas d’entrée se trouvaient à l’origine deux confessionnaux, aujourd’hui remplacés par des parois coulissantes. À l’arrière se trouve l’autel sur une estrade, avec la sacristie à droite et un local de rangement à gauche. Cette disposition a été modifiée au fil des années : l’estrade a été agrandie par une extension centrale et des panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. en bois supplémentaires ont été placés derrière l’autel.
À l’intérieur, les éléments en lamellé-collé ne sont pas peints. Des nattes de roseau ont été placées entre les lattes du plafond.
Motivation de la sélection à l’inventaire
Intérêt historique
La chapelle est représentative de la typologie de bâtiment religieux provisoire de l’après-guerre. Après la Seconde Guerre mondiale, une période de dynamisme et de renouveau s’ouvre, au cours de laquelle l’Église adapte son fonctionnement à la société moderne.
Dans la Région, la chapelle constitue un exemple rare du principe de construction rapide utilisant de nouveaux composants préfabriqués de la Kunstwerkstede Gebroeders De Coene à Courtrai.
Elle possède également une importante valeur contextuelle dans le cadreSystème de sécurité suspendu sous la cabine. Il déclenche la commande de parachute qui arrête la cabine en cas de rencontre d’un obstacle à la descente. du développement de la vie paroissiale néerlandophone du quartier du Coin du Balai à Watermael-Boitsfort.
Intérêt artistique
La chapelle est représentative du modernismeLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. d’après-guerre dont elle reprend les principales caractéristiques: esthétique sobre, lignes simples, peu d’ornements, grandes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., diversité des matériaux (matières, couleurs, textures), usage d’éléments préfabriqués. Elle a conservé une grande partie de son intégrité et de son authenticité. Le bâtiment présente une expressivité particulière.
L’édifice est représentatif de l’œuvre de l’architecte Jan Windels, qui a conçu une chapelle similaire à Lokeren, primée dans un concours d’architecture. Les deux bâtiments occupent une place particulière dans son œuvre.
Intérêt social
La chapelle est un exemple représentatif d’un lieu de prière d’après-guerre faisant partie des équipements communautaires locaux. Elle a joué un rôle important pour la communauté catholique néerlandophone du quartier du Coin du Balai, dépendante de la fabrique d’église de l’église Saint-Clément.
Intérêt technique
La chapelle illustre une technique de construction innovante utilisant des fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. en bois lamellé-collé, fabriquées dans les ateliers de la Kunstwerkstede Gebroeders De Coene à Courtrai.
Historique
Afin de répondre au souhait de la communauté catholique néerlandophone du quartier Coin du Balai à Watermael-Boitsfort de disposer de son propre lieu de prière, le prêtre R. Van Dormael et l’association décanale de Boitsfort ASBL demandent en 1956 à la commune l’autorisation de construire une chapelle provisoire, Regina Caeli, sur un terrain appartenant à la fabrique d’église de l’église Saint-Clément.
Pour cette construction provisoire, une méthode de construction rapide utilisant des éléments préfabriqués est choisie. L’architecte courtraisien Jan Windels s’est probablement inspiré d’une précédente réalisation, la chapelle Saint-Laurent construite en 1955 à Lokeren, avec laquelle il a remporté le premier prix d’un concours national d’architecture pour l’utilisation du bois et qui a été présentée à l’exposition Le bois, l’ami de l’homme au Palais des Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte. de Bruxelles.
La structure de la chapelle de Lokeren se composait d’une charpente en bois exceptionnelle en épicéa rouge du Nord, constituée de grandes arches paraboliques en bois lamellé-collé (glulam). L’ensemble de la construction a été préfabriqué dans les ateliers de la Kunstwerkstede Gebroeders De Coene à Courtrai.
La chapelle de Watermael-Boitsfort est presque identique à celle de Lokeren et a été érigée en seulement quatre mois. Comme son équivalent à Lokeren, elle se caractérise par une double articulation à la base et repose sur des fondations en béton. La structure est préfabriquée et composée de deux parties reliées au faîteFaîte. Partie la plus élevée d'un élément. Faîtier. Disposé au faîte du bâtiment. Faîtage. Couverture du faîte du toit.. Les pannes relient les fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension., tandis qu’un voligeageVoligeage. Planchéiage sur lequel est fixée la couverture du toit. Les planches formant le voligeage se nomment les voliges. en épicéa rouge avec assemblages à rainure et languette forme la voûte. La différence réside dans la position du clocher : à Lokeren, il se situait au centre de l’entrée, tandis qu’à Watermael-Boitsfort il se trouvait à droite de la chapelle et était isolé. Cette tour a toutefois été démolie en 1978 sur ordre du bourgmestre.
Description
Le bâtiment de forme parabolique présente un plan en losange de 15 sur 24 mètres et est partiellement encaissé dans un talus. Il est accessible par un escalier. À droite se trouvait à l’origine le clocher.
Les fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. en bois lamellé-collé reposent sur des fondations peu profondes en pieux de béton. À l’origine, le bâtiment était entouré de panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. bakélisés reposant sur un soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. maçonné goudronné noir. En 1963, les murs latéraux, y compris le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., sont revêtus d’un parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. en briques jaunes.
La façade avant se caractérise par une grande baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrée dans laquelle une forme de croix est réalisée à l’aide de verre teinté jaune. Les façades latérales comprend des baies en bandeauFenêtre percée sur une grande partie de la largeur de la façade et formant visuellement un bandeau. avec des dalles de verre agrémentées de quelques accents colorés.
Le bois lamellé-collé et les menuiseriesÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. d’origine de la façade avant sont peints en blanc. La couverture était initialement en roofing rouge, remplacé par la suite par des plaques ondulées vertes.
L’intérieur se compose d’un seul grand espace. De part et d’autre du sas d’entrée se trouvaient à l’origine deux confessionnaux, aujourd’hui remplacés par des parois coulissantes. À l’arrière se trouve l’autel sur une estrade, avec la sacristie à droite et un local de rangement à gauche. Cette disposition a été modifiée au fil des années : l’estrade a été agrandie par une extension centrale et des panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. en bois supplémentaires ont été placés derrière l’autel.
À l’intérieur, les éléments en lamellé-collé ne sont pas peints. Des nattes de roseau ont été placées entre les lattes du plafond.
Motivation de la sélection à l’inventaire
Intérêt historique
La chapelle est représentative de la typologie de bâtiment religieux provisoire de l’après-guerre. Après la Seconde Guerre mondiale, une période de dynamisme et de renouveau s’ouvre, au cours de laquelle l’Église adapte son fonctionnement à la société moderne.
Dans la Région, la chapelle constitue un exemple rare du principe de construction rapide utilisant de nouveaux composants préfabriqués de la Kunstwerkstede Gebroeders De Coene à Courtrai.
Elle possède également une importante valeur contextuelle dans le cadreSystème de sécurité suspendu sous la cabine. Il déclenche la commande de parachute qui arrête la cabine en cas de rencontre d’un obstacle à la descente. du développement de la vie paroissiale néerlandophone du quartier du Coin du Balai à Watermael-Boitsfort.
Intérêt artistique
La chapelle est représentative du modernismeLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. d’après-guerre dont elle reprend les principales caractéristiques: esthétique sobre, lignes simples, peu d’ornements, grandes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., diversité des matériaux (matières, couleurs, textures), usage d’éléments préfabriqués. Elle a conservé une grande partie de son intégrité et de son authenticité. Le bâtiment présente une expressivité particulière.
L’édifice est représentatif de l’œuvre de l’architecte Jan Windels, qui a conçu une chapelle similaire à Lokeren, primée dans un concours d’architecture. Les deux bâtiments occupent une place particulière dans son œuvre.
Intérêt social
La chapelle est un exemple représentatif d’un lieu de prière d’après-guerre faisant partie des équipements communautaires locaux. Elle a joué un rôle important pour la communauté catholique néerlandophone du quartier du Coin du Balai, dépendante de la fabrique d’église de l’église Saint-Clément.
Intérêt technique
La chapelle illustre une technique de construction innovante utilisant des fermesLa ferme est un assemblage de pièces généralement en forme de triangle, situé dans un plan perpendiculaire à celui des versants du toit, et constituant l’ossature de la charpente. La fermette est une ferme de petite dimension. en bois lamellé-collé, fabriquées dans les ateliers de la Kunstwerkstede Gebroeders De Coene à Courtrai.
Sources
Archives
ACWB/Urb. 15581 (1956); 17873 (1963)
Publications
DEVOS, R., «Une nouvelle image pour un matériau connu. La promotion et
l’application du bois comme matériau de construction moderne à Bruxelles»,
Aménagement du territoire en question. Actes de colloques. Engineering du
patrimoine. 150 ans d’innovation structurelle à Bruxelles. Journée d’étude
du 7 juin 2011, organisée par la VUB, l’ULB et le CIVA, Ministère de la Région
de Bruxelles-Capitale, Administration de l’Aménagement du territoire et du
Logement, Bruxelles, 2011, pp. 31–36.
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