Typologie(s)

maison et atelier d’artiste

Intervenant(s)

Styles

Éclectisme
Néo-Renaissance flamande
Éclectisme d'inspiration pittoresque

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Schaerbeek (Apeb - 2010-2015)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2010-2012

id

Urban : 20651
voir plus

Description

Maison et atelier de style éclectique d'inspirations néo-Renaissance flamandeLe style Renaissance flamande (XVIe s.) mêle des éléments inspirés de la Renaissance italienne à l’héritage architectural médiéval local. Le style néo-Renaissance flamande (de 1860 à 1914 environ) cherche à ressusciter cette architecture, à la faveur de l’émergence du nationalisme belge. Il se caractérise par des élévations en briques et pierres et des formes caractéristiques (pignons, tourelles, logettes). et pittoresque, conçus pour l'artiste-peintre Georges Léonard de Saint Cyr, comme l'indique l'inscription «Villa / Saint-Cyr.» sur le mur de clôture. Millésime «ANNO 1885» en façade latérale de l'habitation.

Implantée perpendiculairement à la rue, habitation de deux niveaux sous toit en bâtièreToit à deux versants., reliée par un volume d'un seul niveau à usage de bureau, à l'atelier arrière, également sous toit en bâtièreToit à deux versants., implanté, lui, parallèlement à la voirie.

Habitation à élévation en briques rouges rehaussées de pierre bleue et de simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche aujourd'hui peinte.
À rue, façade de deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inégales sous pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc.. Fenêtres du rez-de-chaussée grillées, la principale en T, à traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. et jourOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. Balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage..
Latéralement, façade de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., l'axiale d'entrée, sous pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. percé d'un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale.. Rez-de-chaussée aujourd'hui peint. Avant-corps à chaque travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. : rectangulaire et limité au rez-de-chaussée à gauche et dans l'axe, le second précédé d'un emmarchement, de deux niveaux à droite, de plans respectivement trapézoïdal et rectangulaire. En 1993, élargissement des fenêtres du rez-de-chaussée et ajout d'une terrasse.
Frise d'entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. à carreaux de cimentCarreaux polychromes, réalisés en ciment teint dans la masse, formant un carrelage ou agencés en frise sur une façade.. PignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à fermette débordante et épi de faîtage. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en grande partie conservés ; à rue, fenêtre principale du rez-de-chaussée garnie de vitraux, celles des étages à vitrage coloré mis en plomb.
Intérieur subdivisé en plusieurs logements en 1993.
À gauche, mur de clôture à partie supérieure ajourée à gauche, dotée d'une balustradeGarde-corps composé de balustres, c’est-à-dire de petits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire. de bois à droite. Il intègre une porte à deux vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. à penturesLongues bandes de fer fixées à plat sur le battant d'une porte ou d'un volet, de manière à en soutenir les gonds. Les pentures sont souvent décoratives. Elles participent également à l'assemblage des planches du vantail. sous petit toit en bâtièreToit à deux versants..

Rue Thomas Vinçotte 42, élévation à rue, ACS/Urb. 255-42 (1884).

Sur la propriété, qui s'étendait autrefois jusqu'à l'avenue Clays, Georges Léonard de Saint Cyr avait également fait bâtir un hangar en 1887 puis quatre serresBâtiment indépendant, à parois translucides, où l’on abrite les plantes l’hiver et cultive des végétaux sensibles au froid. Contrairement au jardin d’hiver, la serre ne constitue pas une pièce de vie. en 1898, auxquelles on accédait également à partir de 1900 par une étroite maison avenue Clays (voir no67). Lors du percement de la rue Artan entre 1907 et 1909, le terrain fut coupé en deux.

Dès 1900, la maison-atelier fut rachetée par un autre peintre, Herman Richir. Celui-ci acquit également la parcelle voisine et y fit construire, en 1909, une maison dont la façade s'inscrit dans le prolongement de la première (voir no44).

Sources

Archives
ACS/Urb. 54-164; 255-42.

Ouvrages
VAN SANTVOORT, L., Het 19de-eeuwse kunstenaarsatelier in Brussel (thèse de doctorat, section Histoire de l'Art et Archéologie), VUB, Bruxelles, 1995-1996, 1884/2.

Arbres remarquables à proximité