Typologie(s)
maison bourgeoise
rez-de-chaussée commercial
maison ou immeuble de rapport
rez-de-chaussée commercial
maison ou immeuble de rapport
Intervenant(s)
INCONNU - ONBEKEND – 1912
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Éclectisme
Néo-Renaissance flamande
Inventaire(s)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Schaerbeek (Apeb - 2010-2015)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Paysager Un paysage est un espace, tel que perçu par l’homme, dont le caractère est le résultat de l’action et de l’interaction de facteurs naturels et/ou humains. Il s’agit d’une notion d’échelle qui est composée de divers éléments (patrimoniaux), dont chacun peut avoir ou non une valeur intrinsèque, mais qui se combinent pour créer un ensemble plus vaste de valeur ajoutée et sont perçus comme tels à une certaine distance. Les vastes panoramas urbains constituent le paysage par excellence, comme la vue sur la ville basse de Bruxelles depuis la place Royale, mais de tels sites composés de différents éléments peuvent également exister à plus petite échelle.
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2010-2012
id
Urban : 20283
Description
Formant l'angle avec la rue Frans Binjé, ensemble de deux maisons de style éclectiquePériode : env.
1840-1914.
L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de
styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes
mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette
tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans
le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840
et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec
des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin
d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de
l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une
tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en
utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de
la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement
à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est
en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands
magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à
l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale
dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles).
Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque
style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut
évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice
religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais
de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le
prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel,
conçu pour représenter les valeurs d’une institution.
Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie
et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent
avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé,
céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé.
Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte
d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher
son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période
où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme
traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du
passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les
intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique,
escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et
parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz).
La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison
bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales
sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large –
sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en
travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur
(de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois
dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe
siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des
pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des
ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les
enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le
cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons
sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires
différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des
enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même
gabarit.
Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique
sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie
des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées,
enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons,
logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades
sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique
(enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en
pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art
nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe
« coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou
croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps,
colombages, fermes apparentes), etc.
Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la
Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise
perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus
tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement
tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme :
des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de
style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de
l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées
d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou
régionaliste (voir éclectisme tardif). d'inspiration Renaissance flamandefin XVe siècle -
début XVIIe siècle.
Le style Renaissance flamande s'est développé dans
les Pays-Bas méridionaux à l'époque des Habsbourg. Elle apparaît à une période
de prospérité économique et de renouveau artistique et combine l'architecture
médiévale traditionnelle avec des éléments novateurs issus de la Renaissance
italienne.
D'une part, ce style se caractérise par des constructions en brique et en grès
locaux, souvent dotées de pignons à gradins, de fenêtres à croisées et de
bandeaux. D'autre part, il intègre un riche répertoire décoratif italien avec
des frontons, des arabesques, des colonnes et des pilastres. Le style Renaissance
flamande est surtout connu pour ses imposants hôtels de ville en Flandre :
celui d'Anvers, construit entre 1561 et 1564 par Cornelis Floris De Vriendt,
étant un parfait exemple.
À Bruxelles, seuls quelques bâtiments de cette période ont été conservés. Il
s'agit principalement de bâtiments résidentiels situés dans le centre-ville,
construits à la demande de la cour, de la noblesse et de la haute bourgeoisie.
Cependant, bon nombre de ces bâtiments ont fait l'objet de rénovations ou de
reconstructions importantes. Au cours de la seconde moitié du XIXe
siècle, le style Renaissance flamande a connu un regain d'intérêt à Bruxelles
sous la forme d'un style « néo », faisant référence à l'âge d'or de
l'art et du commerce flamands au XVIIe siècle (voir néo-Renaissance
flamande)., la première à rez-de-chaussée commercial, toutes deux millésimées «1912» au-dessus de l'entrée.
Élévations différenciées, en briques rouges et pierre bleue. SgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. (abimés) figurant des végétaux et bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de pierre à parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. rustique communs aux deux façades. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. et portes remplacés, à l'exception de celle du no93.
Au no89-91, élévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de quatre niveaux. Deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. côté Binjé, deux autres irrégulières et inégales côté Impens, la première à baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. ou à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., la seconde à niveaux décalés. Vitrines à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle., encadrées de pierre bleue. L'angle est marqué par un balcon continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. de plan chantournéUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. sur cinq consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. et par une tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. en bois (renouvelé) et briques, à flèche, sur culotCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues.. Porte d'accès aux appartements jumelée à une fenêtre oblongue, sous une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en dessus de porteUne fenêtre est dite en dessus de porte lorsqu’elle surmonte une porte sans être directement en contact avec elle : la porte est séparée de la fenêtre par un petit pan de mur ou par un entablement ; porte et fenêtre possèdent chacune un encadrement propre. à double croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. et arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. sur aisseliersEn menuiserie, pièce de bois disposée de biais, portant le débordant d’un toit ou d’un auvent. En charpenterie, lien disposé en oblique, soulageant une pièce horizontale et portant sur une pièce verticale..
Au no93, élévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé.. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie.. Certaines baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. formant auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. de profil Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie)., les autres à double meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. en colonnetteUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de pierre ou métallique. LogetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan trapézoïdal, sous terrasse à désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. et grilles en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion..
Élévations différenciées, en briques rouges et pierre bleue. SgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur. (abimés) figurant des végétaux et bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. de pierre à parementRevêtement de la face extérieure d’un mur. rustique communs aux deux façades. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. et portes remplacés, à l'exception de celle du no93.
Au no89-91, élévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de quatre niveaux. Deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. côté Binjé, deux autres irrégulières et inégales côté Impens, la première à baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. ou à meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., la seconde à niveaux décalés. Vitrines à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle., encadrées de pierre bleue. L'angle est marqué par un balcon continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. de plan chantournéUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. sur cinq consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. et par une tourellePetite tour engagée dans un bâtiment, généralement sur un de ses angles. en bois (renouvelé) et briques, à flèche, sur culotCulot ou cul-de-lampe. Support de section décroissante, partiellement engagé dans un mur et portant une charge comme une logette, un balcon, une statue, etc. Le cul-de-lampe est d'ordinaire formé de plusieurs assises, contrairement au culot, habituellement de dimensions plus menues.. Porte d'accès aux appartements jumelée à une fenêtre oblongue, sous une baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en dessus de porteUne fenêtre est dite en dessus de porte lorsqu’elle surmonte une porte sans être directement en contact avec elle : la porte est séparée de la fenêtre par un petit pan de mur ou par un entablement ; porte et fenêtre possèdent chacune un encadrement propre. à double croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. et arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. sur aisseliersEn menuiserie, pièce de bois disposée de biais, portant le débordant d’un toit ou d’un auvent. En charpenterie, lien disposé en oblique, soulageant une pièce horizontale et portant sur une pièce verticale..
Au no93, élévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé.. SoubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie.. Certaines baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. formant auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. de profil Art nouveauPériode : 1890 – 1914 L’Art nouveau est un mouvement artistique qui se développe en Europe principalement entre 1890 et 1910, et manifeste une volonté de rupture avec les styles historiques et l’art académique du XIXe siècle. En Belgique, on situe la naissance de l’Art nouveau à Bruxelles en 1893 avec la construction de l’Hôtel Tassel de Victor Horta (1861-1947) et de la maison personnelle de Paul Hankar (1859-1901). Abandonnant la typologie traditionnelle des trois pièces en enfilade, Horta évide le centre de la maison pour y amener la lumière du jour et, à partir de là, éclate l’espace intérieur. Il développe une esthétique librement inspirée de la flore à laquelle Hankar répond par un langage formel géométrique recherchant davantage les effets colorés procurés par les matériaux et le traitement varié des matières. À partir de ces deux exemples se déclineront deux courants : l’un inspiré du monde végétal avec des lignes courbes et organiques ; l’autre d’inspiration géométrique, au vocabulaire formel plus raide et répétitif. L’Art nouveau s’applique à des programmes très variés (maisons bourgeoises et hôtels de maître, établissements scolaires, logement social, commerces). D’abord conçu pour une bourgeoisie aisée progressiste, le style Art nouveau se démocratise rapidement et devient le vocabulaire à la mode d’une nouvelle génération d’architectes qui met moins l’accent sur la complexité intérieure que sur les façades. L’assouplissement de la structure intérieure de la maison conduit à une organisation plus libre de la façade percée de fenêtres de formes variées, rehaussée de bow-windows, de loggias, de balcons et dont l’aspect se voit modifié par l’introduction de nouveaux matériaux : briques émaillées colorées, mosaïques, céramiques décoratives, colonnettes et linteaux métalliques. L’esprit Art nouveau se limite ainsi souvent à s’intégrer à l’éclectisme au travers des détails décoratifs particulièrement soignés (sgraffites, vitraux, ferronneries, dessin de châssis ou d’un arc de baie)., les autres à double meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. en colonnetteUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. de pierre ou métallique. LogetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan trapézoïdal, sous terrasse à désÉléments de pierre de section sensiblement carrée ou rectangulaire, disposés généralement aux angles d’un balcon. et grilles en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion..
Arbres remarquables à proximité




















