La rue Joseph Coosemans prend naissance au carrefour formé par les avenues Clays et Dailly pour aboutir place de la Patrie. Elle est coupée par la Grande rue au Bois puis par le croisement entre l'avenue Chazal et la rue Auguste Lambiotte.

L'artère est située à cheval sur deux quartiers, dits Monrose et de la Vallée Josaphat, dont les plans d'aménagement sont définitivement ratifiés par l'arrêté royal du 21.04.1906, en même temps que ceux des deux autres nouveaux quartiers de Schaerbeek – de Linthout et Monplaisir-Helmet. Dès 1898, la famille propriétaire des terrains situés entre l'avenue Dailly et la Grande rue au Bois propose d'y céder la superficie nécessaire à l'ouverture d'une rue de quatorze mètres de largeur. L'ouverture de celle-ci, premier tronçon de la future rue Joseph Coosemans, est décidée par l'arrêté royal du 25.08.1900. Le troisième tronçon figure, quant à lui, sur le plan de voiries du quartier de la Vallée Josaphat, approuvé par l'arrêté royal du 10.02.1902. Enfin, la partie médiane de la rue s'inscrit dans celui du quartier Monrose, approuvé par celui du 18.06.1903. Les travaux d'aménagement des deux derniers tronçons sont effectués en 1909-1910.


Dénommée d'abord rue Huart-Hamoir, l'artère reçoit son nom actuel en séance du Collège communal du 16.03.1906. Il rend hommage à un peintre de paysages et de portraits, né en 1828 et décédé à Schaerbeek en 1904.

Rue Joseph Coosemans 49 à 39-39a (photo 2012).

Principalement résidentielle, la rue est bâtie pour sa majeure partie entre 1901 et 1914. Quelques maisons sont d'inspiration néoclassique, tels les nos26 à 32 (1901). La plupart sont toutefois de style éclectique, comme le no105 (1912). De ce style, pointons plusieurs ensembles: les nos39 à 49 (1911), les nos44-46 à 50 et 122 à 126 Grande rue au Bois, les nos52 et 54 (1910), les nos57 à 61 (1909-1910), ainsi que les nos80 à 96, conçus en 1909-1910 pour l'entrepreneur Léonard Matheys. Les quatre premiers numéros de ce dernier ensemble (voir nos80 à 86) forment avec les nos76 et 78 une enfilade particulièrement homogène. Le no107, dessiné en 1914 par et pour l'architecte Henri Verbist, fut doté en 1920 d'un atelier arrière. Teinté d'Art nouveau, le no126 est conçu par l'architecte et entrepreneur René Bartholeyns en 1911. Enfin, l'architecte Ernest Chaineux signe deux maisons dans la rue, marquées par le style néo-Renaissance flamande: le no74 en 1910 et le no99 l'année suivante (voir ce numéro).

Les dernières maisons du côté impair de la rue sont conçues dans les années 1920, dans les styles éclectique, d'inspiration Beaux-Arts ou Art Déco.
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACS/Urb. 26 à 32: 156-26-32; 27: 156-27; 39 à 49: 25-37-49; 52: 156-52; 54: 156-54; 57: 156-57; 59: 156-57, 156-59-61; 61: 156-61; 74: 156-74; 88, 90: 156-88; 92: 156-92; 94: 156-94; 96: 156-96; 105: 156-105; 107: 156-107; 126: 156-126.
ACS/TP 156.
ACS/TP Dénomination des rues II.
ACS/Bulletin communal de Schaerbeek, 1902, p. 654.

Ouvrages
DEBOURSE, X., Schaerbeek. Parcours d'Artistes, Arobase Édition, Bruxelles, 2009, pp. 20-21.
FISCHER, F., Notice sur les grands travaux de Schaerbeek (Premier Congrès international et Exposition comparée des Villes), Bruxelles, Imprimerie Ferdinand Denis, 1913, p. 8 in: Bulletin communal de Schaerbeek, 1913, p. 438.

Cartes / plans
HOUSSA, O., Plan des transformations de la commune de Schaerbeek, 1903 (Maison des Arts de Schaerbeek).
HOUSSA, O., Plan no4. Boulevard de ceinture – Vallée de Josaphat, 09.1904 (ACS/TP).
HOUSSA, O., Quartier Monrose. Plan no1, 1904 (ACS/TP).

Sites internet
Coosemans, Joseph Théodore