Recherches et rédaction

1993-1995

 

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R. Verte

La r. Verte - qui doit son nom, comme la r. de la Prairie à la proximité de pâturages jusqu'au XIXs. - relie le sq. Victoria Regina à la r. de Brabant et au sq. Liedts à Schaerbeek.

Elle suit le tracé de l'un des plus anc. chemins de la commune. Celui-ci, avant la construction de la 2enceinte de Bruxelles au XIVs., rejoignait vraisemblablement la ville par la porte aux Herbes Potagères en empruntant le tracé de l'act. r. du Marais. Le mur de la 2enceinte le força à dévier vers l'E. pour rejoindre la porte de Schaerbeek en formant un coude - la r. Botanique conserve partiellement l'orientation de ce nouveau tracé. En 1425, ce chemin conduisant aux lieux-dits Hasselt et Ten Molken à Saint-Josse fut élargi et amélioré par les soins de la Ville. Au XVIs., il aboutissait aux fortifications de la porte de Schaerbeek.
Le 1er tronçon de l'act. r. Verte, entre la r. de la Rivière et le sq. Victoria Regina, fut projeté dès 1835 et percé v. 1840.

La rue est bâtie de maisons d'esprit néoclassique construites pour certaines dès les années 1830 et pour la plupart dans les années 1840 et 1850, lesquelles furent fortement modifiées par la suite.
À l'angle de la r. de la Rivière s'élevait l'hospice Névraumont bâti sur des plans de 1856 par l'arch. communal E. VANDERAUWERA sur une propriété léguée au bureau de bienfaisance de la commune par J.-N. Névraumont, lequel possédait dans les années 1830 déjà une maison à l'angle de la r. de la Rivière.

Rue Verte, Hospice Névraumont. Projet de 1856 (ACSJ/Urb./TP 111).
Rue Verte, Hospice Névraumont. Projet de 1856 (ACSJ/Urb./TP 111).

D'inspiration néoclassique, ce bâtiment ne comportait qu'un seul niveau, sauf le pavillon central qui en comptait un 2couronné par un fronton. Le r.d.ch. comprenait neuf travées rythmées de pilastres et percées de baies en plein cintre. Celles du 1er étage étaient rect. à encadrement mouluré. L'entrée se faisait par une porte en plein cintre encadrée de pilastres et surmontée d'un fronton. Cet hospice a fait place à un immeuble de logements sociaux (1970).
Dans les années 1870, quelques hôtels particuliers (Nos 38-40, 42) ont été bâtis entre la r. Saint-François et la r. de l'Ascension. À signaler aussi, un certain nombre d'immeubles de rapport des années 1920-1930 (Nos 26, 27, 29). À l'emplacement d'un anc. atelier d'imprimerie (1922), dû à l'arch. J. VRANCKX et situé à l'intérieur de l'îlot, fut construit un complexe sportif (Les archers de Saint-Josse). Un passage ouvert sur les terrains de deux maisons démolies (Nos 48, 50) permet d'y accéder, ainsi qu'à un jardin public aménagé en 1963 sur une anc. propriété située entre la r. Verte et la r. de la Poste.

Sources

Archives
ACSJ/Urb./TP 111 (1856), 9381 (1922), 11110 (1929), 11665, 17302 (1931).
CC 18.9.1963.

Ouvrages
D'OSTA, J., Dictionnaire historique des faubourgs de Bruxelles, Paul Legrain, Bruxelles, 1989, p.217.
VAN BEMMEL, E., Histoire de Saint-Josse-ten-Noode et de Schaerbeek, Saint-Josse-ten-Noode, 1869, p. 62.
WAUTERS, A., Histoire des environs de Bruxelles, Culture et Civilisation, Bruxelles, 1973, p. 67.

Périodiques
«Hospice Névraumont à Saint-Josse-ten-Noode», in Journal de l'Architecture, 8année, 1854.