La r. Saint-François rejoint la r. Verte à la r. Royale. Elle fut tracée lors de l'urbanisation des quartiers situés de part et d'autre de cette artère prolongée au-delà des boulevards à partir de 1827. Elle s'appelait alors r. de la Montagne par allusion à sa forte pente - son nom act. remonte à 1851.

Dès les années 1830, elle était bordée de petites habitations. Témoins vraisemblables de ce 1er bâti, quelques maisons à un seul étage subsistent encore tels les nos 5, 14, 34, 36. La plupart des maisons furent toutefois modifiées ultérieurement. Simplement exhaussées d'un ou de plusieurs étages, elles ont parfois conservé leur allure néoclassique (No 30). Plusieurs furent totalement reconstruites tels les nos 16 à 24 (1902), 42-44 et 46-48 (1903). Dans le haut de la rue, plusieurs maisons d'inspiration néoclassique ont été construites dans le dern. qu. du XIXe s. (No 76).

Le cœur même des îlots fut très tôt peuplé de maisons ouvrières auxquelles on accédait par des impasses. C'est sur leur emplacement que furent construites une école de filles (No 19) et un bassin de natation (Nos 23-27). Au no 38 subsiste l'allée Wauters.
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACSJ/Urb./TP 6210, 6216, 6255 (1902), 6490, 6491 (1903).
AGR 1397.
CC 6.12.1911.