De la r. Verbist au sq. Armand Steurs, cette artère fut tracée en 1890 de part et d'autre de la tranchée du chemin de fer. L'allée centrale, agrémentée d'une pelouse qui la couvre, ne sera aménagée qu'en 1952.

Le boulevard est bordé d'habitations construites pour la plupart entre 1897 et 1908. De deux travées et deux ou trois niveaux sur caves hautes et sous bâtière, elles sont éclectiques d'inspiration néoclassique (nos 8, 12) ou, le plus souvent, à façade de brique rouge scandée de bandes de briquettes blanches (nos 6 et 7 à 11, construits en 1901 sur base d'un même permis de bâtir, nos 13 et 32). Plusieurs conservent des traces d'un décor en céramique ou de sgraffites, comme les nos 5, 23 et 25. Le revêtement de certaines façades a été renouvelé.

Côté pair prédomine un immeuble d'angle à appartements (nos 2, 4 bd des Quatre-journées et no 54 r. Verbist) construit en 1905, comprenant cinq niveaux pour un total de dix travées dont une biaise.

Dans le dern. tronçon, de part et d'autre et face à la r. de la Ferme, plusieurs immeubles reconstruits ou profondément transformés dans l'immédiat après guerre, conservant un gabarit modeste, caractérisés par des baies rect. et des toits plats (nos 31, 33).
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACSJ/Urb./TP 5322 (1897), 5750 (1899), 6000 à 6002 (1901), 6323 (1902), 6775 (1904), 6889, 6985 (1905), 7707, 7708 (1908).
AR 30.06.1890.