Typologie(s)

établissement scolaire
chapelle

Intervenant(s)

Georges DHAEYERarchitecte1902

Guy GORSENarchitecte1965

Yves STEVENSarchitecte1953

Roger VANDENBRULarchitecte1965

INCONNU - ONBEKEND1876

INCONNU - ONBEKEND1894

INCONNU - ONBEKEND1881

Jean HENDRICKXarchitecte1953

Styles

Éclectisme
Modernisme
Néoclassicisme

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Saint-Gilles (DMS-DML - 1997-2004)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

1997-2004

id

Urban : 7854
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Description

Vaste complexe scolaire implanté dans l'îlot formé par les r. Théodore Verhaegen, Sterckx, de la Perche et l'av. du Parc.

Il dépend de l'Ordre des Filles de Marie, qui s'installe en 1889 dans les locaux de l'Institut Guillaume Lebrocquy, une petite école catholique pour filles qui s'implante dans l'îlot à partir de 1876. La nouvelle école se constitue peu à peu à partir de 1890 et ce durant tout le XXe s., acquérant progressivement divers terrains et constructions, à front de rue et en intérieur d'îlot.

Côté av. du Parc, l'école s'est implantée sur un anc. cimetière juif. La phase de construction la plus intensive s'étend de 1876 à 1902, avec l'édification des bâtiments r. Théodore Verhaeghen et av. du Parc. Le complexe connaît des modifications et constructions mineures durant l'entre-deux-guerres, puis dans les années 1950 et 1960, époque à laquelle sont édifiés les deux bâtiments à front de la r. Sterckx.

Tous ces bâtiments, de différentes périodes, s'articulent les uns par rapport aux autres sans véritable solution de continuité stylistique ni plan d'ensemble. Seuls les bâtiments occupant l'angle des r. de la Perche et Sterckx, celui des r. Sterckx et Théodore Verhaegen ainsi que celui faisant face à la Barrière n'ont pas été englobés dans l'Institut, de même que les nos 16, 18, 20 r. Sterckx.

Institut des Filles de Marie, façades rue Théodore Verhaegen 6-8 (photo 2004).

R. Théodore Verhaegen, la façade act., unifiée, résulte de la réunion de cinq constructions d'inspiration néoclassique, édifiées resp. en 1902 (arch. Georges Dhaeyer), 1876, 1894, 1881 et 1894. Toutes ont trois niveaux et sont couronnées d'une même corniche continue. Au no 6, belle élévation de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.. R.d.ch. en pierre bleue à bossages un sur deux. Porte en travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de g., modifiée en 1961 (arch. Jean Hendrickx). Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiales flanquées de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. aux étages, devancées au 2e niveau d'un balcon continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.. EntablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. enrichi dans l'axe par un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. courbe sur modillonsÉléments décoratifs de forme quelconque, répétés sous une corniche., interrompu par une lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à aileronsÉlément décoratif ordinairement enroulé en S et terminé en volutes, qui s’inscrit dans un angle et forme un adoucissement..

Institut des Filles de Marie, façade rue Sterckx 8-14 (photo 2004).

Au n8-14 r. Sterckx, bâtiment abritant une salle de gymnastique au r.d.ch. et des classes aux étages. Façade de style moderniste, signée et millésimée « (Jean) hendrickx & (Yves) stevens arch. 1953 », de trois niveaux en briques et béton. Elle remplace quatre maisons conçues entre 1874 et 1879. R.d.ch. accusant un léger retrait, scandé de six pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. entre lesquels prennent place des fenêtres en rect. couché et une bouche d'aération surmontée d'un vaste relief à motif rayonnant caractéristique de l'époque, signé « castellani sc(ulptor) ». Étages percés de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade.. Corniche en béton. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à petits-bois.
Au no 22-26 de la même rue, bâtiment de style moderniste, 1965, arch. Roger Vandenbrul, abritant les classes gardiennes. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. modulaire en béton, briques et simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche, de trois niveaux et six travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous corniche largement débordante.

Av. du Parc, mur de clôture sur soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. à taille rustique. Derrière le mur, implanté en biais par rapport à l'avenue, long bâtiment de style éclectique, d'un niveau à l'origine, 1881. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. en briques, de trois niveaux sous mansarde, le 2e établi en 1886, le 3e en 1913 (arch. Georges Dhaeyer), les mansardes, éclairées de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches., en 1928. Dans le prolongement de cette aile, chapelle de 1965, arch. Roger Vandenbrul et Guy Gorsen.

Institut des Filles de Marie, façade avenue du Parc 5-5a (photo 1996).

À front de l'av. du Parc, vers la Barrière, bâtiment d'inspiration néoclassique, arch. Georges Dhaeyer, 1902. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de quatre niveaux, le dern. établi en 1959. R.d.ch. en pierre bleue.

Sources

Archives
ACSG/Urb. r. Théodore Verhaegen : 3776 (1876), 177 (1881), 1333 (1886), 3552 (1894), 2289 (1900), 95 (1902), 203 (1913), 215 (1928), 98 (1959), 65 (1961) ; r. Sterckx 8 : 4358 (1877), 99 (1953) ; 10 : 2519 (1874) ; 12 : 2499 (1874) ; 14 : 6365 (1879) ; 22-26 : 97 (1965).

Collection cartes postales Dexia Banque.

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