Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
immeuble à appartements
Intervenant(s)
GROUPE 4 – bureau d'architectes – 1976
M. OLIVIER – architecte – 1976
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Brutalisme
Inventaire(s)
- Inventaire du patrimoine architectural 1939-1999 (ULB)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Jette - noyau historique (DPC-DCE - 2020-2023)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2022-2023
id
Urban : 40827
Description
Immeuble
à appartements aux influences brutalistesPériode : ca. 1950 – 1980.
Dérivé du modernisme, ce courant émerge après la Seconde Guerre mondiale et se
développe en Belgique vers 1960. Il s’inspire des œuvres tardives de Le
Corbusier, avec leurs formes expressives et brutes. Il se caractérise par
l’usage de maçonneries apparentes et de béton brut, dans lequel l’empreinte du
coffrage est souvent conservée. Les bâtiments ont un aspect massif et imposant,
avec des formes géométriques répétitives et un caractère sobre, voire austère. L’architecture
est conçue de manière fonctionnelle et privilégie la simplicité ainsi que la
lisibilité structurelle.
À Bruxelles, ce style est principalement appliqué aux immeubles de bureaux et
aux immeubles à appartements, souvent sous la forme de grands ensembles, mais
aussi à des églises (dans le contexte du concile Vatican II) et à des bâtiments
publics. Il s’inscrit dans le contexte de l’expansion urbaine de l’après-guerre
en deuxième couronne de la région, marquée par une forte demande en
infrastructures modernes et fonctionnelles. Bien que moins répandu dans le
domaine du logement individuel et des petits immeubles, il a néanmoins
contribué de manière significative au paysage architectural bruxellois de la
seconde moitié du XX? siècle., bureau d’architecture Groupe 4 (architecte
M. Olivier), 1976.
Six niveaux sous toit plat. Façade à retraits successifs pour suivre le tracé du boulevard. ParementRevêtement de la face extérieure d’un mur. en briques brunes, de larges bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. en simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche soulignant les étages. En première et dernière travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., grandes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrées ouvrant sur des balcons à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en verre fumé encadré d’aluminium. Entrée centrale flanquée de deux portes de garage menant au parking. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. en béton débordante. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en aluminium conservés, y compris le verre fumé de leurs parties basses.
Zone de recul avec espaces verts entre lesquels sont aménagés des accès pavés à l’entrée et au parking.
Six niveaux sous toit plat. Façade à retraits successifs pour suivre le tracé du boulevard. ParementRevêtement de la face extérieure d’un mur. en briques brunes, de larges bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. en simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche soulignant les étages. En première et dernière travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., grandes baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrées ouvrant sur des balcons à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en verre fumé encadré d’aluminium. Entrée centrale flanquée de deux portes de garage menant au parking. CornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. en béton débordante. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en aluminium conservés, y compris le verre fumé de leurs parties basses.
Zone de recul avec espaces verts entre lesquels sont aménagés des accès pavés à l’entrée et au parking.
Sources
Archives
ACJ/Urb. J5135 (1976).
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