Typologie(s)

maison d’architecte

Intervenant(s)

Georges HOBÉarchitecte1913

Statut juridique

Inscrit sur la liste de sauvegarde depuis le 05 juin 1997

Styles

Beaux-Arts

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2007-2009

id

Urban : 18808
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Description

Maison de style Beaux-ArtsStyle Beaux-Arts (de 1905 à 1930 environ). Courant architectural puisant son inspiration dans les grands styles français du XVIIIe siècle. Riche et ornementé, il se caractérise souvent par des élévations en (simili-)pierre blanche et/ou brique orangée ainsi que par l’usage du fer forgé pour les garde-corps et la porte., conçue en 1913 sur les plans de l'architecte Georges Hobé, pour lui servir d'habitation personnelle.

Élévation de trois niveaux en pierre blanche, coiffée d'une lucarne-pignonLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon. flanquée de volutesOrnement enroulé en spirale que l’on trouve notamment sur les chapiteaux ioniques, les consoles, les ailerons, etc., d'inspiration baroqueLe style néo-baroque à Bruxelles s'est développé entre 1880 et 1914 environ, dans le cadre plus large de l'éclectisme qui a dominé l'architecture belge au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Ce style reprend les formes, les compositions et les effets expressifs du baroque du XVIIe siècle, mais les transpose dans le contexte urbain et bourgeois de la fin du XIXe siècle. Contrairement au néoclassicisme plus rationnel ou aux styles « néo », le néo-baroque se distingue par son dynamisme, sa richesse plastique et son abondance ornementale. À Bruxelles, l'émergence du néo-baroque est étroitement liée à la politique d'embellissement et de représentation menée sous le règne du roi Léopold II, qui a encouragé la construction de boulevards monumentaux, de théâtres, de musées et de maisons bourgeoises prestigieuses dans lesquels ce langage formel exubérant offrait un moyen approprié de glorification urbaine et nationale. La caractéristique du néo-baroque bruxellois est une théâtralité prononcée dans la composition des façades, où le mouvement, l'asymétrie et l'articulation plastique occupent une place centrale. Le style se caractérise par des frontons cintrés et brisés, des corniches richement profilées, des colonnes ou pilastres lourds, souvent jumelés, avec des chapiteaux corinthiens ou composites, des cartouches, des guirlandes, des festons, des putti et des mascarons. En outre, la pierre naturelle est combinée de manière décorative avec l’enduit, et les lignes fortement sculpturales font pour ainsi dire ressortir la façade en relief. Le style fonctionne ainsi comme un moyen d'expression de la représentation urbaine, où l'ornement et la structure se fondent en un tout scénographique. À Bruxelles, le néo-baroque se retrouve dans des contextes très variés : dans des bâtiments publics tels que les théâtres, les banques et les ministères, dans des maisons bourgeoises luxueuses et des palais urbains, dans des immeubles commerciaux où la façade et l'intérieur partagent un langage baroque continu, ainsi que dans l'architecture religieuse.. Au premier, bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. de plan courbe, surmonté d'un balcon devançant un tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. et protégé par un garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. Rez-de-chaussée à refendsLe refend est un canal dans un parement, accusant ou simulant le tracé de joints d'un appareil à bossages.. Toutes les fenêtres à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. et traversesÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. en pierre. Étages cantonnés de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. ioniques. Le motif central du fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. de la porte forme, dans un ovale, des courbes qui indiquent la lettre «H». Toiture mansardéeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson.. MenuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. – dont les châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à croisillons – et ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. d'origine.

Intérieur. La conception des espaces est remarquable. D'une grande luminosité ils s'articulent de part et d'autre d'une imposante cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier. qu'éclaire une verrière zénithale. Hobé accorda un soin tout particulier à la décoration de sa maison, y insérant des éléments de remploi tels que des céramiques et des vitraux peints ou encore une sculpture féminine en bois, sur un socleMassif surélevant un support ou une statue. millésimé 1725, intégrée dans le départ d'escalierPièce généralement ornée qui constitue le premier élément de la rampe au bas d'un escalier..

Inscription sur la liste de sauvegarde 05.06.1997

Sources

Archives
ACI/Urb. 116-54.

Ouvrages
BOVY, Ph., Vers l'Ermitage, Commune d'Ixelles, Bruxelles, 2002 (À la découverte de l'histoire d'Ixelles, 9), p.24.
Monument et sites protégés, éd. Mardaga, Région de Bruxelles-Capitale, 1999, p.149.