Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
établissement scolaire
Intervenant(s)
A. SLUYCKX – architecte – 1890-1898
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Néo-Renaissance flamande
Inventaire(s)
- Inventaire d'urgence du patrimoine architectural de l'agglomération bruxelloise (Sint-Lukasarchief 1979)
- Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Ixelles (DMS-DML - 2005-2015)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2005-2007
id
Urban : 16361
Description
Écoles (enseignements maternel et primaire) conçues respectivement en 1890 et 1896 en style éclectiquePériode : env.
1840-1914.
L’éclectisme est un courant architectural caractérisé par la combinaison de
styles issus de différentes époques et de différents lieux. Les architectes
mêlent les références historiques pour créer de nouvelles compositions. Cette
tendance se développe à Bruxelles peu après l’indépendance de la Belgique, dans
le cadre des grands programmes d’urbanisation. En effet, durant les années 1840
et 1850, alors que jusque-là la ville a mis à l’honneur le néoclassicisme avec
des ensembles urbains symétriques, ordonnés et rationnels, pointe le besoin
d’une architecture nationale. Alors que des architectes font le choix de
l’unité de style comme le néogothique ou le néo-Renaissance flamande, une
tendance à mélanger les grammaires issues du passé va se développer, tout en
utilisant les matériaux locaux et des techniques nouvelles (issues notamment de
la révolution industrielle). Cet éclectisme permet de répondre plus souplement
à une multitude de typologies et d’équipements urbains. En effet, la ville est
en pleine expansion : l’éclectisme s’adapte tant aux églises qu’aux grands
magasins, aux hôtels, aux gares, aux écoles, aux usines,… mais également à
l’architecture résidentielle. C’est pourquoi l’éclectisme est la tendance architecturale
dominante dans la première couronne de Bruxelles (les faubourgs de Bruxelles).
Dans l’architecture publique, ce mélange n’est pas arbitraire : chaque
style est choisi pour transmettre une idée. Par exemple, le néogothique peut
évoquer l’histoire médiévale de la ville ou la spiritualité d’un édifice
religieux ; le néoclassicisme suggère l’ordre et l’autorité pour un palais
de justice ou un bâtiment administratif ; la Renaissance symbolise le
prestige civique ou culturel. L’architecture devient ainsi un langage visuel,
conçu pour représenter les valeurs d’une institution.
Dans l’architecture résidentielle, l’éclectisme est l’apanage de la bourgeoisie
et se reconnaît par une façade variée et dynamique où les architectes jouent
avec les formes, les matériaux et les couleurs. Brique, pierre, fer forgé,
céramique ou sgraffites s’y mêlent pour créer un décor riche et personnalisé.
Chaque détail — balcon, corniche, linteau sculpté, lucarne, logette, porte
d’entrée — devient une occasion d’exprimer le goût du propriétaire, d’afficher
son statut ou ses aspirations culturelles. Ce style s’inscrit dans une période
où Bruxelles valorise la modernité tout en célébrant son histoire. L’éclectisme
traduit donc un compromis : une architecture contemporaine inspirée du
passé, adaptée à la vie bourgeoise, urbaine et moderne. Derrière la façade, les
intérieurs sont pensés pour le confort : distribution plus pratique,
escalier décoratif, pièces spécialisées (salon, fumoir, salle à manger), et
parfois innovations techniques (chauffage amélioré, eau, gaz).
La période de l’éclectisme met en place le modèle type de la maison
bourgeoise : une façade de composition symétrique (trois travées égales
sur trois niveaux) ou asymétrique (deux travées – une étroite et une large –
sur trois niveaux) ; un plan reprenant un couloir menant à l’escalier en
travée d’entrée et deux ou trois pièces en enfilade, correspondant à la largeur
(de la ou) des autres travées. La façade se développe également en trois
dimensions par l’ajout de balcons, de logettes ou de bow-windows.
Durant la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe
siècle, le développement urbanistique est tel qu’il n’est pas rare de voir des
pans de rue entiers sortir de terre en quelques années. Il en résulte des
ensembles urbanistiques particulièrement homogènes et cohérents : les
enfilades. Cette cohérence est parfois due au travail d’un architecte dans le
cadre d’une petite promotion immobilière. Mais le plus souvent, les maisons
sont réalisées par des architectes différents, pour des propriétaires
différents : elles sont alors toutes différentes mais forment des
enfilades homogènes de bâtiments de même style, mêmes matériaux et/ou de même
gabarit.
Les éléments représentatifs de l’architecture résidentielle de style éclectique
sont : le gabarit (composition asymétrique ou symétrique), la polychromie
des matériaux (pierre bleue, pierre blanche, briques de couleurs variées,
enduits), l’usage d’éléments en ferronnerie, d’éléments en surplomb (balcons,
logettes, bow-windows), de lucarnes et les enfilades urbanistiques. Ces façades
sont souvent accentuées d’éléments d’inspirations diverses : néoclassique
(enduit, sobriété), néogothique (baies en ogive ou trilobées, croisées en
pierre), néo-Renaissance flamande (lucarne-pignon à gradins, ancres), Art
nouveau (sgraffites, carreaux de céramique, éléments reprenant la courbe
« coup de fouet », vitraux floraux), pittoresque (toiture à croupe ou
croupette, tourelle, éléments en bois ou faux bois : garde-corps,
colombages, fermes apparentes), etc.
Il est communément admis que la période de l’éclectisme s’achève avec la
Première Guerre mondiale, néanmoins le modèle type de la maison bourgeoise
perdure bien après la guerre. Les communes et quartiers urbanisés plus
tardivement, durant l’entre-deux-guerres, sur base de plans d’aménagement
tracés au XIXe siècle, reproduisent le modèle de l’éclectisme :
des enfilades de maisons de gabarit similaire. Ces maisons sont qualifiées de
style éclectique tardif. Elles reprennent toutes les caractéristiques de
l’architecture résidentielle éclectique, mais sont le plus souvent accentuées
d’éléments d’inspiration Beaux-Arts, Art Déco, Art nouveau, pittoresque ou
régionaliste (voir éclectisme tardif). d'inspiration néo-Renaissance flamandeLe style néo-Renaissance flamande est une variante
régionale du style néo-Renaissance qui s'est développé à Bruxelles entre 1860
et 1914 environ. Il s'inspire de la tradition architecturale du XVIe
siècle des Pays-Bas méridionaux, en particulier des hôtels de ville, des
maisons de corporations et des demeures patriciennes flamandes de l'époque des
Pays-Bas habsbourgeois.
Contrairement à la néo-Renaissance plus orientée vers l'Italie, le style
néo-Renaissance flamande met l'accent sur les racines nationales, l'expression
artisanale et l'identité urbaine. Ce style est né dans un contexte de prise de
conscience nationale et urbaine croissante : au cours de la seconde moitié
du XIXe siècle, les architectes et les politiques belges ont cherché
à définir leur propre langage architectural, indépendamment des modèles
français ou anglais. Le retour à la Renaissance flamande offrait un idiome
ancré dans l'histoire mais utilisable dans le contexte contemporain, qui
renvoyait à la tradition, au savoir-faire et à la fierté bourgeoise. Le XVIe
siècle était considéré comme l'âge d'or de l'art, du commerce et de l'autonomie
des villes, des valeurs que l'on souhaitait raviver au sein de la jeune nation
belge.
À Bruxelles, capitale du royaume, ce style a acquis une fonction représentative
marquée, symbolisant à la fois la continuité avec l'image historique de la
ville et l'identité d'une bourgeoisie sûre d'elle. Les architectes ont souvent
combiné le langage formel historiciste avec des techniques de construction
modernes, telles que la fonte, l'acier et de nouveaux formats de briques, dans
le cadre d'une architecture urbaine éclectique plus large. Ce style est devenu
particulièrement populaire pour les bâtiments publics, les écoles, les
administrations communales, les postes et les maisons bourgeoises. En mettant
en valeur l'ordre civil, la fierté de la ville et l'identité nationale, le
style acquiert ainsi une dimension
éducative et administrative. À l'époque de Léopold II, il est devenu un élément
essentiel pour l’image de la capitale.
Le style néo-Renaissance flamande se reconnaît à une composition de façade
verticale et plastique prononcée, animée par des jeux de matériaux, de couleurs
et d'ornements. Les caractéristiques typiques sont l'utilisation de briques
rouges combinées à de la pierre naturelle blanche ou bleue (parfois en
bandeaux), des pignons à gradins, des fenêtres à croisée(s) et des encadrements
profilés, des cartouches, des médaillons, des frontons et des lucarnes à
croupe, ainsi que des sculptures représentant des personnages, des armoiries ou
des motifs allégoriques. Des cordons horizontaux et des pilastres verticaux
rythment la façade, parfois complétés par des balcons en fer forgé ou des
loggias en pierre naturelle ou en bois.
Ce style allie rationalité constructive et exubérance décorative, un équilibre
qui le rendait particulièrement adapté à la représentation urbaine.. L'ensemble des bâtiments occupe une importante partie de l'îlot compris entre les rues Américaine et de l'Aqueduc.
Historique.
La création de l'école fut décidée en séance du Conseil communal du 15.06.1886. Elle était initialement implantée rue Simonis, dans une annexe de la « Société des Petites Voitures ». Le 06.08.1888, l'administration communale complète, par l'acquisition du carré Haesseleer, le terrain qu'elle avait acheté en juin 1887, entre les rues Américaine et de l'Aqueduc, en vue de la construction d'un nouvel établissement scolaire (Mémoire d'Ixelles, 30, 1988, p. 27).
L'école sera construite en deux temps : d'abord l'école primaire pour garçons (l'école no 9, rue Américaine), ensuite l'école primaire pour fille (l'école no 10, rue de l'Aqueduc).

Rue Américaine, la nouvelle construction (A) comprend douze classes, un préau (B), deux classes de chant, de dessin ou de couture, les locaux de la direction et le logement d'un concierge (Bulletin communal d'Ixelles, 1890, p. 263). À la rentrée d'octobre 1893, « l'annexe de Tenbosch » prend le nom d'école no 9. En 1895, on édifie un gymnase (C).
Quelques années plus tard, l'extension de cette nouvelle école s'impose de façon urgente. Dès le 16.05.1896, on construit les fondations d'un nouvel établissement rue de l'Aqueduc (D). La façade est plus large et plus haute d'un étage, puisque davantage de classes sont prévues. Un accès au grand préau couvert (B) est aménagé, et on prévoit que le gymnase (C) soit accessible également depuis la nouvelle école.
Ce pendant de l'école de la rue Américaine est achevé en 1898. À la rentrée d'octobre de cette année-là, l'école no 10 est inaugurée.
Ce complexe scolaire est par la suite agrandi d'un jardin d'enfants dans les nouveaux locaux de la rue de l'Aqueduc (1926) (E).
Si, au cours du temps, les bâtiments sont modernisés, l'ensemble garde néanmoins son aspect d'origine. Différents permis de bâtir sont octroyés ; en 1938 : aménagement de douches, latrines et de la chaufferie ; en 1948 : remplacement des toitures ; en 1951 : remplacement des escaliers en bois par des escaliers en béton ; en 1953 : construction de latrines et d'un hall d'attente vers la rue de l'Aqueduc (F).
Actuellement, l'étage du no 163 rue de l'Aqueduc sert de réfectoire à l'école (G).

Plan
Les plans adoptés pour les deux bâtiments principaux sont semblables.
Selon un plan en U, les locaux s'organisent autour de la cour de récréation, fermée par un préau commun aux deux écoles.
Cette disposition des bâtiments est empruntée à l'École Modèle sise boulevard Maurice Lemonnier no 110 à Bruxelles (architecte Ernest Hendrickx, 1873) et actuelle École normale Charles Buls.
Lors de la création de l'école, les deux rues étaient plus hautes que le terrain de l'îlot qu'elles bordent. Celui-ci formait une sorte de cuvetteEspace libre dans la partie inférieure de la gaine qui accueille certains éléments techniques tels que les amortisseurs, la poulie du limiteur de vitesse. entre les deux artères. Cette disposition particulière est due à la géographie du quartier Ten Bosch qui garde encore, fin du XIXe siècle, de nombreuses traces du site vallonné d'autrefois.
En conséquence, l'école no 9 rue Américaine est construite en contrebas de la rue. Elle fut même dénommée à l'époque l'« école-cave » lors de tensions politiques communales. Le bâtiment à front de rue comporte un niveau côté rue, tandis qu'il en compte deux côté cour. Le niveau inférieur est enterré côté rue. Il faut descendre pour accéder aux corps de bâtiments latéraux ainsi qu'à la cour de récréation.
À l'inverse, l'école no 10 est construite au même niveau que la rue, ce qui amena d'importants travaux de nivellement.
Le jardin d'enfants s'articule autour d'une grande cour en forme de losange, bordée de deux grands bâtiments accueillant des classes.

Rue Américaine, façade millésimée par des ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. « anno 1892 » et portant les inscriptions gravée dans la pierre « école primaire » « no 9 garçons » et « école primaire » « no 10 filles ». Plans signés par l'architecte A. Sluyckx, 1890.
Élévation présentant un niveau et onze travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., en briques rouges et pierre blanche ou bleue pour les éléments décoratifs. Façade largement ajourée de fenêtres grillagées, tantôt rectangulaires, tantôt à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale..
Les trois premières et les trois dernières travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales sont traitées de manière identique, en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., et sommée d'un pignon à gradinsPignon dont les rampants sont étagés en escalier, à la manière de gradins. amortiAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. par un épi de faîtageAmortissement d’ordinaire en fer, zinc ou terre cuite, situé au faîte du toit. ; les fenêtres sont dotées de tympansEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale.. La travée d'entréeTravée percée de la porte d’entrée., dans l'axe, est également traitée en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., flanquée de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et coiffée d'un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à rampantsAdjectif indiquant qu’un élément d’élévation n’est ni horizontal ni vertical. Par extension, nom donné aux éléments situés de biais d’un pignon ou d’un fronton. droits et pinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal. de pierre, orné d'une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. frappée d'un aulne, blason communal. Toiture en bâtièreToit à deux versants. éclairée de petites lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon.. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. d'origine.

Rue de l'Aqueduc, élévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de deux niveaux et onze travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., millésimée par des ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. « anno 1898 » à hauteur du pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc.. La façade plus sobre, alliant la brique rouge, la pierre blanche et bleue, est percée de fenêtres rectangulaires grillagées, dotées de tympansEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale.. Les deuxième et dixième travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., coiffées d'un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire en bois. Travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiale également en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., percée d'une large porte sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. de pierre et sommée d'un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à pinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal.. MenuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. d'origine. Toiture en bâtièreToit à deux versants. éclairée de petites lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon.. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. d'origine.
Façade se prolongeant à droite d'un petit bâtiment annexe à usage de hall d'attente (F). Il présente un niveau sous toiture plate, percé de trois baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., en briques rouges et éléments de pierre bleue et blanche.
Vers les cours, les façades présentent les mêmes matériaux et une composition identique à celle de la façade principale, mais dans un registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. plus sobre.
Historique.
La création de l'école fut décidée en séance du Conseil communal du 15.06.1886. Elle était initialement implantée rue Simonis, dans une annexe de la « Société des Petites Voitures ». Le 06.08.1888, l'administration communale complète, par l'acquisition du carré Haesseleer, le terrain qu'elle avait acheté en juin 1887, entre les rues Américaine et de l'Aqueduc, en vue de la construction d'un nouvel établissement scolaire (Mémoire d'Ixelles, 30, 1988, p. 27).
L'école sera construite en deux temps : d'abord l'école primaire pour garçons (l'école no 9, rue Américaine), ensuite l'école primaire pour fille (l'école no 10, rue de l'Aqueduc).

Rue Américaine, la nouvelle construction (A) comprend douze classes, un préau (B), deux classes de chant, de dessin ou de couture, les locaux de la direction et le logement d'un concierge (Bulletin communal d'Ixelles, 1890, p. 263). À la rentrée d'octobre 1893, « l'annexe de Tenbosch » prend le nom d'école no 9. En 1895, on édifie un gymnase (C).
Quelques années plus tard, l'extension de cette nouvelle école s'impose de façon urgente. Dès le 16.05.1896, on construit les fondations d'un nouvel établissement rue de l'Aqueduc (D). La façade est plus large et plus haute d'un étage, puisque davantage de classes sont prévues. Un accès au grand préau couvert (B) est aménagé, et on prévoit que le gymnase (C) soit accessible également depuis la nouvelle école.
Ce pendant de l'école de la rue Américaine est achevé en 1898. À la rentrée d'octobre de cette année-là, l'école no 10 est inaugurée.
Ce complexe scolaire est par la suite agrandi d'un jardin d'enfants dans les nouveaux locaux de la rue de l'Aqueduc (1926) (E).
Si, au cours du temps, les bâtiments sont modernisés, l'ensemble garde néanmoins son aspect d'origine. Différents permis de bâtir sont octroyés ; en 1938 : aménagement de douches, latrines et de la chaufferie ; en 1948 : remplacement des toitures ; en 1951 : remplacement des escaliers en bois par des escaliers en béton ; en 1953 : construction de latrines et d'un hall d'attente vers la rue de l'Aqueduc (F).
Actuellement, l'étage du no 163 rue de l'Aqueduc sert de réfectoire à l'école (G).

Plan
Les plans adoptés pour les deux bâtiments principaux sont semblables.
Selon un plan en U, les locaux s'organisent autour de la cour de récréation, fermée par un préau commun aux deux écoles.
Cette disposition des bâtiments est empruntée à l'École Modèle sise boulevard Maurice Lemonnier no 110 à Bruxelles (architecte Ernest Hendrickx, 1873) et actuelle École normale Charles Buls.
Lors de la création de l'école, les deux rues étaient plus hautes que le terrain de l'îlot qu'elles bordent. Celui-ci formait une sorte de cuvetteEspace libre dans la partie inférieure de la gaine qui accueille certains éléments techniques tels que les amortisseurs, la poulie du limiteur de vitesse. entre les deux artères. Cette disposition particulière est due à la géographie du quartier Ten Bosch qui garde encore, fin du XIXe siècle, de nombreuses traces du site vallonné d'autrefois.
En conséquence, l'école no 9 rue Américaine est construite en contrebas de la rue. Elle fut même dénommée à l'époque l'« école-cave » lors de tensions politiques communales. Le bâtiment à front de rue comporte un niveau côté rue, tandis qu'il en compte deux côté cour. Le niveau inférieur est enterré côté rue. Il faut descendre pour accéder aux corps de bâtiments latéraux ainsi qu'à la cour de récréation.
À l'inverse, l'école no 10 est construite au même niveau que la rue, ce qui amena d'importants travaux de nivellement.
Le jardin d'enfants s'articule autour d'une grande cour en forme de losange, bordée de deux grands bâtiments accueillant des classes.

Rue Américaine, façade millésimée par des ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. « anno 1892 » et portant les inscriptions gravée dans la pierre « école primaire » « no 9 garçons » et « école primaire » « no 10 filles ». Plans signés par l'architecte A. Sluyckx, 1890.
Élévation présentant un niveau et onze travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., en briques rouges et pierre blanche ou bleue pour les éléments décoratifs. Façade largement ajourée de fenêtres grillagées, tantôt rectangulaires, tantôt à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale..
Les trois premières et les trois dernières travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. latérales sont traitées de manière identique, en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., et sommée d'un pignon à gradinsPignon dont les rampants sont étagés en escalier, à la manière de gradins. amortiAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. par un épi de faîtageAmortissement d’ordinaire en fer, zinc ou terre cuite, situé au faîte du toit. ; les fenêtres sont dotées de tympansEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale.. La travée d'entréeTravée percée de la porte d’entrée., dans l'axe, est également traitée en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., flanquée de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. et coiffée d'un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à rampantsAdjectif indiquant qu’un élément d’élévation n’est ni horizontal ni vertical. Par extension, nom donné aux éléments situés de biais d’un pignon ou d’un fronton. droits et pinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal. de pierre, orné d'une tablePetite surface plane décorative, carrée ou rectangulaire. En menuiserie, on utilisera plus volontiers le terme panneau. frappée d'un aulne, blason communal. Toiture en bâtièreToit à deux versants. éclairée de petites lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon.. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. d'origine.

Rue de l'Aqueduc, élévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de deux niveaux et onze travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., millésimée par des ancresPièce métallique apparente ou noyée dans l’enduit de façade, fixée à l’extrémité d’un tirant en fer pour solidariser les murs et les planchers. Il existe des ancres purement décoratives, non reliées à des tirants. « anno 1898 » à hauteur du pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc.. La façade plus sobre, alliant la brique rouge, la pierre blanche et bleue, est percée de fenêtres rectangulaires grillagées, dotées de tympansEspace, décoré ou non, circonscrit par un fronton ou un arc de décharge. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale.. Les deuxième et dixième travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., coiffées d'un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. triangulaire en bois. Travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. axiale également en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., percée d'une large porte sous frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. de pierre et sommée d'un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à pinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal.. MenuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. d'origine. Toiture en bâtièreToit à deux versants. éclairée de petites lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à toit en pavillonLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon.. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. d'origine.
Façade se prolongeant à droite d'un petit bâtiment annexe à usage de hall d'attente (F). Il présente un niveau sous toiture plate, percé de trois baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement., en briques rouges et éléments de pierre bleue et blanche.
Vers les cours, les façades présentent les mêmes matériaux et une composition identique à celle de la façade principale, mais dans un registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. plus sobre.
Sources
Archives
ACI/TP 3f160, 3f167 École Tenbosch.
ACI/Bulletin communal d'Ixelles, 1890, p. 263.
Ouvrages
DEMEY, T., Histoire des écoles bruxelloises, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, Bruxelles, 2005 (Bruxelles, Ville d'Art et d'Histoire, 39), pp. 19-21.
HAINAUT, M., BOVY, Ph., Le quartier Tenbosch (2), Commune d'Ixelles, Bruxelles, 1999 (À la découverte de l'histoire d'Ixelles, 5), pp. 3, 5-6.
JURION-de WAHA, F., Découvrez l'architecture scolaire à Bruxelles, Fondation Roi Baudouin, Bruxelles, 1987 (La mémoire des pierres), 1987, pp. 32, 33.
Périodiques
HAINAUT, M., « Notice historique sur la création des écoles communales de Tenbosch à Ixelles », Mémoire d'Ixelles, 30, 1988, pp. 27-37.
Divers
Collection de Dexia Banque.
ACI/TP 3f160, 3f167 École Tenbosch.
ACI/Bulletin communal d'Ixelles, 1890, p. 263.
Ouvrages
DEMEY, T., Histoire des écoles bruxelloises, Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, Bruxelles, 2005 (Bruxelles, Ville d'Art et d'Histoire, 39), pp. 19-21.
HAINAUT, M., BOVY, Ph., Le quartier Tenbosch (2), Commune d'Ixelles, Bruxelles, 1999 (À la découverte de l'histoire d'Ixelles, 5), pp. 3, 5-6.
JURION-de WAHA, F., Découvrez l'architecture scolaire à Bruxelles, Fondation Roi Baudouin, Bruxelles, 1987 (La mémoire des pierres), 1987, pp. 32, 33.
Périodiques
HAINAUT, M., « Notice historique sur la création des écoles communales de Tenbosch à Ixelles », Mémoire d'Ixelles, 30, 1988, pp. 27-37.
Divers
Collection de Dexia Banque.
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