Typologie(s)
Sous-station électrique
Intervenant(s)
Alphonse BOELENS – architecte – 1926
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Éclectisme tardif
Inventaire(s)
- Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Ixelles (DMS-DML - 2005-2015)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Technique Par intérêt technique d’un bien, on entend l’utilisation précoce d’un matériau ou d’une technique particulière (ingénierie) ; les bâtiments d’importance structurelle ou technologique ; une prouesse d’ingénierie ou une innovation technologique ; les témoignages de méthodes de construction obsolètes (archéologie industrielle). Dans certains cas, cet intérêt peut être lié à l’intérêt scientifique (par exemple des vestiges archéologiques).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2011-2013
id
Urban : 21245
Description
Sous-station
électrique de style éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles. tardif, conçu par l’architecte communal Alphonse
Boelens, 1926.
À l’origine, bâtiment isolé présentant des façades en briques jaunes avec des éléments en briques émaillées blanches et noires, sur soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue. Hautes fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., disposition caractéristique des bâtiments industriels liés à la production et à la distribution d’électricité, avec châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en béton et impostesUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. murées (1963), remplaçant les châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en bois d’origine à fines subdivisions.
Côté place Albert Verhaeren, sept travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. couronnées d’un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. portant l’inscription «SOUS-STATION D’ÉLECTRICITÉ», soulignant la fonction publique du bâtiment.
Côté rue Jean Paquot, deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. formant un angle. À l’origine, plusieurs accès s’y trouvaient, dont l’entrée des ouvriers et les installations sanitaires. Aujourd’hui, la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de droite est murée et l’unique accès se situe à hauteur de la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de gauche, sous la forme d’une grande porte de garage.
Côté rue Juliette Wytsman, trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., la première, de moindre hauteur, percée de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. triples.
Les façades sont couronnées par un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. surmonté d’un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., sous toiture plate.
Intérieur
À l’origine, le bâtiment était conçu comme une sous-station industriel typique, dont l’organisation interne était structurée autour d’une vaste salle des machines au rez-de-chaussée, s’étendant sur toute la hauteur de l’édifice. Cet espace généreux était destiné à accueillir des installations techniques et permettait l’installation d’un pont roulant nécessaire au déplacement de charges lourdes. L’espace était initialement ouvert et organisé de manière symétrique.
En 1963, le bâtiment a fait l’objet de transformations importantes et a été converti en poste de transformation et station à haute tension. À cette occasion, des cloisons ont été ajoutées et une nouvelle structure en béton a été construite, comprenant notamment un nouveau plancher divisant le volume initial. Par ailleurs, certaines ouvertures de façade ont été murées et certains murs intérieurs démolis. Ces interventions ont fortement modifié la lisibilité de la salle des machinesSitué dans un espace en partie basse ou en partie haute de l’installation, ensemble comprenant le système d’entraînement et les équipements de commande de l’ascenseur. d’origine. Le parcours du pont roulant dans l’espace principal a toutefois été conservé.
Motivation d’inscription à l’inventaire
Intérêt historique
La sous-station est représentative d’une typologie émergente. Elle constitue un témoin du développement de l’infrastructure électrique urbaine à Ixelles au début du XXe siècle. Avec, entre autres, la centrale électrique de la rue Volta et d’autres sous-stations communales, le bâtiment faisait partie du réseau permettant à la commune d’Ixelles d’assurer l’approvisionnement en électricité de son territoire. Il représentatifLa représentativité renvoie au fait que le bien réunit une ou plusieurs caractéristiques significatives en comparaison avec d’autres biens de la même catégorie (comme une typologie par exemple) : il doit s’agir d’un « ?bon exemple ?» qui réunit de nombreuses caractéristiques significatives. La représentativité d’un bien est évaluée en fonction de son contexte géographique (local, régional, national), chronologique (importance dans l’histoire sociale, religieuse, politique, industrielle ou scientifique, esthétique marquée), historique (par exemple, le bien traduit de manière significative une caractéristique d’une certaine époque). Comme pour l’évaluation de la rareté, la représentativité d’un bien demande que l’on puisse le comparer avec d’autres appartenant à la même catégorie. Un bien peut être représentatif d’un style, d’une typologie, d’un concept urbanistique, de l’œuvre de son concepteur, etc. pour l’organisation autonome du service communal de l’électricité jusqu’au milieu du XXe siècle et possède une valeur historique en tant que témoin matériel du développement de l’approvisionnement énergétique urbain.
Intérêt technique
Le bâtiment est représentatif d’une typologie de sous-stations électriques de la première moitié du XXe siècle. L’organisation originelle autour d’une grande salle des machinesSitué dans un espace en partie basse ou en partie haute de l’installation, ensemble comprenant le système d’entraînement et les équipements de commande de l’ascenseur. occupant toute la hauteur de l’édifice — destinée aux installations techniques et à un pont roulant — reflète les exigences techniques propres à ce type d’infrastructure. Malgré des transformations importantes dans les années 1960, la volumétrie générale de la salle reste lisible. Certains éléments d’origine ou historiques sont également conservés (le bien conserve son authenticité).
Intérêt esthétique
Les façades du bâtiment sont structurées par une répétition rythmique d’arcs en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. qui ordonnent la composition et confèrent à l’édifice une lisibilité claire. L’architecture sobre favorise son intégration dans le tissu urbain environnant, tout en conservant un caractère monumental en adéquation avec sa fonction publique (valeur contextuelle).
Intérêt artistique
Le bâtiment a été conçu par l’architecte communal Alphonse Boelens, qui réalisa plusieurs édifices publics au début du XXe siècle. Cette sous-station constitue un exemple représentatif de son approche, combinant une fonction technique avec une architecture soignée et éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles.. Malgré les transformations ultérieures, la volumétrie et la composition des façades restent clairement lisibles, ce qui confère au bâtiment une valeur artistique au sein de l’œuvre de l’architecte.
Intérêt urbanistique
Le bâtiment est situé à l’angle de la rue Jean Paquot et de la rue Juliette Wytsman, en face de la place Albert Verhaeren, occupant ainsi une position marquante dans le tissu urbain. Conçu à l’origine comme un bâtiment isolé à quatre façades, il présente une volumétrie claire et une composition régulière des façades. Malgré les transformations ultérieures de son environnement, sa situation en angle renforce sa visibilité dans l’espace public et lui confère un rôle structurant dans le paysage urbain (valeur contextuelle).
À l’origine, bâtiment isolé présentant des façades en briques jaunes avec des éléments en briques émaillées blanches et noires, sur soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en pierre bleue. Hautes fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., disposition caractéristique des bâtiments industriels liés à la production et à la distribution d’électricité, avec châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en béton et impostesUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. murées (1963), remplaçant les châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. en bois d’origine à fines subdivisions.
Côté place Albert Verhaeren, sept travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. couronnées d’un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. portant l’inscription «SOUS-STATION D’ÉLECTRICITÉ», soulignant la fonction publique du bâtiment.
Côté rue Jean Paquot, deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. formant un angle. À l’origine, plusieurs accès s’y trouvaient, dont l’entrée des ouvriers et les installations sanitaires. Aujourd’hui, la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de droite est murée et l’unique accès se situe à hauteur de la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. de gauche, sous la forme d’une grande porte de garage.
Côté rue Juliette Wytsman, trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., la première, de moindre hauteur, percée de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. triples.
Les façades sont couronnées par un entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. surmonté d’un attiqueUn élément est dit en attique lorsqu’il est situé au-dessus de l’entablement., sous toiture plate.
Intérieur
À l’origine, le bâtiment était conçu comme une sous-station industriel typique, dont l’organisation interne était structurée autour d’une vaste salle des machines au rez-de-chaussée, s’étendant sur toute la hauteur de l’édifice. Cet espace généreux était destiné à accueillir des installations techniques et permettait l’installation d’un pont roulant nécessaire au déplacement de charges lourdes. L’espace était initialement ouvert et organisé de manière symétrique.
En 1963, le bâtiment a fait l’objet de transformations importantes et a été converti en poste de transformation et station à haute tension. À cette occasion, des cloisons ont été ajoutées et une nouvelle structure en béton a été construite, comprenant notamment un nouveau plancher divisant le volume initial. Par ailleurs, certaines ouvertures de façade ont été murées et certains murs intérieurs démolis. Ces interventions ont fortement modifié la lisibilité de la salle des machinesSitué dans un espace en partie basse ou en partie haute de l’installation, ensemble comprenant le système d’entraînement et les équipements de commande de l’ascenseur. d’origine. Le parcours du pont roulant dans l’espace principal a toutefois été conservé.
Motivation d’inscription à l’inventaire
Intérêt historique
La sous-station est représentative d’une typologie émergente. Elle constitue un témoin du développement de l’infrastructure électrique urbaine à Ixelles au début du XXe siècle. Avec, entre autres, la centrale électrique de la rue Volta et d’autres sous-stations communales, le bâtiment faisait partie du réseau permettant à la commune d’Ixelles d’assurer l’approvisionnement en électricité de son territoire. Il représentatifLa représentativité renvoie au fait que le bien réunit une ou plusieurs caractéristiques significatives en comparaison avec d’autres biens de la même catégorie (comme une typologie par exemple) : il doit s’agir d’un « ?bon exemple ?» qui réunit de nombreuses caractéristiques significatives. La représentativité d’un bien est évaluée en fonction de son contexte géographique (local, régional, national), chronologique (importance dans l’histoire sociale, religieuse, politique, industrielle ou scientifique, esthétique marquée), historique (par exemple, le bien traduit de manière significative une caractéristique d’une certaine époque). Comme pour l’évaluation de la rareté, la représentativité d’un bien demande que l’on puisse le comparer avec d’autres appartenant à la même catégorie. Un bien peut être représentatif d’un style, d’une typologie, d’un concept urbanistique, de l’œuvre de son concepteur, etc. pour l’organisation autonome du service communal de l’électricité jusqu’au milieu du XXe siècle et possède une valeur historique en tant que témoin matériel du développement de l’approvisionnement énergétique urbain.
Intérêt technique
Le bâtiment est représentatif d’une typologie de sous-stations électriques de la première moitié du XXe siècle. L’organisation originelle autour d’une grande salle des machinesSitué dans un espace en partie basse ou en partie haute de l’installation, ensemble comprenant le système d’entraînement et les équipements de commande de l’ascenseur. occupant toute la hauteur de l’édifice — destinée aux installations techniques et à un pont roulant — reflète les exigences techniques propres à ce type d’infrastructure. Malgré des transformations importantes dans les années 1960, la volumétrie générale de la salle reste lisible. Certains éléments d’origine ou historiques sont également conservés (le bien conserve son authenticité).
Intérêt esthétique
Les façades du bâtiment sont structurées par une répétition rythmique d’arcs en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. qui ordonnent la composition et confèrent à l’édifice une lisibilité claire. L’architecture sobre favorise son intégration dans le tissu urbain environnant, tout en conservant un caractère monumental en adéquation avec sa fonction publique (valeur contextuelle).
Intérêt artistique
Le bâtiment a été conçu par l’architecte communal Alphonse Boelens, qui réalisa plusieurs édifices publics au début du XXe siècle. Cette sous-station constitue un exemple représentatif de son approche, combinant une fonction technique avec une architecture soignée et éclectiqueStyle éclectique (de 1850 à 1914 environ). Courant architectural original puisant librement son inspiration dans plusieurs styles.. Malgré les transformations ultérieures, la volumétrie et la composition des façades restent clairement lisibles, ce qui confère au bâtiment une valeur artistique au sein de l’œuvre de l’architecte.
Intérêt urbanistique
Le bâtiment est situé à l’angle de la rue Jean Paquot et de la rue Juliette Wytsman, en face de la place Albert Verhaeren, occupant ainsi une position marquante dans le tissu urbain. Conçu à l’origine comme un bâtiment isolé à quatre façades, il présente une volumétrie claire et une composition régulière des façades. Malgré les transformations ultérieures de son environnement, sa situation en angle renforce sa visibilité dans l’espace public et lui confère un rôle structurant dans le paysage urbain (valeur contextuelle).
Sources
Ouvrages
Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles - Ixelles, AAM, Bruxelles, 1980-1982, fiche 94.




















