La r. Gray débute dans le bas d'Etterbeek et se prolonge jusqu'à Ixelles pour relier la pl. Jourdan à la pl. Flagey.

En 1619, une chapelle est érigée à l'angle de la ch. de Wavre et de ce qui sera la r. Gray. Englobée dans la 1re maison de la chaussée, elle sera démolie pour permettre l'ouverture de la nouvelle rue. En 1857, après le comblement du grand étang d'Etterbeek, l'ouverture de la rue est décrétée dans le prolongement de la ch. d'Etterbeek. Aménagée en 1862 sur le Maelbeek voûté, elle est connue sous le nom de «chaussée vers Ixelles». La construction d'un égout à grande section sous la rue en 1874 permet la suppression du ruisseau Dambeek qui la longe. L'artère est traversée par la r. de l' Étang tandis que la r. du Sceptre y prend son départ pour aboutir av. de la Couronne.

Depuis 1864, elle porte le nom d'un britannique, Thomas Gray, habitant d'Etterbeek, qui adresse en 1821 une pétition au roi des Pays-Bas, Guillaume Ier, en faveur de la création d'un chemin de fer entre Bruxelles et Charleroi, insistant sur la supériorité par rapport au canal.

Dès 1858, l'urbanisation prend son élan et une architecture de type néoclassique se lotit le long de ce nouveau tracé. Quelques maisons subsistent encore aujourd'hui, côté pair aux nos 104, 106, 108 (1887) ainsi que les nos 110 et 112. Aujourd'hui la r. Gray présente principalement une architecture plus récente dans son ler tronçon un immeuble construit en 1981 côté impair et un immeuble de 1975 côté pair.

En 1899, Henry Van de Velde installe son atelier au n° 53 aujourd'hui disparu (îlot occupé par le square Forte dei Marmi).
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives

ACEtt./TP 56, 159885 (1887).
AR 26.05.1857.
CC 22.05.1862.
RPV 1870, p. 19.
RC 1874, p. 27.

Ouvrages
DE PAUW, L.-F., La vallée du Maelbeek avec monographie d'Etterbeek, Hayez, Bruxelles, 1914, p. 214.
MEIRE R. J., Histoire d'Etterbeek, Musin, Bruxelles, 1981, p. 46.
VAN LOO, A., Henry Van de Velde. Récit de ma vie. Anvers - Bruxelles - Paris - Berlin. I 1863-1900, Versa/Flammarion, Bruxelles, 1992, pp. 344-347.