Cette rue rectiligne, bordée d'érables, relie la rue Franz Merjay, à hauteur du carrefour avec la rue Émile Bouilliot, à l'avenue Louis Lepoutre, en croisant la rue Fernand Neuray.

Elle fut percée dans le cadre du Plan général d'alignement et d'expropriation par zones du quartier Berkendael, conçu par le géomètre César Boon et fixé par l'arrêté royal du 12.07.1902, auquel les arrêtés royaux des 02.05.1904 et 31.05.1904 vinrent apporter de légères modifications.

Elle porte le nom d'un professeur de littérature néerlandaise qui enseigna à l'Athénée royal de Bruxelles. Il fut également un dramaturge célèbre, ainsi que membre du conseil communal et échevin d'Ixelles (Zele, 1824 – Ixelles, 1897).

La rue comporte un bâti hétérogène, réalisé entre 1902 et 1925 et comprenant pour la plupart trois niveaux.
Côté impair, le début de la rue est caractérisé par un bel immeuble à appartements de style Art Déco (voir no 1 rue Emmanuel Van Driessche – 2 rue Émile Bouilliot). Ensuite se trouvent principalement des maisons réalisées dans un style éclectique sobre ou imprégnées d'Art nouveau géométrique (no 23, architecte Nourbaix, 1909 ; no 39, architecte J. H. Verhoeven, 1907). Une maison de rapport de style Art Déco clôt ce tronçon (voir no 31 rue Emmanuel Van Driessche – 59 rue Fernand Neuray). Une série de maisons de style Beaux-Arts marquent le deuxième tronçon (no 47, 1913 ; no 49, par l'ingénieur-architecte R. Tock-Hlebnikoff, 1912), parmi des maisons de style éclectique (no 55 : de composition asymétrique coiffée d'un pignon, allèges rehaussées de carreaux de faïence colorés ornés de motifs floraux, 1911), parfois construites en ensemble (nos 63, 69 : architecte Fernand Discailles, 1906 ; nos 65, 67 : 1906).
Côté pair, au début de la rue, un îlot homogène de maisons éclectiques est compris entre les rues Franz Merjay, de la Réforme, Fernand Neuray et Emmanuel Van Driessche (voir nos 2 à 28). On trouve également des maisons de style Beaux-Arts (nos 54 et 62, maisons de style Beaux-Arts, portant chacune la signature « P. Picquet / arch. », respectivement construites en 1924 et 1922). Le deuxième tronçon est caractérisé par une série de maisons remarquables, dont la maison d'artiste du peintre Eugène Mahaux (1874-1946) (voir no 74). C'est cependant un banal immeuble à appartements de style moderniste qui clôt la rue (no 78, sur les plans de l'architecte A. Cornut, 1957).
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACI/TP Historique des rues (1925); ACI/TP 261; ACI/TP Convention Berkendael (plan dressé par le géomètre expert C. Boon, Ixelles, 20 septembre 1898).
ACI/Urb. 13 : 114-23 ; 39 : 114-39 ; 47 : 114-47 ; 49 : 114-49 ; 54 : 114-54 ; 55 : 114-55 ; 62 : 114-62 ; 63 : 114-63 ; 65 : 114-65 ; 67 : 114-67 ; 69 : 114-69 ; 78 : 114-78, 213-49.

Périodiques
HAINAUT, M., « Une rue d'Ixelles porte leur nom, 2e partie de H à Z », Mémoire d'Ixelles, 29, 1988, p. 41.