Typologie(s)

maison bourgeoise

Intervenant(s)

Ernest BLEROTarchitecte1904

Statut juridique

Classé depuis le 30 mars 1989

Styles

Art nouveau

Inventaire(s)

  • Actualisation de l'inventaire d'urgence (Sint-Lukasarchief - 1993-1994)
  • Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
  • Le patrimoine monumental de la Belgique. Ixelles (DMS-DML - 2005-2015)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

  • Artistique
  • Esthétique
  • Historique
  • Urbanistique

Recherches et rédaction

2009-2011

id

Urban : 19564
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Description

Remarquable ensemble de deux maisons bourgeoises de style Art nouveauStyle Art nouveau (de 1893 à 1914 environ). Mouvement international, avec de fortes variantes locales, né en réaction aux styles « néo ». En Belgique, ce courant connaît deux tendances : d’un côté, sous l’égide de Victor Horta, l'Art nouveau « floral », aux lignes organiques ; de l’autre, l'Art nouveau géométrique, influencé par l'art de Paul Hankar ou la Sécession viennoise., jumelées et conçues par l'architecte Ernest Blerot, 1904.

Les façades, qui se différencient l'une de l'autre par quelques détails, sont en pierre blanche, rehaussées et rayées de pierre bleue. Les élévationsDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé. comptent quatre niveaux.

Les niveaux du sous-sol et du bel étage sont traités, pour les deux immeubles, de manière identique: le premier niveau est marqué par une sorte d'avant-corps en pierre percé d'une porte de garage flanquée, à gauche, d'une étroite porte de service. À droite, un escalier de forme courbe, muni d'une rampe en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. aux formes sinueuses, donne accès à un porche dans-œuvre protégeant la porte d'entrée dont les joursOuverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension. vitrés ont permis le déploiement d'une ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux..

Les garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre. des différentes terrasses sont en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage. et reprennent les motifs végétaux typiques de l'architecte. Autre thème récurrent chez E. Blerot: les fenêtres prenant la forme de bandes verticales à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle., imprimant à la façade une dynamique linéaire reprise, au n°38, par la lucarne-pignonLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon.. MenuiseriesÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. d'origine.

Au n°38, la travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale., rehaussée d'une lucarne passanteUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment. sous pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., est marquée à hauteur du bel étage par un large bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. en pierre de plan légèrement courbe; la toiture de ce bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. sert de terrasse à un petit bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. en bois de plan trapézoïdal, lui-même coiffé d'un balconnet.

Au n°39, la travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale. est marquée, à hauteur du bel étage, par un bow-windowDe l’anglais bow (arc dans le sens d’arqué, courbé) et window (fenêtre). Le bow-window apparaît avec l’Art nouveau. Il s’agit d’un élément en surplomb qui s’intègre par son plan cintré à la façade. Il se différencie de la logette, d’ordinaire de plan rectangulaire et qui paraît appliquée sur la façade. Le bow-window peut occuper plusieurs niveaux. en pierre de plan trapézoïdal, surmonté d'une terrasse accessible par deux portes-fenêtres. Entre celles-ci se développe une consolePièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. supportant une petite terrasse adoptant une élégante forme courbe; cette seconde terrasse précède, elle aussi, deux portes-fenêtres.

Façades grevées d'une servitude non-aedificandi partiellement aménagée en jardinets participant à la conception paysagère et pittoresque du quartier des Étangs; les grilles reprennent des motifs inspirés par la nature, tels qu'on les retrouve dans les garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse ou une porte-fenêtre.. Elles ont été dessinées par l'architecte, de même que les montants en pierre.

Classement 30.03.1989

Sources

Archives
ACI/Urb. 142-38.

Ouvrages
AUBRY, F., VANDENBREEDEN, J., VANLAETHEM, F., L'architecture en Belgique. Art nouveau, Art Déco et modernisme, éditions Racine, Bruxelles, 2006, p.77-78.
BORSI, F., WIESER, H., Bruxelles capitale de l'Art Nouveau, trad. fr. J.-M. Van der Meerschen, 2e éd., Mark Vokaer éd., Bruxelles, 1992 (Collection Europe 1900), pp.103-111, 131.
Bruxelles, Monuments et sites classés, Région de Bruxelles-Capitale, Service des Monuments et Sites, 1994, p.170.