Cette artère au tracé sinueux descend de l’avenue Jupiter jusqu’au rond-point situé au nord du square Lainé, entre le parc de Forest et le parc Duden. L’avenue Besme y débute.

Les terrains du côté pair appartenaient à la famille Duden qui, en 1911, en fait le don au roi Albert Ier qui, à son tour, les cède à la donation royale.

L’avenue est aménagée en deux phases. Sa partie basse est percée dans le cadre du Projet d’aménagement des abords du square Lainé, ratifié par l’arrêté royal du 11.08.1926. Elle décrit une courbe symétrique à celle dessinée par l’avenue Massenet de l’autre côté du parc Duden, au départ elle aussi du square Lainé, ce dernier faisant ainsi office de charnière. L’avenue Gabriel Fauré est ensuite prolongée jusqu’à l’avenue Jupiter selon l’arrêté royal du 23.11.1937. Cette section de l’avenue, bordée d’un côté par le parc Jupiter et de l’autre par le parc Duden, demeurera non bâti.
Le Projet d’aménagement du quartier des parcs et du quartier Saint Augustin ratifié par l’arrêté royal du 08.02.1912 avait déjà prévu une rue assurant la jonction entre le futur square Lainé et l’avenue Besme, mais selon un autre tracé.

Par sa dénomination, l’avenue rend hommage au compositeur et pianiste français Gabriel Urbain Fauré (Pamiers, 1845 – Paris, 1924). L’avenue Massenet (voir cette voirie) fait, comme elle, référence au monde de la musique.

Des deux côtés de l’avenue, le bâti est précédé d’une zone non aedificandi et se compose de villas à trois ou quatre façades des années 1950. La donation royale impose un accord en 1941 concernant les règles du bâti situés du côté pair de l’avenue Gabriel Fauré (côté parc Duden). Ces prescriptions architecturales déterminent entre autre l’usage d’un corps de bâtiment rectangulaires sous toiture en bâtière, la typologie de villa (éventuellement jumelée) et limitent la hauteur sous corniche à deux niveaux. Le même accord s’applique sur d’autres terrains en possession de la donation royale au square Lainé et du côté impair de l’avenue Massenet.

Seul le no20, une maison moderniste de l’architecte Robert Schuiten, se distingue parmi le bâti (voir ce numéro).

Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire

Sources

Archives
ACF/TP dossier 29bis, AR 23.11.1937.
ACF/TP 40, AR 11.08.1926
ACF/TP 84 (fonds non classé). 
ACF/TP 112 (fonds non classé).

Ouvrages
CABUY, Y., DEMETER, S., LEUXE, F., Atlas du sous-sol archéologique de la région de Bruxelles, 4, Forest, MRBC – MRAH, Bruxelles, 1993. 
FRANCIS, J., La chanson des rues de Forest, Louis Musin éditeur, Bruxelles, 1976, p.41.
PIRLOT, A.-M., Le quartier de l’Altitude Cent, SPRB, Bruxelles, 2014 (Bruxelles, Ville d’Art et d’Histoire, 53), pp.14-15.
VOKAER, J.P., Par les rues de Forest, étude sur la toponymie locale, Bruxelles, 1954: p.79