Typologie(s)

hôpital/clinique

Intervenant(s)

Gaston BRUNFAUTarchitecte1934-1939

Stanislas JASINSKIarchitecte1934-1939

Styles

Modernisme

Inventaire(s)

  • Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
  • Inventaire du patrimoine d'ingénierie (2011)
  • Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 30199
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Description

Clinique médico-chirurgicale Paul Héger et Institut Jules Bordet selon l’ancienne dénomination, aujourd’hui Institut Jules Bordet.

Complexe de style fonctionnaliste construit en 1937-1939, suivant les plans des architectes Gaston Brunfaut et Stanislas Jasinski établis en 1934-1936. Élevé à la demande de la Commission d’Assistance Publique de Bruxelles (actuel C.P.A.S.) et de l’Université Libre de Bruxelles comme centre universitaire anti-cancéreux. Exemple caractéristique d’architecture hospitalière de cette période et, par là-même, un des immeubles du courant moderniste les plus intéressants de la capitale, malheureusement transformé et remanié depuis.

Bâtiment sur plan en L : à l’origine, aile T (comme traitement) le long de la rue et aile H (comme hospitalisation) orientée au sud et abritant notamment des chambres et salles de malades d’une capacité totale de 180 lits, répartis selon deux sections bien distinctes pour les patients payants et les indigents. Deux niveaux de sous-sols, sept niveaux pour l’aile T et neuf pour l’aile H qui
abrite restaurant et terrasse au dernier niveau.

Ossature de poutrelles métalliques enrobées de béton. Implantation, conception architecturale, technologie, ventilation, climatisation et équipements médico-thérapeutiques d’avant-garde à l’époque. Tunnel souterrain et galerie aérienne vitrée reliant l’Institut à l’hôpital universitaire Saint-Pierre, ainsi que raccord à la centrale électrothermique.

rue Héger-Bordet 1-3. Clinique médico-chirurgicale Paul Héger et Institut Jules Bordet (photo 1980).

Ensemble composé de deux volumes puissants aux proportions harmonieuses qu’unifient les façades sobres, revêtues uniformément de larges carreaux de céramique de couleur blanc-cassé. Rythme horizontal accentué par l’alternance des vitrages en bandeauxÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. aux châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de bronze et des panneaux d’allèges recouverts de céramique. Accent vertical marqué à l’intersection des ailes T et H par une tour semi-cylindrique mi-vitrée et mi-aveugle abritant un plan incliné en hélice. Aile H terminée par une rotonde affectée aux salons d’attente et de séjour et offrant initialement, aux étages de la face sud, des terrasses en encorbellementUne partie d'élévation est dite en encorbellement lorsqu'elle s’avance en surplomb. faisant office de solarium. Programme aujourd’hui dénaturé par une façade-écran en métal et matériaux synthétiques. Aile T dotée d’une imposante cage d’escalier vitrée à l’arrière et couronnée par un étage plus court reprenant le motif en rotonde.
Au-dessus de l’entrée principale, lettrage de bronze caractéristique : «CLINIQUE MEDICO-CHIRURGICALE PAUL HEGER / GENEES- EN HEELKUNDIGE KLINIEK PAUL HEGER».
À l’origine, jeux de couleurs répétitifs dans les tons jaunes et gris à l’intérieur et bleu et jaune soufré dans le restaurant.

Sources

Archives
AVB/TP 49773 (1934-1939).
A.A.M., Fonds G. Brunfaut, projets et photographies.

Périodiques
Bâtir, 1939, 75, pp. 59-62.
L’Émulation, 1939, n° 4, pp. 53-65.

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