Typologie(s)
maison d’habitation
Intervenant(s)
Albert GÉRARD – architecte – 1892
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Néo-Renaissance
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
Recherches et rédaction
2005-2006
id
Urban : 15849
Description
Deux maisons d'influence néo-RenaissanceLe style néo-Renaissance à Bruxelles est une
expression de l'éclectisme du XIXe siècle, qui a atteint son apogée
entre 1850 et 1910. Ce style s'inspire des formes, des proportions et de
l'ornementation de la Renaissance italienne du XVIe siècle et a été
utilisé à Bruxelles dans des projets de construction publics et privés.
Il constitue une réaction au néoclassicisme, jugé trop rigide et dogmatique, et
se développe parallèlement au néo-baroque et au néogothique.
Le néo-Renaissance bruxellois est donc un style historicisant mais chargé
idéologiquement, où se mêlent représentation urbaine, fierté bourgeoise et
évocation historique.
Le style néo-Renaissance se distingue par une construction rationnelle des
façades et une ornementation basée sur les ordres classiques et les motifs
Renaissance. Il allie clarté structurelle et riches accents décoratifs. Parmi
ses caractéristiques typiques, on peut citer : une articulation
horizontale grâce à des corniches et des cordons, des compositions symétriques
avec des travées régulières, l'utilisation d'arcs en plein cintre, de
pilastres, de colonnes et de balustrades, des façades en pierre naturelle ou en
brique avec des éléments en pierre blanche, une ornementation reprenant des
grotesques, des médaillons, des guirlandes, des cartouches et de hauts attiques
ou lucarnes sous fronton. italienne formant une élévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. unifiée par une maçonnerie et une mouluration continuesUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. et un schéma en miroir, édifiées en 1892 sur les plans de l'architecte Albert Gérard pour le promoteur Letoret (voir notice de rue). À l'origine, elles sont construites en ensemble avec les nos 70 et 72, rhabillés et remembrés en 1939.
Élévations de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé., en briques, rehaussée de pierre, actuellement peintes. Travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale. marquée par un balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion., des encadrements saillants et un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. couronnant la fenêtre du dernier niveau. Portes conservées. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. d'origine au no 74. Barres d'appuiPetit garde-corps de faible hauteur et non saillant, compris dans l’embrasure d’une fenêtre. récentes au no 76.
Élévations de composition asymétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition asymétrique lorsqu’elle compte deux travées inégales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux. La travée principale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. Les caves, d’ordinaire à demi enterrées, se marquent en façade par un soubassement élevé., en briques, rehaussée de pierre, actuellement peintes. Travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale. marquée par un balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion., des encadrements saillants et un frontonCouronnement de forme triangulaire ou courbe, à tympan et cadre mouluré formé de corniches. couronnant la fenêtre du dernier niveau. Portes conservées. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. d'origine au no 74. Barres d'appuiPetit garde-corps de faible hauteur et non saillant, compris dans l’embrasure d’une fenêtre. récentes au no 76.
Sources
Archives
AVB/TP 9966 (1892), 53136 (1939).
Arbres remarquables à proximité












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