Région de Bruxelles-Capitale
Typologie(s)
Manège
Intervenant(s)
Gaston IDE – architecte – 1929-1930
Styles
Architecture régionaliste
Néo-Renaissance flamande
Beaux-Arts
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
Recherches et rédaction
2008
id
Urban : 16261
Description
À l'angle de l'avenue du Vivier d'Oie, centre équestre de style régionalistePériode : env.
1890-1950.Le régionalisme est un courant traditionaliste de l'architecture éclectique qui s'exprime principalement dans l'architecture résidentielle. Ce style s'inspire des formes architecturales, des matériaux et des techniques de construction propres aux régions et aux traditions locales. Il se développe en Belgique à partir du XIXe siècle, dans un contexte marqué à la fois par l'émergence des identités nationales et régionales et par la revalorisation de l'architecture historique.Ce courant se réfère à l'architecture rurale traditionnelle, considérée comme un modèle authentique et rationnel en raison de la simplicité de son plan, de son organisation fonctionnelle et de l'emploi logique des matériaux. Les architectes y puisent aussi bien des typologies de bâtiments que des éléments décoratifs. Deux approches sont fréquemment observées : d'une part, l'imitation fidèle de modèles historiques ; d'autre part, la combinaison anachronique d'éléments empruntés à différents styles régionaux.Le régionalisme se caractérise notamment par des toitures en pente, des compositions de façade traditionnelles, un souci du détail artisanal et l'emploi de matériaux locaux tels que la brique, la pierre naturelle, le bois ou l'ardoise. Il vise une architecture en harmonie avec son contexte géographique, historique et culturel., mélange de néo-Renaissance flamandeLe style néo-Renaissance flamande est une variante
régionale du style néo-Renaissance qui s'est développé à Bruxelles entre 1860
et 1914 environ. Il s'inspire de la tradition architecturale du XVIe
siècle des Pays-Bas méridionaux, en particulier des hôtels de ville, des
maisons de corporations et des demeures patriciennes flamandes de l'époque des
Pays-Bas habsbourgeois.
Contrairement à la néo-Renaissance plus orientée vers l'Italie, le style
néo-Renaissance flamande met l'accent sur les racines nationales, l'expression
artisanale et l'identité urbaine. Ce style est né dans un contexte de prise de
conscience nationale et urbaine croissante : au cours de la seconde moitié
du XIXe siècle, les architectes et les politiques belges ont cherché
à définir leur propre langage architectural, indépendamment des modèles
français ou anglais. Le retour à la Renaissance flamande offrait un idiome
ancré dans l'histoire mais utilisable dans le contexte contemporain, qui
renvoyait à la tradition, au savoir-faire et à la fierté bourgeoise. Le XVIe
siècle était considéré comme l'âge d'or de l'art, du commerce et de l'autonomie
des villes, des valeurs que l'on souhaitait raviver au sein de la jeune nation
belge.
À Bruxelles, capitale du royaume, ce style a acquis une fonction représentative
marquée, symbolisant à la fois la continuité avec l'image historique de la
ville et l'identité d'une bourgeoisie sûre d'elle. Les architectes ont souvent
combiné le langage formel historiciste avec des techniques de construction
modernes, telles que la fonte, l'acier et de nouveaux formats de briques, dans
le cadre d'une architecture urbaine éclectique plus large. Ce style est devenu
particulièrement populaire pour les bâtiments publics, les écoles, les
administrations communales, les postes et les maisons bourgeoises. En mettant
en valeur l'ordre civil, la fierté de la ville et l'identité nationale, le
style acquiert ainsi une dimension
éducative et administrative. À l'époque de Léopold II, il est devenu un élément
essentiel pour l’image de la capitale.
Le style néo-Renaissance flamande se reconnaît à une composition de façade
verticale et plastique prononcée, animée par des jeux de matériaux, de couleurs
et d'ornements. Les caractéristiques typiques sont l'utilisation de briques
rouges combinées à de la pierre naturelle blanche ou bleue (parfois en
bandeaux), des pignons à gradins, des fenêtres à croisée(s) et des encadrements
profilés, des cartouches, des médaillons, des frontons et des lucarnes à
croupe, ainsi que des sculptures représentant des personnages, des armoiries ou
des motifs allégoriques. Des cordons horizontaux et des pilastres verticaux
rythment la façade, parfois complétés par des balcons en fer forgé ou des
loggias en pierre naturelle ou en bois.
Ce style allie rationalité constructive et exubérance décorative, un équilibre
qui le rendait particulièrement adapté à la représentation urbaine. et de Beaux-ArtsPériode : 1905-1930
L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international
dont les principales orientations proviennent de la très influente école des
Beaux-Arts de Paris créée
au XIXe siècle. À Bruxelles, il se
développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans
cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du
XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique
(Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris
en 1900.
Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un
premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à
l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de
l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du
musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur
la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de
nombreux quartiers résidentiels bruxellois.
Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels
de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais
aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques,
sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il
se caractérise par des façades en (simili-)pierre
blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe
siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps
et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que
concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des
travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une
coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les
résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de
manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de
lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des
circulations., conçu en 1929-1930 par l'architecte Gaston Ide. Cercle créé à l'initiative de la famille Solvay afin d'offrir aux officiers, à l'aristocratie et aux membres de la haute bourgeoisie un centre hippique. Le complexe compte diverses ailes, présentant pour la plupart des façades de briques rouges, rehaussées de pierre bleue. Les boiseries, partiellement remplacées à l'identique, ainsi que les grilles de fenêtres, insérant un étrierStructure métallique suspendue aux câbles de traction portant la cabine ou le contrepoids. , sont peintes en vert et rouge.
Présentant une façade principale à front du champ du Vert Chasseur, trois longues ailes parallèles sont accolées : un grand manège couvert (G), une aile abritant divers services avec, à l'arrière, un manège couvert circulaire (F), et une carrière anciennement à ciel ouvert (E). Une allée sépare cette dernière d'une aile plus étroite (D), abritant des écuries, qui longe l'avenue du Vivier d'Oie. Vers cette avenue, y est accolé un volume à usage de garages, de plan trapézoïdal et allongé. À l'arrière du terrain, perpendiculaires aux ailes, trois autres volumes abritent des écuries : volume C, volume B (pavillon rectangulaire indépendant) et volume A s'étendant à l'arrière des nos 14 à 17 du champ du Vert Chasseur, et présentant un plan en U autour d'une cour.

Les ailes G et F partagent une même façade vers le champ du Vert Chasseur (anciennement avenue Van den Elschen). De deux niveaux, elle est composée, pour chaque aile, de deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous toiture mansardéeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson., suivies d'une vaste façade-pignon en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., sous toit en bâtièreToit à deux versants.. Les deux 1res travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sont percées de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires ; au r.d.ch., porte et petite fenêtre grillagée, encadrées de pierre. BrisisUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. percé d'une large lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. saillante de bois ; quatre colonnettesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. décoratives de même matériau y flanquent trois fenêtres ; l'axiale est fausse, peinte en trompe-l'œil. Façades-pignons de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., à rampantsAdjectif indiquant qu’un élément d’élévation n’est ni horizontal ni vertical. Par extension, nom donné aux éléments situés de biais d’un pignon ou d’un fronton. chantournésUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. étagés en escalier. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. clavéClaveau. Élément d’appareil en pierre d’un arc ou d’une plate-bande.Clavé. Composé de claveaux. ; celles du r.d.ch., larges, à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., celles de l'étage à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. et traversesÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie.. Dans l'aile G, fenêtres, latérales jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par deux, et par trois dans l'axe. Dans l'aile F, fenêtres non jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux.. PignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. percés d'un tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. de fenêtres sous linteauxÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. et arcs de déchargeArc noyé dans un mur plein, qui surmonte généralement un linteau ou un autre couvrement et sert à le soulager., surmonté d'un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale.. Façade-pignon de l'aile G percée, au r.d.ch., d'une porte dans l'axe. À l'étage, bretèche ajoutée en 1930, sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. de profil chantournéUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe.. Façade-pignon de l'aile F en avant-corps, percée de trois baies libresBaie qui n’est pas close par une menuiserie. au r.d.ch., ouvrant sur un porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde.. Vers le champ du Vert Chasseur, l'aile D présente une façade plus petite à pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. semblable aux deux autres, percé de fenêtres rectangulaires à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit., celle du r.d.ch grillagée.

Les façades arrière des ailes G et F sont partiellement enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc., percées de fenêtres jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux., à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. de pierre. Celle de l'aile G est percée d'une large porte ouvrant directement sur le grand manège. À l'étage, une bretèche de béton proéminente, ajoutée en 1930, abrite une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. intérieure. La façade arrière de l'aile F est percée d'une vaste porte à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. menant au manège circulaire, surmontée d'une logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan trapézoïdal.

L'aile D et les volumes C et A, abritant toutes des écuries, comptent un niveau, sous toit servant de fenil – en bâtièreToit à deux versants. pour l'aile D et le volume C, à un versant vers la cour pour le volume A. Elles présentent un même type de façade. Chaque box est percé d'une porte sous baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. et d'une petite fenêtre rectangulaire. VantailLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. de porte à structure métallique, recouverte de bois. Les façades sont rythmées de lucarnes-pignonsLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon. passantesUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment., interrompant une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. largement débordante. Ces lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. sont percées d'une porte cintrée surmontées d'une potence. Dans l'aile D, le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. axial est traité plus largement. Cette aile compte un niveau semi-enterré, accessible par l'avenue du Vivier d'Oie. De ce côté, la façade est percée de petites fenêtres sous arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle.. Un registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. haut, éclairant les box donnant sur l'intérieur du manège et un registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. bas, éclairant la rangée de box sous-jacente. Cette dernière est accessible par une large porte, à l'extrémité de l'aile.

Outre des box, le volume A abrite différents locaux (sellerie, réparations, astiquage, bains, douches, forge, local de tonte). La cour affecte une forme de goulot, s'élargissant en plan triangulaire à son extrémité. À l'arrière du volume C, six box semblent avoir été annexés ultérieurement.
Le volume B compte, quant à lui, deux niveaux, sous toit en bâtièreToit à deux versants.. Son r.d.ch. abrite des box accessibles par une grande porte à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. percée dans les façades-pignons. Ils sont éclairés vers la cour par des fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle.. L'étage est accessible en façade arrière via deux escaliers extérieurs couverts. Il est enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et percé de fenêtres rectangulaires à imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis., certaines jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux., surmontées d'une lucarne-pignonLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon. passanteUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment. ; les façades-pignons sont percées de deux petites fenêtres latérales ainsi que de deux ou trois fenêtres axiales jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux.. Dans le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., porte sous oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale..

Le grand manège (G) est couvert d'une toiture en bâtièreToit à deux versants.. À l'intérieur, la toiture est ajourée zénithalement par un vaste lanterneau. La piste est bordée de deux niveaux de tribunes. Le second niveau est constitué d'une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. de béton en porte-à-faux, dotée d'une barre d'appuiPetit garde-corps de faible hauteur et non saillant, compris dans l’embrasure d’une fenêtre. métallique à motif géométrique. Depuis les loges côté est, on accède, par quelques marches, à l'étage du salon de thé.

À l'intérieur de l'aile F, se succèdent hall d'entrée, salon de thé, salon de lecture et bar, vestiaires, manège circulaire et locaux d'infirmerie et des plantons. Du hall d'entrée, éclairé depuis la carrière par des fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., un escalier mène à l'étage, aménagé à l'origine en appartement. Le salon de thé, décoré en style Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations., compte deux niveaux sous toit plat. L'étage est organisé autour d'un puits de lumière surmonté d'un lanterneau. Il repose sur des piliersSupport vertical de plan carré. et est bordé de grilles en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. LambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. moulurés sur le bas des murs et des piliersSupport vertical de plan carré.. Escalier de pierre dans l'angle, de plan en L. La façade latérale du salon est percée de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. au r.d.ch., de fenêtres en légère saillie de plan trapézoïdal à l'étage. Elle est rythmée par trois hautes cheminées. D'un niveau sous toit plat percé de lanterneaux, salon de lecture, bar et vestiaires sont répartis de part et d'autre d'un dégagement central ouvrant sur le manège circulaire et le contournant jusqu'à la cour. Le manège circulaire est coiffé d'un toit conique ajouré au tambourRelié à l’axe du moteur, cylindre rainuré sur lequel s’enroulent et se déroulent les câbles de traction de la cabine et du contrepoids., à châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de béton. Il s'ouvre vers la cour et la carrière par des portes à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. Le volume vers la cour, abritant divers locaux, compte un étage sous bâtièreToit à deux versants..

En 1930, la façade arrière de l'aile G est aussi dotée d'une bretèche. En 1989, l'architecte Polak et le bureau A+U couvrent la carrière (E) au moyen d'une charpente métallique revêtue de plaques ondulées transparentes. Vers le champ du Vert Chasseur, la toiture forme une croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. recouverte de tuiles. Le muret de clôture est remplacé par un mur de briques plus élevé et marqué, dans l'axe, par une entrée à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. En 1991, les architectes Guillissen et Roba aménagent des emplacements de parking tout le long de la façade avant.
Classement 24.01.2008.
Présentant une façade principale à front du champ du Vert Chasseur, trois longues ailes parallèles sont accolées : un grand manège couvert (G), une aile abritant divers services avec, à l'arrière, un manège couvert circulaire (F), et une carrière anciennement à ciel ouvert (E). Une allée sépare cette dernière d'une aile plus étroite (D), abritant des écuries, qui longe l'avenue du Vivier d'Oie. Vers cette avenue, y est accolé un volume à usage de garages, de plan trapézoïdal et allongé. À l'arrière du terrain, perpendiculaires aux ailes, trois autres volumes abritent des écuries : volume C, volume B (pavillon rectangulaire indépendant) et volume A s'étendant à l'arrière des nos 14 à 17 du champ du Vert Chasseur, et présentant un plan en U autour d'une cour.

Les ailes G et F partagent une même façade vers le champ du Vert Chasseur (anciennement avenue Van den Elschen). De deux niveaux, elle est composée, pour chaque aile, de deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous toiture mansardéeUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson., suivies d'une vaste façade-pignon en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., sous toit en bâtièreToit à deux versants.. Les deux 1res travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sont percées de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires ; au r.d.ch., porte et petite fenêtre grillagée, encadrées de pierre. BrisisUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. percé d'une large lucarneOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. à cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. saillante de bois ; quatre colonnettesUne colonne est un support vertical formé d’un fût de plan circulaire ou polygonal et souvent d’un chapiteau et d’une base. Une colonnette désigne une petite colonne. décoratives de même matériau y flanquent trois fenêtres ; l'axiale est fausse, peinte en trompe-l'œil. Façades-pignons de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., à rampantsAdjectif indiquant qu’un élément d’élévation n’est ni horizontal ni vertical. Par extension, nom donné aux éléments situés de biais d’un pignon ou d’un fronton. chantournésUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe. étagés en escalier. BaiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. clavéClaveau. Élément d’appareil en pierre d’un arc ou d’une plate-bande.Clavé. Composé de claveaux. ; celles du r.d.ch., larges, à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., celles de l'étage à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. et traversesÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie.. Dans l'aile G, fenêtres, latérales jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. par deux, et par trois dans l'axe. Dans l'aile F, fenêtres non jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux.. PignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. percés d'un tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste. de fenêtres sous linteauxÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. et arcs de déchargeArc noyé dans un mur plein, qui surmonte généralement un linteau ou un autre couvrement et sert à le soulager., surmonté d'un oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale.. Façade-pignon de l'aile G percée, au r.d.ch., d'une porte dans l'axe. À l'étage, bretèche ajoutée en 1930, sur consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. de profil chantournéUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe.. Façade-pignon de l'aile F en avant-corps, percée de trois baies libresBaie qui n’est pas close par une menuiserie. au r.d.ch., ouvrant sur un porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde.. Vers le champ du Vert Chasseur, l'aile D présente une façade plus petite à pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. semblable aux deux autres, percé de fenêtres rectangulaires à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit., celle du r.d.ch grillagée.

Les façades arrière des ailes G et F sont partiellement enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc., percées de fenêtres jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux., à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. de pierre. Celle de l'aile G est percée d'une large porte ouvrant directement sur le grand manège. À l'étage, une bretèche de béton proéminente, ajoutée en 1930, abrite une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. intérieure. La façade arrière de l'aile F est percée d'une vaste porte à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. menant au manège circulaire, surmontée d'une logetteLa logette est un petit ouvrage en surplomb qui s’étend sur un seul étage, contrairement à l’oriel qui en compte plusieurs ou s’allonge sur plusieurs travées. Contrairement au bow-window, logette et oriel sont d’ordinaire de plan rectangulaire ou trapézoïdal et semblent appliqués sur la façade. de plan trapézoïdal.

L'aile D et les volumes C et A, abritant toutes des écuries, comptent un niveau, sous toit servant de fenil – en bâtièreToit à deux versants. pour l'aile D et le volume C, à un versant vers la cour pour le volume A. Elles présentent un même type de façade. Chaque box est percé d'une porte sous baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d'imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle. et d'une petite fenêtre rectangulaire. VantailLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. de porte à structure métallique, recouverte de bois. Les façades sont rythmées de lucarnes-pignonsLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon. passantesUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment., interrompant une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. largement débordante. Ces lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. sont percées d'une porte cintrée surmontées d'une potence. Dans l'aile D, le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. axial est traité plus largement. Cette aile compte un niveau semi-enterré, accessible par l'avenue du Vivier d'Oie. De ce côté, la façade est percée de petites fenêtres sous arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle.. Un registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. haut, éclairant les box donnant sur l'intérieur du manège et un registreAlignement horizontal de baies sur un pignon. bas, éclairant la rangée de box sous-jacente. Cette dernière est accessible par une large porte, à l'extrémité de l'aile.

Outre des box, le volume A abrite différents locaux (sellerie, réparations, astiquage, bains, douches, forge, local de tonte). La cour affecte une forme de goulot, s'élargissant en plan triangulaire à son extrémité. À l'arrière du volume C, six box semblent avoir été annexés ultérieurement.
Le volume B compte, quant à lui, deux niveaux, sous toit en bâtièreToit à deux versants.. Son r.d.ch. abrite des box accessibles par une grande porte à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. percée dans les façades-pignons. Ils sont éclairés vers la cour par des fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. surbaisséUn élément est dit surbaissé lorsqu’il est cintré en arc de cercle inférieur au demi-cercle.. L'étage est accessible en façade arrière via deux escaliers extérieurs couverts. Il est enduitL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et percé de fenêtres rectangulaires à imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis., certaines jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux., surmontées d'une lucarne-pignonLucarne dont le devant triangulaire évoque un pignon. passanteUne lucarne est dite passante lorsqu'elle est située dans le plan de la façade et interrompt la corniche ou l’entablement terminal du bâtiment. ; les façades-pignons sont percées de deux petites fenêtres latérales ainsi que de deux ou trois fenêtres axiales jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux.. Dans le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc., porte sous oculusJour de forme circulaire, ovale ou polygonale..

Le grand manège (G) est couvert d'une toiture en bâtièreToit à deux versants.. À l'intérieur, la toiture est ajourée zénithalement par un vaste lanterneau. La piste est bordée de deux niveaux de tribunes. Le second niveau est constitué d'une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. de béton en porte-à-faux, dotée d'une barre d'appuiPetit garde-corps de faible hauteur et non saillant, compris dans l’embrasure d’une fenêtre. métallique à motif géométrique. Depuis les loges côté est, on accède, par quelques marches, à l'étage du salon de thé.

À l'intérieur de l'aile F, se succèdent hall d'entrée, salon de thé, salon de lecture et bar, vestiaires, manège circulaire et locaux d'infirmerie et des plantons. Du hall d'entrée, éclairé depuis la carrière par des fenêtres à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., un escalier mène à l'étage, aménagé à l'origine en appartement. Le salon de thé, décoré en style Beaux-ArtsPériode : 1905-1930 L’architecture Beaux-Arts est un style architectural académique et international dont les principales orientations proviennent de la très influente école des Beaux-Arts de Paris créée au XIXe siècle. À Bruxelles, il se développe dès 1905 et s’inscrit dans le prolongement de l’éclectisme et dans cette tendance à revenir aux grands « styles Louis » français du XVIIIe siècle – Louis XIV, rococo (Louis XV) et néoclassique (Louis XVI) –, et ce sous l’influence de l’Exposition universelle de Paris en 1900. Ce goût pour l’académisme français se développe à Bruxelles au travers, dans un premier temps, d’importantes réalisations confiées par le roi Léopold II à l’architecte Charles Girault qu’il rencontre à Paris lors de l’Exposition : les agrandissements du Palais de Laeken, la construction du musée de Tervueren, de l’arcade du Cinquantenaire, de la galerie-promenoir sur la digue d’Ostende. Ce retour aux grands styles français marque ensuite de nombreux quartiers résidentiels bruxellois. Le style Beaux-Arts trouve en effet ses meilleures expressions dans les hôtels de maître, les maisons bourgeoises, de luxueux immeubles à appartements mais aussi et surtout dans des édifices semi-publics de prestige (hôtels, banques, sièges de société) auxquels il donne un air respectable inspirant confiance. Il se caractérise par des façades en (simili-)pierre blanche et/ou en briques rouges ou orangées, décorées d’éléments empruntés aux styles français du XVIIIe siècle (guirlandes végétales, festons, mascarons, garde-corps et portes en fer forgé). C’est une architecture qui se distingue par le goût du monumental que concrétisent l’emploi massif de la pierre de France et l’accentuation des travées d’angle et d’entrée, souvent traitées en rotonde couverte d’une coupole. Le plan des traditionnelles trois pièces en enfilade qui marque les résidences du XIXe et du début du XXe siècle est revu de manière à laisser la lumière pénétrer davantage par l’utilisation de lanterneaux en toiture, des plafonds relativement bas, la souplesse des circulations., compte deux niveaux sous toit plat. L'étage est organisé autour d'un puits de lumière surmonté d'un lanterneau. Il repose sur des piliersSupport vertical de plan carré. et est bordé de grilles en fer forgéFer façonné à chaud sur l’enclume, utilisé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des ancres, des grilles, des épis de faîtage.. LambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. moulurés sur le bas des murs et des piliersSupport vertical de plan carré.. Escalier de pierre dans l'angle, de plan en L. La façade latérale du salon est percée de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en anse de panierUn élément est dit en anse de panier lorsqu’il est cintré en demi-ovale. au r.d.ch., de fenêtres en légère saillie de plan trapézoïdal à l'étage. Elle est rythmée par trois hautes cheminées. D'un niveau sous toit plat percé de lanterneaux, salon de lecture, bar et vestiaires sont répartis de part et d'autre d'un dégagement central ouvrant sur le manège circulaire et le contournant jusqu'à la cour. Le manège circulaire est coiffé d'un toit conique ajouré au tambourRelié à l’axe du moteur, cylindre rainuré sur lequel s’enroulent et se déroulent les câbles de traction de la cabine et du contrepoids., à châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. de béton. Il s'ouvre vers la cour et la carrière par des portes à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. Le volume vers la cour, abritant divers locaux, compte un étage sous bâtièreToit à deux versants..

En 1930, la façade arrière de l'aile G est aussi dotée d'une bretèche. En 1989, l'architecte Polak et le bureau A+U couvrent la carrière (E) au moyen d'une charpente métallique revêtue de plaques ondulées transparentes. Vers le champ du Vert Chasseur, la toiture forme une croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. recouverte de tuiles. Le muret de clôture est remplacé par un mur de briques plus élevé et marqué, dans l'axe, par une entrée à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle.. En 1991, les architectes Guillissen et Roba aménagent des emplacements de parking tout le long de la façade avant.
Classement 24.01.2008.
Sources
Archives
AVB/TP 39171 (1929-1930), 92901 (1989), 94275 (1991).
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