Typologie(s)

maison d’habitation

Intervenant(s)

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Néo-Renaissance flamande

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2016, 2019

id

Urban : 37167
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Description

Maison de style néo-Renaissance flamandeLe style néo-Renaissance flamande est une variante régionale du style néo-Renaissance qui s'est développé à Bruxelles entre 1860 et 1914 environ. Il s'inspire de la tradition architecturale du XVIe siècle des Pays-Bas méridionaux, en particulier des hôtels de ville, des maisons de corporations et des demeures patriciennes flamandes de l'époque des Pays-Bas habsbourgeois. Contrairement à la néo-Renaissance plus orientée vers l'Italie, le style néo-Renaissance flamande met l'accent sur les racines nationales, l'expression artisanale et l'identité urbaine. Ce style est né dans un contexte de prise de conscience nationale et urbaine croissante : au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les architectes et les politiques belges ont cherché à définir leur propre langage architectural, indépendamment des modèles français ou anglais. Le retour à la Renaissance flamande offrait un idiome ancré dans l'histoire mais utilisable dans le contexte contemporain, qui renvoyait à la tradition, au savoir-faire et à la fierté bourgeoise. Le XVIe siècle était considéré comme l'âge d'or de l'art, du commerce et de l'autonomie des villes, des valeurs que l'on souhaitait raviver au sein de la jeune nation belge. À Bruxelles, capitale du royaume, ce style a acquis une fonction représentative marquée, symbolisant à la fois la continuité avec l'image historique de la ville et l'identité d'une bourgeoisie sûre d'elle. Les architectes ont souvent combiné le langage formel historiciste avec des techniques de construction modernes, telles que la fonte, l'acier et de nouveaux formats de briques, dans le cadre d'une architecture urbaine éclectique plus large. Ce style est devenu particulièrement populaire pour les bâtiments publics, les écoles, les administrations communales, les postes et les maisons bourgeoises. En mettant en valeur l'ordre civil, la fierté de la ville et l'identité nationale, le style acquiert ainsi une dimension éducative et administrative. À l'époque de Léopold II, il est devenu un élément essentiel pour l’image de la capitale. Le style néo-Renaissance flamande se reconnaît à une composition de façade verticale et plastique prononcée, animée par des jeux de matériaux, de couleurs et d'ornements. Les caractéristiques typiques sont l'utilisation de briques rouges combinées à de la pierre naturelle blanche ou bleue (parfois en bandeaux), des pignons à gradins, des fenêtres à croisée(s) et des encadrements profilés, des cartouches, des médaillons, des frontons et des lucarnes à croupe, ainsi que des sculptures représentant des personnages, des armoiries ou des motifs allégoriques. Des cordons horizontaux et des pilastres verticaux rythment la façade, parfois complétés par des balcons en fer forgé ou des loggias en pierre naturelle ou en bois. Ce style allie rationalité constructive et exubérance décorative, un équilibre qui le rendait particulièrement adapté à la représentation urbaine., 1903.

Façade en briques rouges, rehaussée de pierre bleue. ÉlévationDessin à l'échelle d'une des faces verticales d’un édifice. Par extension, façade d'un bâtiment ou ensemble de ses façades. de trois niveaux et deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inégales, chacune sous pignon à gradinsPignon dont les rampants sont étagés en escalier, à la manière de gradins.. Porte à piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. harpésLes harpes sont une superposition d’éléments dont la tête est alternativement courte et longue. et entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. sur coussinetsPierres de taille formant saillie profilée dans l’embrasure de la baie. Ils sont situés au sommet des piédroits et portent un linteau ou un arc. et consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console. profilées. Fenêtre en dessus de porte à arcStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. et encadrement à balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade. portant une cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. cintrée à clefClaveau central d’un arc ou d’une plate-bande. Il s’agit d’un élément architectonique. Le terme s'utilise également pour des éléments purement décoratifs qui évoquent une clef à rôle structurel. à pointe de diamantBossage comptant plusieurs facettes, comme la pointe d’un diamant. et amortissementAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. sphérique. Fenêtre sous linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. et arc(s) de décharge. En travée principaleTravée la plus large de l’élévation, marquée par un ressaut et une décoration plus abondante. Les façades de composition asymétrique comportent d'ordinaire une travée principale., fenêtres de cave et du rez-de-chaussée à deux meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. Celles des étages à double croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit.. Balcon à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion. au premier. PignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à fenêtre à deux arcsStructure appareillée de couvrement, cintrée selon un profil donné. en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle., à croiséeBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. pour le grand, traverseÉlément horizontal divisant une baie ou pièce horizontale d'une menuiserie. et meneauÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie. d’imposte pour le petit. AmortissementsAmortissement. Élément décoratif placé au sommet d’une élévation.Amorti. Sommé d'un amortissement. sphériques. HuisserieMenuiseries qui s’ouvrent et se ferment, c’est-à-dire les portes et les fenêtres. Par extension, le terme désigne également les fenêtres à châssis dormants. conservée; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. en imposteUn élément dit en imposte se situe à hauteur du sommet des piédroits. Imposte de menuiserie ou jour d’imposte. Ouverture dans la partie supérieure du dormant d’une menuiserie. et aux jours1. Ouverture vitrée dans une menuiserie ou baie de petite dimension; 2. Vide autour duquel se développent certains escaliers tournants. latéraux.

Sources

Archives
ACA/Urb. 9740 (26.01.1904).