Inventaire(s)

  • Inventaire des traces coloniales (DPC-DCE 2024-2025)

Recherches et rédaction

1993-1995

 

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Cette longue artère rectiligne relie, le long de la ligne de chemin de fer Schaerbeek-Hal (recouverte par le cours Saint-Michel), le square Princesse J. de Mérode (avenue de Tervueren) au carrefour de l'avenue de l'Armée et de la rue de l'Escadron. Son premier tronçon est tracé entre 1906 et 1910 avant d'être prolongé jusqu'à l'avenue de l'Armée au début des années 1920. L'angle qu'elle forme avec l'avenue des Aduatiques est modifié en 1929.

La rue est dédiée à Constant Pierre Joseph de Deken (Wilrijk, 1852 – Boma, 1896), prêtre scheutiste missionnaire d’abord en Chine puis dans l’État indépendant du Congo (de 1892 à 1896). L’évangélisation a joué un rôle important dans la colonisation du Congo. La conversion des Congolais était un facteur essentiel du contrôle social. La christianisation et l’abolition de l’esclavagisme étaient les principaux arguments de la propagande coloniale. Plusieurs sociétés de missionnaires y ont participé, notamment les scheutistes, une congrégation fondée à Scheut, à Anderlecht ainsi que les Pères blancs.

Cette rue n'est bordée que d'un seul côté, d'un ensemble de constructions hétéroclites de gabarits différents bâties entre 1906 et 1966 faisant face à l'immeuble « Bull », situé av. de Tervueren, ainsi qu'à un complexe commercial.

Le 1er tronçon compte quelques habitations bourgeoises, dont le no 19 (1928, arch. Frans VANDENBROUCKE), construit à l'angle de la r. des Bataves, à façade en briques et crépi d'inspiration Beaux-Arts, de deux niveaux sous toiture mansardée et huit travées. Ces habitations, généralement de trois niveaux et deux ou trois travées, alternent avec des immeubles à appartements modernes.

Les trois tronçons suivants présentent des maisons plus modestes, souvent de deux niveaux sous bâtière ou toiture mansardée, influencées par les styles Beaux-Arts (Nos 24 et 25, 1927, arch. G. SIMONS ET FILS ; no 28, 1924, arch. BREUGELMANS ; nos 33 et 41-42, 1928, arch. Eugène A. LINSSEN ; no 44, 1929, arch. A. POLDERMAN) ou Art Déco et moderniste tels les nos 27 (1928, arch. G. VINCENT), 35 (1928, arch. A. CLAESSENS), 39-40 (1926, arch. E. A. LINSSEN, encadrement de porte sculpté), 48 (1928), 55 (1928), 56 (1928, arch. Ch. VERHELLE, siège de la Justice de Paix d'Etterbeek depuis 1970), ou 58 (1928, arch. G. VINCENT). Un ensemble de maisons construites selon un schéma symétrique (Nos 59 et 60, 1925).

Sources

Archives
AR 26.08.1909, 04.05.1919, 20.08.1929.
ACEtt/TP 4934 (1924), 7501 (1925, r. Charles Legrelle), 7715 (1926), 1238, 8930 (1927), 1718, 1720, 1863, 2012, 2045, 2115, 2493, 2663, 2681 (1928), 3931 (1929).
RC 1909, p. 198, 1912, p. 7, 1913, p. 73, 1922, pp. 305 et 342, 1929, p. 481.