Inventaire(s)
- Inventaire des traces coloniales (DPC-DCE 2024-2025)
Recherches et rédaction
1993-1995
Voir les biens de ce lieu repris à l'inventaire
Liaison entre la rue Général Fivé et le
boulevard Général Jacques.
Ouverte par le Foyer etterbeekois dans les années 1920. Elle devait, suivant un plan d'ensemble de 1923, être prolongée jusqu'à la rue des Champs.
La rue doit son nom au baron Francis Dhanis (Londres, 1862 – Bruxelles, 1909). Militaire, il participe dès les années 1880 à plusieurs expéditions pour le compte de l’Association internationale africaine (organisation créée en 1876 par Léopold II affichant des ambitions humanitaires mais rapidement dominée par des préoccupations de profits en Afrique). Il participe également durant les années 1890 à la guerre opposant les troupes belges aux Arabos-Swahilis (Bantous musulmans), qui avaient précédé les Européens dans l’occupation du territoire et asservi les populations locales. Il rentre victorieux en Belgique en 1894: Léopold II le fait baron. Après une autre campagne au Congo, il est promu vice-gouverneur général de l’État indépendant du Congo en 1897. De retour en Belgique en 1900, il siège dans les comités d’administration de plusieurs compagnies commerciales actives au Congo.
Durant l’entre-deux-guerres, le désir de promouvoir le projet colonial était particulièrement intense. La toponymie coloniale s’inscrit parmi les actions de propagande en faveur de la colonisation du Congo.
Ouverte par le Foyer etterbeekois dans les années 1920. Elle devait, suivant un plan d'ensemble de 1923, être prolongée jusqu'à la rue des Champs.
La rue doit son nom au baron Francis Dhanis (Londres, 1862 – Bruxelles, 1909). Militaire, il participe dès les années 1880 à plusieurs expéditions pour le compte de l’Association internationale africaine (organisation créée en 1876 par Léopold II affichant des ambitions humanitaires mais rapidement dominée par des préoccupations de profits en Afrique). Il participe également durant les années 1890 à la guerre opposant les troupes belges aux Arabos-Swahilis (Bantous musulmans), qui avaient précédé les Européens dans l’occupation du territoire et asservi les populations locales. Il rentre victorieux en Belgique en 1894: Léopold II le fait baron. Après une autre campagne au Congo, il est promu vice-gouverneur général de l’État indépendant du Congo en 1897. De retour en Belgique en 1900, il siège dans les comités d’administration de plusieurs compagnies commerciales actives au Congo.
Durant l’entre-deux-guerres, le désir de promouvoir le projet colonial était particulièrement intense. La toponymie coloniale s’inscrit parmi les actions de propagande en faveur de la colonisation du Congo.
Sources
Archives
AR pl. ens. 23.02.1923.
BC 1926, p. 178.
Cartes / plans
plan 1926.
Ouvrages
GODDEERIS, I., LAURO, A., VANTHEMSCHE, G., (éd.), Le Congo colonial. Une histoire en questions, Waterloo, Renaissance du Livre, 2020.
VANTHEMSCHE, G., La Belgique et le Congo. L’impact de la colonie sur la métropole 1885-1980, Bruxelles, Le Cri, 2010 (Nouvelle histoire de Belgique, 4).
Sites internet
Biographie Coloniale Belge, 1948
BC 1926, p. 178.
Cartes / plans
plan 1926.
Ouvrages
GODDEERIS, I., LAURO, A., VANTHEMSCHE, G., (éd.), Le Congo colonial. Une histoire en questions, Waterloo, Renaissance du Livre, 2020.
VANTHEMSCHE, G., La Belgique et le Congo. L’impact de la colonie sur la métropole 1885-1980, Bruxelles, Le Cri, 2010 (Nouvelle histoire de Belgique, 4).
Sites internet
Biographie Coloniale Belge, 1948