Typologie(s)

hôtel particulier

Intervenant(s)

Alexandre BONNYarchitecte1886

Styles

Néo-Renaissance

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

1997-2004

id

Urban : 6533
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Description

Hôtel de maître néoclassique, arch.-entrepreneur Alexandre Bonny, 1886. Il abrite actuellement l'Académie de musique Arthur De Greef, du nom du célèbre compositeur et pianiste (1862-1940). composition symétriqueDans l'inventaire, une façade est dite de composition symétrique lorsqu’elle compte trois travées égales. À Bruxelles, ce type de façade s’élève souvent sur trois niveaux de hauteur dégressive. La travée axiale est d’ordinaire mise en évidence par un ressaut, par un ou plusieurs balcons et par un décor plus élaboré. de quatre travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., celles dans l'axe devancées d'un balcon continuUn élément est dit continu s’il règne sur toute la largeur de l’élévation ou sur plusieurs travées. au 1er étage. R.d.ch. à bossages percé à g. d'une porte cochère. MenuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. et garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... d'origine.

Intérieur : passage cocher, de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. scandées de pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau.. Plafond tripartite décoré d'une corniche à denticules et métopesDans une frise d’entablement, surface nue ou ornementée qui alterne avec les triglyphes. et, dans sa partie centrale, d'une couronne de lauriers. En son centre, le passage s'ouvre par une porte quadripartite vers un hall d'où s'élève une cage d'escalierEspace à l'intérieur duquel se développe un escalier.. Ce dern. est muni d'une rampe en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion. jusqu'au 1er étage, en bois pour les suivants. Certaines des pièces d'habitation ont conservé leur décor d'origine. Trois pièces en enfilade : au centre, anc. salle à manger d'inspiration néo-Renaissance flamandeLe style Renaissance flamande (XVIe s.) mêle des éléments inspirés de la Renaissance italienne à l’héritage architectural médiéval local. Le style néo-Renaissance flamande (de 1860 à 1914 environ) cherche à ressusciter cette architecture, à la faveur de l’émergence du nationalisme belge. Il se caractérise par des élévations en briques et pierres et des formes caractéristiques (pignons, tourelles, logettes). avec cheminée de marbre noir. Plafond à caissons, act. peint en blanc, qui conserve sur tout son pourtour de remarquables peintures néo-médiévales figurant divers métiers en pied sur fond doré : volailler, boulanger, poissonnier, fauconnier, chapelier, boucher, arquebusier, architecte, peintre, orfèvre, graveur, apothicaire, maréchal-ferrant, luthier, jardinier, chaudronnier, armurier, charpentier, musicien, horloger, cordonnier, laitier, etc. La salle à manger ouvre sur une véranda, avec mur recouvert jusqu'à mi-hauteur de carreaux de cimentCarreaux polychromes, réalisés en ciment teint dans la masse, formant un carrelage ou agencés en frise sur une façade. à motifs floraux stylisés.

Sources

Archives

ACSG/Urb. 901 (1885), 1112 (1886).