Région de Bruxelles-Capitale
Ancienne École technique supérieure de l'État, actuel Athénée royal Leonardo Da Vinci
Rue Chomé-Wyns 5
Rue des Goujons 15
Typologie(s)
établissement scolaire
établissement universitaire
établissement universitaire
Intervenant(s)
J. M. VAN DOOSSELAERE – architecte – 1955-1976
M. P. GÉRARD – architecte – 1955-1976
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Modernisme
Inventaire(s)
- Inventaire du patrimoine architectural 1939-1999 (ULB)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Anderlecht-Cureghem (Archistory - 2017-2019)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2019
id
Urban : 39748
Description
Implanté entre le square Albert Ier, le square Jules et
Edmond Miesse et la rue des Goujons, complexe scolaire modernisteLe modernisme désigne toute architecture qui témoigne d'une volonté d’innovation par un langage formel épuré. La forme la plus pure, souvent appelée style international, se caractérise par un plan rationnel, des formes géométriques simples, une ossature portante (souvent en béton) avec un toit plat, des cloisons légères et l’usage de matériaux modernes (matériaux industriels comme le béton armé, l’acier, le verre). Bien que peu de bâtiments atteignent la pureté du style international, beaucoup expriment une volonté claire de rationalisation. Les caractéristiques incluent des parements en briques régulières, des volumes sobres et une décoration fortement réduite. Le modernisme va influencer divers courants architecturaux à travers le monde.Modernisme de l’entre-deux-guerresPériode : ca. 1920 – 1940À Bruxelles, le modernisme de l’entre-deux-guerres se distingue parfois difficilement de l’Art Déco (voir style paquebot), surtout à l’époque où débute ce courant : bien que de nouvelles formes architecturales soient expérimentées, on reste encore attaché à l’utilisation ornementale des matériaux traditionnels. Le fil conducteur du modernisme consiste en la sobriété des formes, l’usage de fenêtres en bandeau ou en rectangle couché, et en l’absence de décoration. Les joints horizontaux accentués, les toits plats, les fenêtres à fleur de parement sont autant de caractéristiques de ce style. Modernisme d’après-guerrePériode : ca. 1940 – 1960Lemodernisme d’après-guerre (années 1940-1960) se reconnait au travers de plusieurs éléments caractéristiques : une ordonnance de la façade à l’esthétique sobre (lignes simples, sans ornements), de grandes baies vitrées accentuant la lumière naturelle et l’idée d’ouverture, le choix et la mise en œuvre des matériaux dont la brique apparente, les moellons en pierre naturelle, le métal. C’est une architecture qui intègre dans certains cas des détails subtils comme des jeux de relief dans la brique, des encadrements de baies en pierre et/ou traités en ressauts, des cordons en pierre soulignant les étages, quelque fois un bas-relief décoratif. Les baies sont très souvent traitées en bandeau, certaines étant munies d’un garde-corps ou d’une barre d’appui métallique (design sobre et fonctionnel, sans détails superflus, mettant en avant la praticité). Pour les habitations unifamiliales, la typologie du bel étage est souvent choisie : en effet durant cette période, l’accès à la voiture se démocratise.Modernisme ludique dit aussi style Expo 58Période : ca. 1950 – 1965Baptisé en référence à l’année de sa consécration à l’Exposition universelle de 1958 qui s’est tenue à Bruxelles, le modernisme ludique est une tendance éphémère du modernisme qui se développe vers la fin des années 1950 pour disparaître au début des années 1960. Reflet de l’optimisme ambiant de l’époque, il humanise le fonctionnalisme par l’introduction d’un nouveau répertoire formel qui se décline de la manière suivante : piliers en V, corniches et auvents en casquette, poignées de porte en boomerang, garde-corps en zigzag, motifs étoilés, glasal coloré, claire-voie décorative, ... Il fait la part belle aux lignes obliques, aux formes irrégulières, anguleuses ou sinueuses. Les structures qu’il met en œuvre sont légères (la structure portante est souvent mise en évidence), les couleurs sont souvent vives et contrastées. On privilégie les matériaux modernes comme le béton, le métal et de vastes surfaces vitrées. À Bruxelles, cette tendance connait un franc succès dans les quartiers périphériques urbanisés à la fin des années 1950.Modernisme tardif Période : ca. 1970-1980Durant les années 1970 et 1980, l’architecture résidentielle se nourrit des différentes tendances de l’époque. On retrouve alors dans ce modernisme tardif les principes de base du modernisme (rationalité, volumes simples, peu d’ornementation, organisation fonctionnelle de l’espace) mais également ceux du brutalisme (lisibilité des structures et mise en avant des matériaux bruts). Néanmoins ces principes sont adoucis par des concessions reflétant une volonté de concilier modernité et attentes des classes moyennes, soucieuses de confort et d’intégration dans le tissu urbain existant. Ces réalisations sont dominées par la brique apparente (brute), des jeux de pleins et vides (murs aveugles et surfaces vitrées), des jeux de retraits et ressauts et des volumes cubiques sobres. Certains éléments de contextualisation sont intégrés, comme des toitures inclinées en tuiles dans les quartiers résidentiels. Ces toitures peuvent également faire l’objet de jeux de retraits et ressauts et de pleins et vides. Dans les immeubles à appartements, les façades sont rythmées de larges balcons, à garde-corps métalliques et vitrés (verre fumé), et de modules préfabriqués.Le modernisme tardif bruxellois des années 1970–1980 peut ainsi être vu comme une phase de rationalisation et de diffusion du mouvement moderniste, appliqué à une large gamme de typologies résidentielles. Il témoigne d’une époque où l’architecture se voulait à la fois pratique, économique et moderne, tout en s’ancrant dans une matérialité locale et dans des formes adaptées aux usages domestiques. Peu spectaculaire, parfois jugé austère, ce patrimoine incarne néanmoins une étape essentielle dans l’évolution du paysage urbain bruxellois, marquant la transition entre le modernisme classique d’après-guerre et l’essor du postmodernisme des années 1980. conçu entre
1955 et 1976 par les architectes M.P. Gérard et J.M. Van Doosselaere.
Historique
Le vaste îlot compris entre la rue du Transvaal à l’ouest, la chaussée de Mons au nord et la rue des Goujons à l’est était jadis traversé en son centre par le cours de la Petite Senne, ainsi que par celui de la branche intermédiaire de la Senne. Diverses industries s’étaient installées à cet endroit au cours du XIXe siècle, dont la Manufacture royale des Bougies de la Cour, la fabrique de céruse Debbaudt frères & Co et l’usine à gaz de Cureghem. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Commune décida d’assainir la zone. Elle fit raser les bâtiments industriels et rectifier la chaussée pour y créer, en 1951, le square Albert Ier. Les bras de la rivière furent asséchés dans le courant de la décennie. Sur le côté sud du square furent implantés deux complexes de logements sociaux, tandis qu’à l’arrière, les terrains furent vendus par la Commune à l’État en 1955 pour y implanter une École technique supérieure.
Après plusieurs avant-projets, les architectes Gérard et Van Doosselaere conçurent en avril 1955 les trois premiers corps du complexe, de cinq niveaux chacun. Parallèlement au square Albert Ier, une aile d’auditoires longue et mince sous toiture à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux.. À son extrémité côté square Jules et Edmond Miesse, un corps plus profond, également sous toit à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., réservé à l’administration. Perpendiculairement aux deux premiers corps, face au square Miesse (no 5), le corps d’entrée, sous toit plat.
En mars 1957, les mêmes architectes dessinèrent la chaufferie du complexe, une longue aile de quatre à six niveaux, implantée perpendiculairement à la rue des Goujons (no 15). En 1961 furent ensuite conçus trois corps intermédiaires: l’aile des laboratoires, de sept niveaux, reliant le corps d’entrée et la chaufferie, et, raccordés perpendiculairement à cette aile, une salle de conférence à l’est et un gymnase à l’ouest. Enfin, en 1976, fut conçu le complexe des ateliers, à front de la rue des Goujons (no 11), qui permit le démontage de plusieurs pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. provisoires établis sur le site.
Description
Corps des auditoires, de l’administration et d’entrée à façades couvertes de plaques de «béton vibré». Corps des auditoires à façades-rideauxParoi extérieure non portante d’un bâtiment d’architecture moderne, le mur-rideau est généralement en grande partie ou entièrement vitré. aux étages, avec panneaux-sandwichsLe terme panneau-sandwich désigne un panneau opaque préfabriqué placé en allège de fenêtre à partir des années 1950. Il se compose de deux panneaux enserrant « en sandwich » un noyau isolant. Le plus célèbre, le Glasal, est fait d’amiante-ciment recouverte d’émail vitrifié. en «asbeste émaillé», gris pour les allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre., bleu vif pour travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale, d’escalier, côté cour et pour les panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. ponctuant les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. des couloirs en façade nord. De ce côté, entrée à l’extrémité droite, précédée d’un emmarchement bordé d’un pan de béton ajouré de dalles de verre, se galbant en auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine.. Corps de l’administration à allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. de béton canneléesLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes.; certaines baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. garnies de briques de verre; haute baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. éclairant la cage d’escalier en façade nord. Corps d’entrée marqué côté square par un porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. hors-œuvreHors-œuvre. Position d’un petit volume accolé par un de ses côtés à un corps de bâtiment. Dans-œuvre. Terme désignant un élément situé à l’intérieur d’un corps de bâtiment.. Fins châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métallique conservés.
À l’intérieur, à l’origine, le corps des auditoires abrite préau, sanitaires, réfectoire et cuisine au rez-de-chaussée, ainsi que des classes aux étages. Celui de l’administration accueille logement et archives au rez-de-chaussée, bureaux aux trois premiers étages et bibliothèque au dernier. Quant au corps d’entrée, il abrite une vaste cage d’escalier, ainsi que deux locaux de «physique industrielle» au dernier niveau. Escalier de béton à deux volées parallèles sur limon unique et rampes métalliques à main courantePièce supérieure d’une rampe d’escalier ou d’un garde-corps, sur laquelle on peut prendre appui de bois.
Chaufferie de onze travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., les huit côté rue de quatre niveaux sous toiture à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., les trois arrière de six niveaux sous toit plat et formant un retour à pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. abritant la cage d’escalier et des sanitaires. Façades en plaques de béton, percées de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à divisions de même matériau, principalement des quadruples croiséesBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. à l’origine, modifiées, ainsi que leurs châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre., en 2019.
À l’intérieur, à l’origine, espaces chaufferie aux sous-sol et rez-de-chaussée, ateliers de bonneterie et teinturerie au premier étage, d’apprêts et de teinture au deuxième, vaste espace réservé au tissage au dernier.
Corps intermédiaires à façades en plaques de béton. L’aile des laboratoires abritait à l’origine salle d’étude et salle de dessin au premier étage, salle de dessin, locaux de physique et physique industrielle au deuxième. Salle de conférence de plan trapézoïdal, à toiture à pan unique. Gymnase sous toit à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., accessible par une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. couverte et longé au nord par un corps bas de vestiaires et douches.
Historique
Le vaste îlot compris entre la rue du Transvaal à l’ouest, la chaussée de Mons au nord et la rue des Goujons à l’est était jadis traversé en son centre par le cours de la Petite Senne, ainsi que par celui de la branche intermédiaire de la Senne. Diverses industries s’étaient installées à cet endroit au cours du XIXe siècle, dont la Manufacture royale des Bougies de la Cour, la fabrique de céruse Debbaudt frères & Co et l’usine à gaz de Cureghem. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Commune décida d’assainir la zone. Elle fit raser les bâtiments industriels et rectifier la chaussée pour y créer, en 1951, le square Albert Ier. Les bras de la rivière furent asséchés dans le courant de la décennie. Sur le côté sud du square furent implantés deux complexes de logements sociaux, tandis qu’à l’arrière, les terrains furent vendus par la Commune à l’État en 1955 pour y implanter une École technique supérieure.
Après plusieurs avant-projets, les architectes Gérard et Van Doosselaere conçurent en avril 1955 les trois premiers corps du complexe, de cinq niveaux chacun. Parallèlement au square Albert Ier, une aile d’auditoires longue et mince sous toiture à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux.. À son extrémité côté square Jules et Edmond Miesse, un corps plus profond, également sous toit à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., réservé à l’administration. Perpendiculairement aux deux premiers corps, face au square Miesse (no 5), le corps d’entrée, sous toit plat.
En mars 1957, les mêmes architectes dessinèrent la chaufferie du complexe, une longue aile de quatre à six niveaux, implantée perpendiculairement à la rue des Goujons (no 15). En 1961 furent ensuite conçus trois corps intermédiaires: l’aile des laboratoires, de sept niveaux, reliant le corps d’entrée et la chaufferie, et, raccordés perpendiculairement à cette aile, une salle de conférence à l’est et un gymnase à l’ouest. Enfin, en 1976, fut conçu le complexe des ateliers, à front de la rue des Goujons (no 11), qui permit le démontage de plusieurs pavillonsLe toit en pavillon est un toit à quatre versants droits couvrant un corps de bâtiment de plan sensiblement carré. La lucarne en pavillon est une lucarne dont le toit est en pavillon. provisoires établis sur le site.
Description
Corps des auditoires, de l’administration et d’entrée à façades couvertes de plaques de «béton vibré». Corps des auditoires à façades-rideauxParoi extérieure non portante d’un bâtiment d’architecture moderne, le mur-rideau est généralement en grande partie ou entièrement vitré. aux étages, avec panneaux-sandwichsLe terme panneau-sandwich désigne un panneau opaque préfabriqué placé en allège de fenêtre à partir des années 1950. Il se compose de deux panneaux enserrant « en sandwich » un noyau isolant. Le plus célèbre, le Glasal, est fait d’amiante-ciment recouverte d’émail vitrifié. en «asbeste émaillé», gris pour les allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre., bleu vif pour travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale, d’escalier, côté cour et pour les panneauxLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. ponctuant les baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. des couloirs en façade nord. De ce côté, entrée à l’extrémité droite, précédée d’un emmarchement bordé d’un pan de béton ajouré de dalles de verre, se galbant en auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine.. Corps de l’administration à allègesPartie de mur située sous l’appui de fenêtre. La table d’allège est une table située sous l’appui de fenêtre. de béton canneléesLes cannelures sont des canaux longs, parallèles et en répétition, ornant des pilastres ou des colonnes.; certaines baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. garnies de briques de verre; haute baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. éclairant la cage d’escalier en façade nord. Corps d’entrée marqué côté square par un porchePorche. Hall d’entrée en avant-corps d’un bâtiment ou espace couvert devançant une porte en renfoncement. Portail. Porte monumentale à embrasure profonde. hors-œuvreHors-œuvre. Position d’un petit volume accolé par un de ses côtés à un corps de bâtiment. Dans-œuvre. Terme désignant un élément situé à l’intérieur d’un corps de bâtiment.. Fins châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. métallique conservés.
À l’intérieur, à l’origine, le corps des auditoires abrite préau, sanitaires, réfectoire et cuisine au rez-de-chaussée, ainsi que des classes aux étages. Celui de l’administration accueille logement et archives au rez-de-chaussée, bureaux aux trois premiers étages et bibliothèque au dernier. Quant au corps d’entrée, il abrite une vaste cage d’escalier, ainsi que deux locaux de «physique industrielle» au dernier niveau. Escalier de béton à deux volées parallèles sur limon unique et rampes métalliques à main courantePièce supérieure d’une rampe d’escalier ou d’un garde-corps, sur laquelle on peut prendre appui de bois.
Chaufferie de onze travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., les huit côté rue de quatre niveaux sous toiture à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., les trois arrière de six niveaux sous toit plat et formant un retour à pan coupéPan de mur situé de biais sur l’angle d’un bâtiment. abritant la cage d’escalier et des sanitaires. Façades en plaques de béton, percées de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. à divisions de même matériau, principalement des quadruples croiséesBaie à croisée. Baie divisée par des meneau(x) et traverse(s) se croisant à angle droit. à l’origine, modifiées, ainsi que leurs châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre., en 2019.
À l’intérieur, à l’origine, espaces chaufferie aux sous-sol et rez-de-chaussée, ateliers de bonneterie et teinturerie au premier étage, d’apprêts et de teinture au deuxième, vaste espace réservé au tissage au dernier.
Corps intermédiaires à façades en plaques de béton. L’aile des laboratoires abritait à l’origine salle d’étude et salle de dessin au premier étage, salle de dessin, locaux de physique et physique industrielle au deuxième. Salle de conférence de plan trapézoïdal, à toiture à pan unique. Gymnase sous toit à croupesUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux., accessible par une galerieUne galerie est un espace couvert dévolu au passage, d'ordinaire rythmé de supports. Un portique désigne plus particulièrement une galerie ouverte sur l’extérieur par un rang d’arcades ou de colonnes. Le portique se situe au rez-de-chaussée d’un bâtiment. Il peut également être indépendant. couverte et longé au nord par un corps bas de vestiaires et douches.
Sources
Archives
ACA/RFI
2589 (1949-1955).
ACA/Urb.
37750 (s.d.), 37759 (19.06.1956), 39125 (13.01.1959), 40204 (18.10.1960),
41214bis (08.05.1961), 41199 (24.04.1962), 41198 (14.05.1963), 44986bis (1977).
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