Typologie(s)

église/cathédrale/basilique

Intervenant(s)

Paul MIGNOT1965

Marcel MIGNOTarchitecte1965

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

modernisme d'après-guerre

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2016-2019

id

Urban : 38896
voir plus

Description

Église de style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé., architectes Marcel et Paul Mignot, 1965. Inscription sur l’angle du soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. «S. Pius X MCMLXVI»

L’église se résume à une immense charpente de sapin rouge lamellé-collé couverte d’une toiture en bâtièreToit à deux versants. asymétrique, dont les deux versants ainsi que les pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. sont couverts d’ardoises. Un des versants ne se prolonge pas jusqu’au sol, laissant à découvert les poutres en sapin et leurs soclesMassif surélevant un support ou une statue. en béton et libérant l’accès à l’église par une façade vitrée. Un bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. vitré débutant au pied du pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. et longeant le faîteFaîte. Partie la plus élevée d'un élément. Faîtier. Disposé au faîte du bâtiment. Faîtage. Couverture du faîte du toit. du toit éclaire l’intérieur.

Intérieur
. Autel au centre de l’assemblée disposée en U. Faces internes du toit et des pignonsPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. couvertes de bois. Sol en dalles de béton.

Motivation de la sélection à l’inventaire
Intérêt artistique
L’édifice religieux est représentatif du style modernisteLe modernisme (à partir des années 1920) est un courant international prônant la suprématie de la fonction sur la forme. Il se caractérise par l’emploi de volumes géométriques élémentaires, de la toiture plate, des fenêtres en bandeau et des matériaux modernes comme le béton armé. et a conservé son authenticité et son intégrité. L'église se distingue par sa forme originale, constituée d'un immense toit en bâtièreToit à deux versants. asymétrique recouvert d'ardoises. L'intérieur conserve encore de nombreux éléments d'origine, notamment les lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. en bois, les chevronsDisposition d’éléments en un emboîtement de V. en sapin rouge lamellé-collé, l'autel sur une estrade basse, le baptistère et l'orgue. L'intérieur, d'une grande qualité, avec ses matériaux sobres (sol en béton et lambrisLe lambris est un revêtement de menuiserie, de marbre ou de stuc couvrant la partie inférieure ou l'entièreté des murs d’une pièce. en bois) et l'absence de nombreux objets de culte, dégage une atmosphère familiale.
Le bâtiment est représentatif de l'œuvre du duo d'architectes Paul (Gilly, 1922 - ?) et Marcel (Gilly, 1922 – Forest, 2005) Mignot. Les frères ouvrent un bureau en 1951 et réalisent des projets très variés. L'église du Sacré-Cœur à Libramont (1969-1989) est un projet similaire à celui de l'église Saint-Pie X.

Intérêt historique
Le bâtiment est représentatif de l'architecture ecclésiastique d'après-guerre, influencée par la réforme liturgique du Concile Vatican II (1962-1965). L'église-halle est baignée de lumière naturelle et l'organisation spatiale de l'espace de culte – où tous les sièges offrent une vue dégagée sur l'autel – témoigne d'une architecture religieuse progressiste et moderne. La valeur contextuelle du bâtiment s'inscrit dans le cadreSystème de sécurité suspendu sous la cabine. Il déclenche la commande de parachute qui arrête la cabine en cas de rencontre d’un obstacle à la descente. historique du développement de la commune, où la croissance démographique d'après-guerre a conduit à la création de la nouvelle paroisse Pius X.

Intérêt social
Cette église est un exemple représentatif d'un lieu de culte d'après-guerre qui fait partie des équipements collectifs locaux. Elle joueLe terme joues désigne les petits côtés d’un balcon, entièrement en pierre ou en maçonnerie. un rôle important pour la communauté religieuse de la paroisse Pie X.

Intérêt technique
L’église est représentative d'une technique de construction exceptionnelle dans le domaine de l'architecture religieuse, caractérisée par une forme pyramidale asymétrique constituée d'une charpente monumentale en bois reposant sur des soclesMassif surélevant un support ou une statue. en béton et dotée de larges baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. vitrées.




Sources

Archives
ACF/Urb. 18679 (1965).

Ouvrages
HENNAUT, E., «Marcel et Paul Mignot», Dictionnaire de l’architecture en Belgique de 1830 à nos jours, ed. par Anne Van Loo, Anvers, Fonds Mercator, 2003, p. 419.
De Hens, G., Martiny, V.-G., Une école d’architecture, des tendances, 1766-1991, Bruxelles, Académie royale des Beaux-Arts de Belgique, 1992.


Ouvrages
BERCKMANS, C., BERNARD, P., Bruxelles ’50 ’60, Aparté, Bruxelles, 2007, p.154.