Typologie(s)

villa isolée

Intervenant(s)

Léon PALMarchitecte1947

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Régionaliste

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2018

id

Urban : 38518
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Description

Villa à quatre façades d’inspiration cottagePériode : vers 1850-1930. Née en Angleterre dans le contexte du mouvement romantique, l’architecture pittoresque s’inspire souvent de différents styles historiques qu’elle combine librement. L’architecture pittoresque désigne une manière de concevoir les bâtiments qui cherche avant tout à créer une impression visuelle variée, surprenante et évocatrice. Plutôt que de suivre des règles strictes de symétrie ou de composition, ce style privilégie la liberté, le jeu des formes et la diversité des matériaux pour offrir un aspect vivant, presque narratif. En Belgique, cette tendance apparaît avec le XXe siècle dans le prolongement de l’Art nouveau, sous diverses influences vernaculaires, pour la plupart anglo-normandes ou alpines. C’est un style que l’on retrouve dans les parcs, villes balnéaires, villes d’eau et en périphérie des grandes villes (les villas de villégiature). Le bâtiment et son jardin (ou parc parfois) sont conçus comme un ensemble formant un tableau, une mise en scène qui doit surprendre le spectateur. Le terme « style cottage » est également parfois employé, notamment en milieu rural, pour désigner des architectures mettant l’accent sur l’usage de matériaux et de techniques traditionnels, à l’image des cottages des villages anglais. En région bruxelloise, la tendance pittoresque s’exprime dans des villas souvent conçues à l’imitation de petits manoirs campagnards, typiques d’ailleurs de nombre de banlieues aisées et de lotissements en Belgique, ainsi que comme source d’inspiration dans des maisons bourgeoises de style éclectique ou éclectique tardif, souvent dans des quartiers ayant une certaine valeur paysagère (parc, square, étang, ou simplement voirie jalonnée d’arbres ou de zones de non-bâtisse aménagées en jardinets). Ses éléments caractéristiques sont l’asymétrie et la variété de formes (tourelle, lucarne, avant-corps, bow-window, pignon(s), imposantes toitures à plusieurs pans et/ou à croupe ou croupettes, etc.), variété des matériaux (variété de couleurs et textures), décor abondant (ferronnerie, menuiserie, vitraux, moellons, garde-corps en bois, (faux) colombages, corniche à lambrequin, etc.), relation forte avec le paysage, le jardin(et) ou la rue (notamment avec des espaces de transition intérieur-extérieur : avant-corps, auvent, porche, véranda), liberté de composition tant dans la façade que dans le plan., architecte Léon Palm, 1947.

Bâtiment de trois niveaux sous haute toiture d’ardoises en bâtièreToit à deux versants. parallèle à l’avenue, percée d’une imposante souche de cheminéePartie du conduit d’une cheminée émergeant du toit. en briques rouges à trois niveaux. Façades en briques peintes en blanc dès l’origine, rehaussées de pierre bleue, dont le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. et l’encadrement de la porte, en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie.. Éléments de bois en chêne massif teinté.
Façade avant de deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade., la gauche percée d’une entrée de garage semi-enterrée, surmontée d’une petite fenêtre grillée à volet. À droite, avant-corps rectangulaire de deux niveaux sous pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc.. Superstructure de menuiserieÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. formant colombages; garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... de bois à balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade. en col de cygne à l’étage. Décor de colombages se prolongeant latéralement, ainsi qu’en façade latérale gauche. Porte de garage conservée, à penturesLongues bandes de fer fixées à plat sur le battant d'une porte ou d'un volet, de manière à en soutenir les gonds. Les pentures sont souvent décoratives. Elles participent également à l'assemblage des planches du vantail..
Façade-pignon gauche marquée par l’entrée en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général. sous un imposant auventPetit toit couvrant un espace devant une porte ou une vitrine. en bâtièreToit à deux versants. à structure de bois couverte d’ardoises. À droite, étroite fenêtre grillée. Large pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à colombages en façade arrière.
Clôture du jardinet à murets en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie. de pierre bleue flanquant des haies à bordure en quart-de-rondMoulure pleine de profil en quart de cercle. Le quart-de-rond est une variété de tore..

Sources

Archives
AVB/TP 58664 (1947-1949).