

Typologie(s)
brasserie
Intervenant(s)
Clément HUBERTY – architecte – 1936
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Art Déco
Inventaire(s)
- Inventaire de l'architecture industrielle (AAM - 1980-1982)
- Actualisation du projet d'inventaire régional du patrimoine architectural (DMS-DML - 1995-1998)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Le patrimoine monumental de la Belgique. Anderlecht-Cureghem (Archistory - 2017-2019)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Scientifique L’intérêt scientifique est souvent reconnu dans le cas des sites naturels et des arbres. Dans le contexte d’un bien immobilier, il peut s’agir de la présence d’un élément (de construction) (matériau particulier, matériau expérimental, processus de construction ou composant) ou du témoin d’un espace spatio-structurel (urbanistique) dont la préservation devrait être envisagée à des fins de recherche scientifique. Dans le cas des sites et vestiges archéologiques, l’intérêt scientifique est reconnu en fonction du caractère exceptionnel des vestiges en termes d’ancienneté (par exemple la villa romaine de Jette), des conditions de conservation exceptionnelles (par exemple le site de l’ancien village d’Auderghem) ou de l’unicité des éléments (par exemple une charpente entièrement conservée) et constitue donc, à cet égard, une contribution scientifique exceptionnelle et de premier plan à la connaissance de notre passé urbain et préurbain.
- Social Cet intérêt est difficile à distinguer de l’intérêt folklorique et généralement insuffisante pour justifier une sélection à elle seule. Il peut s’agir d’un : - lieu de mémoire d’une communauté ou d’un groupe social (par exemple, la chapelle de pèlerinage située place de l’Église à Berchem-Sainte-Agathe, le Vieux Tilleul de Boondael à Ixelles) ; - lieu relevant d’une symbolique populaire (par exemple, le café «?La Fleur en Papier Doré?» situé rue des Alexiens) ; - lieu de regroupement ou de structuration d’un quartier (par exemple, les immeubles du Fer à Cheval dans la cité du Floréal) ; - bien faisant partie ou comprenant des équipements collectifs (écoles, crèches, salles communales/paroissiales, salles de sport, stades, etc.) ; - bien ou ensemble (de logements sociaux ou non) conçu de manière à stimuler les interactions sociales, l’entraide et la cohésion de quartier (par exemple les quartiers résidentiels construits après la Seconde Guerre mondiale à Ganshoren ou les quartiers spécifiquement destinés aux aînés) ; - bien faisant partie d’un complexe industriel ayant engendré une activité importante au sein de la commune où il se situe ou pour la Région.
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016, 2019
id
Urban : 34920
Description
Bâtiment industriel de style Art DécoStyle Art Déco (entre-deux-guerres). Tendance à la géométrisation des formes et des ornements architecturaux, doublée de jeux de matériaux, de textures et de couleurs. conçu pour les Brasseries
Impérial, architecte Clément Huberty, 1936. Signature sur le soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. «C. HUBERTY / ARCHITECTE».
Remplaçant trois bâtiments, l’immeuble faisait partie du complexe des brasseries s’étendant en intérieur d’îlot, dont le bâtiment principal – démoli – se situait rue de la Clinique no 39-47 (voir cette rue). Il a été réaffecté en logements suivant un projet de 2005 (Bureau d’architecture Imnadine Nour Eddine & Associés).
Bâtiment à structure de béton, de quatre niveaux sous toit plat, marqué aux deux tiers arrière par une toiture en berceau. Façade en briques rouges, rehaussée de pierre bleue. À gauche, travée percée d’une entrée carrossable ayant remplacé une fenêtre. À droite, large entrée flanquée de grandes fenêtres (celle de gauche transformée en porte avant une reconversion en fenêtre) et baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. aux étages, sous pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à redents. Porte à encadrement de pierre à piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. profilés en balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade. et chasse-roues, comprise entre deux larges pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. à triple rainure. Premier étage aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. à l’origine, qui devait porter l’enseigne «BRASSERIES / IMPÉRIAL». Il a été percé de fenêtres en 2006. Aux niveaux supérieurs, baies en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. à trois meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., jadis parementés de carreaux de grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice.. Huisserie remplacée, excepté la porte centrale, métallique et à décor géométrique, avec vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. dans l’axe.
Contre la façade arrière, corps rectangulaire non prévu au projet.

À l’intérieur, niveaux structurés par un quadrillage de poutres de béton sur piliers. À l’origine, entrée flanquée de deux bureaux peu profonds. Escalier et ascenseur à l’arrière du bureau de droite. Magasin à bières au premier étage. Le deuxième à usage de «bouteillerie-soutirage». Vaste patio de 20 mètres de large à l’arrière, sur lequel le troisième étage forme galerie. Voûte de béton en berceau, percée de trois bandes de dalles lumineuses. Elle repose latéralement sur des portiques de béton. Au troisième se trouvait une salle de réception avec parquet en bois exotique et bas-relief de bois signé par O. De Klerck en 1939.
En 2006, création de courettes en façades latérales et création d’un atrium central sur toute la hauteur du bâtiment, doté de deux cages d’escalier.
Remplaçant trois bâtiments, l’immeuble faisait partie du complexe des brasseries s’étendant en intérieur d’îlot, dont le bâtiment principal – démoli – se situait rue de la Clinique no 39-47 (voir cette rue). Il a été réaffecté en logements suivant un projet de 2005 (Bureau d’architecture Imnadine Nour Eddine & Associés).
Bâtiment à structure de béton, de quatre niveaux sous toit plat, marqué aux deux tiers arrière par une toiture en berceau. Façade en briques rouges, rehaussée de pierre bleue. À gauche, travée percée d’une entrée carrossable ayant remplacé une fenêtre. À droite, large entrée flanquée de grandes fenêtres (celle de gauche transformée en porte avant une reconversion en fenêtre) et baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. aux étages, sous pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à redents. Porte à encadrement de pierre à piédroitsLes piédroits sont les éléments verticaux latéraux de l’encadrement d’une baie, portant son couvrement. profilés en balustresPetits supports en répétition, généralement profilés et de section circulaire, constituant une balustrade. et chasse-roues, comprise entre deux larges pilastresÉlément vertical plat en ressaut qui évoque un support (un pilier engagé). Il peut être muni d’une base et d’un chapiteau. à triple rainure. Premier étage aveugleUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. à l’origine, qui devait porter l’enseigne «BRASSERIES / IMPÉRIAL». Il a été percé de fenêtres en 2006. Aux niveaux supérieurs, baies en bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. à trois meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie., jadis parementés de carreaux de grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice.. Huisserie remplacée, excepté la porte centrale, métallique et à décor géométrique, avec vantauxLe mot vantail désigne le battant d’une porte ou d’une fenêtre. dans l’axe.
Contre la façade arrière, corps rectangulaire non prévu au projet.

À l’intérieur, niveaux structurés par un quadrillage de poutres de béton sur piliers. À l’origine, entrée flanquée de deux bureaux peu profonds. Escalier et ascenseur à l’arrière du bureau de droite. Magasin à bières au premier étage. Le deuxième à usage de «bouteillerie-soutirage». Vaste patio de 20 mètres de large à l’arrière, sur lequel le troisième étage forme galerie. Voûte de béton en berceau, percée de trois bandes de dalles lumineuses. Elle repose latéralement sur des portiques de béton. Au troisième se trouvait une salle de réception avec parquet en bois exotique et bas-relief de bois signé par O. De Klerck en 1939.
En 2006, création de courettes en façades latérales et création d’un atrium central sur toute la hauteur du bâtiment, doté de deux cages d’escalier.
Sources
Archives
ACA/Urb. 28692 (24.11.1936), 49582 (21.03.2006).
Ouvrages
CULOT, M. [dir.], Anderlecht 1. Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980, fiche 3.
ACA/Urb. 28692 (24.11.1936), 49582 (21.03.2006).
Ouvrages
CULOT, M. [dir.], Anderlecht 1. Inventaire visuel de l'architecture industrielle à Bruxelles, AAM, Bruxelles, 1980, fiche 3.