Typologie(s)

maison ouvrière

Intervenant(s)

G. COCHAUXarchitecte1898

Statut juridique

Classé depuis le 08 août 1988

Styles

Néogothique

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2016

id

Urban : 32914
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Description

A l’angle de la rue Notre-Dame du Sommeil, nos 56 et 58, remarquable ensemble de onze maisons ouvrières jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. selon le schéma répétitif.

Maisons perpendiculaires dessinées en 1898 par l’architecte G. Cochaux en style néogothiqueLe style néogothique à Bruxelles constitue un chapitre essentiel de l'histoire de l'éclectisme belge et du renouveau catholique après 1830. Ce style reprend et réinterprète les formes, les principes de construction et la symbolique du gothique médiéval, acquérant à Bruxelles une dimension à la fois religieuse, idéologique et nationale. Le néogothique est apparu en Belgique dans le contexte du nationalisme romantique et de la restauration de l'architecture religieuse, inspiré par des exemples anglais (Pugin, Ruskin) et français (Viollet-le-Duc). À Bruxelles, ce style a trouvé un terrain fertile grâce à la collaboration entre l'Église catholique, les administrations publiques et des architectes influents qui considéraient le gothique comme le véritable style architectural chrétien de l'Europe médiévale. Entre 1830 et 1914, le néogothique bruxellois est passé d'un style de restauration à un courant créatif à part entière, appliqué aux églises, aux écoles, aux monastères et même aux bâtiments civils. Le néogothique bruxellois reprend les principes structurels et esthétiques du gothique original, mais les traduit avec les moyens et les matériaux du XIXe siècle. Ses caractéristiques sont le verticalisme avec une forte dynamique ascendante, les arcs brisés, voûtes sur croisée d'ogives et pinacles, l'utilisation de la pierre naturelle et de la brique, parfois combinées en des motifs polychromes, les remplages richement travaillés, l'application de programmes iconographiques (sculptures, vitraux) à caractère religieux ou symbolique, l'accent étant mis sur les détails artisanaux et le caractère expressif de la construction. Par ailleurs, de nombreux intérieurs, autels, vitraux et meubles de style néogothique ont été conçus par des artistes et des ateliers tels que celui de Jean-Baptiste Bethune, qui a contribué à la diffusion de ce style depuis la Flandre vers Bruxelles. Le néogothique à Bruxelles comprend différentes variantes : une phase initiale d'inspiration romantique, une orientation scientifique et constructive sous l'influence de Viollet-le-Duc (par exemple la Maison du Roi, l'église Notre-Dame du Sablon), parallèlement à un style créatif (par exemple l'église Saint-Boniface), et une phase éclectique tardive dans laquelle les motifs gothiques sont combinés avec des éléments néo-romans ou néo-Renaissance (par exemple le couvent des Rédemptoristes et l'église Sainte-Madeleine, à Jette). À Bruxelles, le style néogothique ne représente pas seulement un renouveau historique, mais aussi un programme culturel qui a contribué à façonner l'identité de la capitale. Il a influencé la morphologie urbaine, le langage visuel de l'architecture religieuse et même les arts décoratifs (vitraux, mobilier, ferronnerie). de tendance « régionalistePériode : env. 1890-1950.Le régionalisme est un courant traditionaliste de l'architecture éclectique qui s'exprime principalement dans l'architecture résidentielle. Ce style s'inspire des formes architecturales, des matériaux et des techniques de construction propres aux régions et aux traditions locales. Il se développe en Belgique à partir du XIXe siècle, dans un contexte marqué à la fois par l'émergence des identités nationales et régionales et par la revalorisation de l'architecture historique.Ce courant se réfère à l'architecture rurale traditionnelle, considérée comme un modèle authentique et rationnel en raison de la simplicité de son plan, de son organisation fonctionnelle et de l'emploi logique des matériaux. Les architectes y puisent aussi bien des typologies de bâtiments que des éléments décoratifs. Deux approches sont fréquemment observées : d'une part, l'imitation fidèle de modèles historiques ; d'autre part, la combinaison anachronique d'éléments empruntés à différents styles régionaux.Le régionalisme se caractérise notamment par des toitures en pente, des compositions de façade traditionnelles, un souci du détail artisanal et l'emploi de matériaux locaux tels que la brique, la pierre naturelle, le bois ou l'ardoise. Il vise une architecture en harmonie avec son contexte géographique, historique et culturel. » : neuf vers la rue de la Poudrière et deux vers la rue Notre-Dame du Sommeil. Caves hautesSous-sol à demi enterré, surélevant le rez-de-chaussée., trois niveaux et chacune deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. sous bâtièreToit à deux versants. de tuiles à croupeUne croupe est un versant de toit qui réunit les deux pans principaux d’un toit à leur extrémité. Contrairement à la croupette, la croupe descend aussi bas que les pans principaux. arrière. Logements de deux pièces de part et d’autre d’une cage d’escalier centrale.

Vers la rue de la Poudrière, enfilade de neuf petites façades sous pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. à quatre gradins et pinacleAmortissement élancé de plan carré ou polygonal. de biais. Façades en briques décorées d’ancres en fer forgé; quelques éléments en pierre bleue entre autres les seuilsPièce horizontale inférieure de l'encadrement d'une porte., appuisAppui de fenêtre. Élément d’ordinaire en pierre, limitant une baie vers le bas., corbeauxPièce de pierre ou de bois partiellement engagée dans un mur et portant une charge. Le corbeau se distingue de la console par sa petite taille, il porte généralement un élément en faible saillie. D’autre part, sa section verticale est sensiblement carrée ou rectangulaire. et chaperons; soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. en moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie. de pierre blanche; portes-fenêtres sous linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. en I à rosettesRosace. Ornement symétrique circulaire évoquant une fleur stylisée ou d’autres végétaux. Se dit également d’une baie circulaire à remplage et/ou vitrail, analogue à cet ornement. La rosette est une rosace de petite taille.. Façades accostées aux étages de lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre. dessinant une nicheUne niche est un renfoncement dans l’épaisseur d’un mur, qui reçoit parfois un élément décoratif. Elle peut présenter un couvrement et un plan variés, droits ou cintrés. Un élément logé dans une niche sera dit niché. arquée en se rejoignant dans le pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. ; deux travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. séparées par une lésèneLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre. axiale. Garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en fonteFer riche en carbone, moulé pour réaliser des éléments architecturaux comme des garde-corps, des colonnettes, des cache-boulins. Contrairement au fer forgé, la fonte est cassante et résiste mal à la flexion.; au-dessus des portes-fenêtres, arcaturesFrise d’arcatures ou d’arceaux. Suite de petits arcs décoratifs ou de petites baies aveugles couvertes d’un arc. brisées en général jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux.. Dans la travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. droite, porte avec baieOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. d’imposte analogue et linteauÉlément rectiligne d’un seul tenant, en pierre, bois, béton ou métal, couvrant une baie. à intradosFace inférieure curviligne de l’arc. en accoladeUn élément est dit en accolade lorsque son tracé se compose de deux courbes en doucine se rejoignant selon une pointe. sur coussinetsPierres de taille formant saillie profilée dans l’embrasure de la baie. Ils sont situés au sommet des piédroits et portent un linteau ou un arc.. MenuiseriesÉléments de bois relevant de l’art du menuisier. Pour une façade, le mot peut désigner les portes, les châssis, les éventuelles logettes et la corniche. Par extension, le terme désigne également l'huisserie métallique et en PVC. d’origine. Plaquettes émaillées «GAZ AUX ETAGES» à droite de la porte.

Vers la rue Notre-Dame du Sommeil, façade latérale de la maison d’angle. Cinq travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. rythmées par des lésènesLes lésènes sont des jambes saillantes en répétition sur un mur, réunies par un arc ou par une frise d’arceaux. Ce couronnement d’arc ou d’arceaux distingue la lésène du pilastre. et de hautes arcadesBaie aveugle ou non, coiffée d'un arc, souvent en répétition et allant jusqu’au sol. brisées, aveuglesUn élément est dit aveugle lorsqu’il est dénué d’ouverture. Une baie aveugle est un élément construit sans ouverture, imitant une porte ou une fenêtre. ou percées de fenêtres du type décrit plus haut; friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. d’arcatures sous la cornicheCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier., sauf dans la première travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. gauche, avec friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. denticuléeLes gouttes et denticules sont des éléments répétés sur les moulurations ou décorations. La goutte est tronconique. Elle se distingue du denticule qui est en forme de petit cube. et crénelage. À gauche, deux façades identiques à celles de la rue de la Poudrière.


Sources

Archives
AVB/TP 19748 (1898).