Typologie(s)
maison unifamiliale ou de rapport (indéterminé)
rez-de-chaussée commercial
rez-de-chaussée commercial
Intervenant(s)
INCONNU - ONBEKEND – 1869
O. VAN ROYE – architecte – 1925
Statut juridique
Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024
Styles
Néoclassicisme
Art Déco
Inventaire(s)
- Actualisation permanente de l'inventaire régional du patrimoine architectural (DPC-DCE)
- Inventaire du patrimoine monumental de la Belgique. Bruxelles Pentagone (1989-1993)
Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)
- Artistique La signature d’un bien immeuble (bâtiment) par un architecte de renom ne peut pas être considérée comme un critère absolu. Pour évaluer la place qu’un bien occupe dans l’œuvre d’un architecte, ce critère doit être modulé avec la qualité architecturale (composition et structure interne) du bien, sa mise en œuvre (matériaux, maîtrise technique) et la place qu’il occupe dans l’histoire de l’architecture, ces trois éléments pouvant témoigner d’une phase ou d’un aspect de l’architecture urbaine ou paysagère du passé. Les critères suivants s’appliquent alors pour évaluer l’intérêt artistique : la rareté (typologie, style, utilisation des matériaux, sources), la représentativité (idem), l’authenticité (idem + qualité d’exécution) et l’intégrité (état de conservation, éléments d’origine). Un bien possède également un intérêt artistique s’il intègre des œuvres d’art (sculptures, reliefs conçus pour le bien, etc.) ou des éléments décoratifs originaux ou particulièrement qualitatifs (vitraux signés, sgraffites, claire-voie, etc.).
- Esthétique Historiquement, cet intérêt était utilisé pour désigner des espaces verts de valeur et des zones naturelles ou semi-naturelles de grande valeur. Mais elle peut également s’appliquer à de grands ensembles de bâtiments dans une zone urbaine, avec ou sans éléments naturels, ou à des monuments qui marquent le paysage urbain. Une prise en compte d’autres intérêts s’impose : l’intérêt artistique, l’intérêt paysager (intégration de l’œuvre dans le paysage urbain et/ou naturel, les panoramas) et l’intérêt urbanistique (ensembles urbains spontanés ou organisés). Les critères de sélection suivants lui sont généralement associés : la valeur d’ensemble et la valeur contextuelle.
- Historique Le bien présente un intérêt historique : - s’il témoigne d’une période particulière de l’histoire de la région ou de la commune ; - s’il représente un témoignage d’une période particulière du passé et/ou d’une évolution rare pour une période (par exemple, une cité-jardin représentative d’un mode de construction utilisé lors des grandes campagnes d’urbanisation après la Seconde Guerre mondiale, les noyaux villageois illustrant les premiers bâtiments groupés des communes de la Seconde couronne, la Porte de Hal comme vestige de la deuxième enceinte, etc.) ; - s’il témoigne d’un développement urbain (et/ou paysager) particulier de la ville (par exemple, les immeubles des boulevards centraux ou du quartier Léopold) ; - s’il présente un lien avec un personnage historique important, y compris les maisons personnelles d’architectes et les ateliers d’artistes (par exemple, la maison natale de Constantin Meunier, la maison de Magritte) ; - s’il peut être associé à un événement historique important (par exemple, les maisons datant de la reconstruction de Bruxelles suite au bombardement de 1695, la colonne du Congrès) ; - s’il possède une représentativité typologique caractéristique d’une activité commerciale ou culturelle (par exemple, les églises, les cinémas, l’architecture industrielle, les pharmacies) ; - s’il est représentatif de l’œuvre d’un architecte important dans l’histoire de l’architecture à l’échelle internationale, nationale, régionale ou locale (cela concerne à la fois des architectes connus comme V. Horta, V. Bourgeois, M. Polak mais aussi des architectes secondaires, liés localement à une commune, notamment Fernand Lefever à Koekelberg ou Emile Hoebeke à Berchem-Sainte-Agathe).
- Urbanistique Certains biens architecturaux ont historiquement joué un rôle prépondérant dans l’aménagement de l’espace bâti et urbain. Ils définissent généralement d’autres formes d’urbanisme (plan) de manière à créer une interaction entre l’espace bâti et l’espace non bâti (ou ouvert). Cet aménagement inclut également la cohérence entre les différentes échelles. Un bien immobilier a un intérêt urbanistique lorsqu’il y joue un rôle, par exemple : - les immeubles d'angle, - les places cohérentes et les enfilades d’immeubles (suite de façades formant un ensemble homogène de même style, même époque et/ou même gabarit), - les cités-jardins, - les tours (immeubles de grande hauteur) et la qualité de leur relation avec leur environnement immédiat, qui peut être cohérent mais aussi contrasté, - les vestiges de concepts urbanistiques et la façon dont ils sont ou ont été remplis architecturalement (et typologiquement), comme, par exemple, les palais urbains éclectiques et/ou les hôtels particuliers du quartier Léopold qui sont encore préservés.
Recherches et rédaction
2016
id
Urban : 32540
Description
Série de quatre
maisons jumeléesDes éléments sont dits jumeaux, jumelés ou géminés lorsqu’ils sont répétés de manière identique. Ces éléments peuvent être plus nombreux que deux. groupées symétriquement et une maison à l’angle de la rue de
Cureghem, suivant demande de permis en 1869.
De tradition néoclassiqueDe 1775 aux années 1840. Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure, en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années 1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne structure portante intérieure étant conservée. Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo. Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France », contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe siècle. La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement d'inspiration classique. Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons, guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte. À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange, 1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le réaménagement des environs des anciennes portes de la ville. Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son langage formel sobre. Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe siècles, puisant ses origines dans la Renaissance., façades originellement enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peintes. Maisons de trois niveaux et, pour les extrêmes, de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. chacune, pour les médianes, de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. ensemble avec travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale commune pour les deux entrées. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inscrites dans un encadrement en retrait, bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. couronnant le rez-de-chaussée et se prolongeant sur toute la série et incluant les balcons à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. des deux constructions extrêmes. Façade du n° 77 réorganisée aux étages en style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). sur les plans de l’architecte O. Van Roye de 1925 et ajourée de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste., sous un quatrième niveau ajouté et éclairé par trois baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. caractéristiques en fer et en bois avec divisions typiques et vitraux colorés.
Au n° 81, exhaussement d’un niveau. Maison d’angle de trois niveaux avec entresol et de six travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.; travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’angle avec balcon; entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. panneautéLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. et vitrine en bois «classique» d’origine.
De tradition néoclassiqueDe 1775 aux années 1840. Le néoclassicisme - également appelé style Louis XVI en décoration intérieure, en référence à Louis XVI - apparaît en France au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle et se répand rapidement à travers l'Europe. À Bruxelles, ce style couvre principalement la période allant de 1775 aux années 1840, même s'il continue de faire des apparitions jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Sur le plan typologique, le bâti du XVIIIe siècle se voit remplacé par une façade qui compte trois à quatre niveaux à part entière. Outre les extensions urbaines à grande échelle, les maisons existantes sont souvent transformées en hôtels de maître néoclassiques que l’on dote d’une nouvelle façade symétrique sous corniche. Ces façades répondent aux règles de proportion de l'architecture antique et font parfois office de façade-écran, l’ancienne structure portante intérieure étant conservée. Le néoclassicisme trouve son fondement théorique dans un regain d'intérêt pour l'Antiquité grecque et romaine, stimulé par les fouilles de Pompéi et d'Herculanum et par la pratique culturelle du Grand Tour. Pendant le Siècle des Lumières, on aspire à l'harmonie, à la simplicité, à la rationalité et à une ornementation sobre, en réaction au baroque et au rococo. Le style est plus qu'un langage des formes : il s'accompagne d'un réaménagement rationnel de la ville (embellissement), où se conjuguent aspects esthétiques, hygiéniques et pratiques. Le paysage urbain est caractérisé par des rues droites, des perspectives et des façades uniformes. À Bruxelles, cela conduit à une uniformisation poussée des façades crépies et peintes. À partir de 1812, seules les teintes claires sont autorisées et à partir de 1818, la ville impose l'utilisation de la couleur dite « pierre de France », contribuant ainsi à l'image de la ville « blanche » du XIXe siècle. La façade sous corniche enduite et peinte, souvent blanche ou de couleur claire, parfois combinée avec de la pierre bleue ou blanche, est caractéristique. Sa composition est strictement symétrique. Les baies sont généralement rectangulaires, parfois sous arc surbaissé. Les arcs en plein cintre sont utilisés pour mettre en valeur certains éléments, par exemple dans une travée d'entrée. La façade est articulée horizontalement par des cordons et surmontée d'une corniche en saillie, souvent pourvue de modillons et/ou de moulures à redents. Avec la frise et l'architrave, cela forme l'entablement d'inspiration classique. Les éléments décoratifs, lorsqu'ils sont présents, font référence au langage formel antique : pilastres, colonnes, frontons, triglyphes, médaillons, guirlandes ou urnes. Néanmoins, de nombreuses façades, surtout au début du XIXe siècle, sont remarquablement sobres. Les demeures les plus prestigieuses sont dotées d'un balcon, initialement avec un garde-corps en fer forgé puis, à partir du milieu du XIXe siècle, de plus en plus souvent en fonte. À Bruxelles, le néoclassicisme est présent tant dans les projets urbanistiques à grande échelle que dans les habitations particulières, les bâtiments publics et l'architecture religieuse. Il contribue fortement à la cohérence et à l'homogénéité du paysage urbain. Parmi les exemples de tels projets, citons la place des Martyrs (anciennement place Saint-Michel, 1774-1776), le quartier royal (1774-1782), la Place du Nouveau Marché aux Grains (1787), le quartier de La Monnaie (1817-1822), la Place des Barricades (anciennement place d'Orange, 1825) et le Grand Hospice avec le quartier environnant (1827), ainsi que le réaménagement des environs des anciennes portes de la ville. Outre les maisons ordinaires et les hôtels de maître, ce style se prête parfaitement aux bâtiments monumentaux et représentatifs, tels que les institutions publiques et religieuses, les châteaux, les palais et les académies. À Bruxelles, de nombreuses maisons anciennes sont également remises au goût du jour : leur pignon est remplacé par une façade sous corniche sobre et symétrique. Dans les centres des villages périphériques, le néoclassicisme s'avère également particulièrement adapté à la construction ou à la rénovation des habitations modestes, grâce à sa structure claire et à son langage formel sobre. Notons que dans la langue néerlandaise, on distingue le classicisme du XVIIIe siècle (né sous l'Ancien Régime) et le néoclassicisme du début du XIXe siècle, qui en découle progressivement. En français, le terme néoclassicisme couvre les XVIIIe et XIXe siècles, le classicisme faisant référence à l’architecture française des XVIe et XVIIe siècles, puisant ses origines dans la Renaissance., façades originellement enduitesL'enduit est un revêtement de plâtre, de mortier, de stuc, de ciment, de lait de chaux, de simili-pierre, etc. et peintes. Maisons de trois niveaux et, pour les extrêmes, de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. chacune, pour les médianes, de trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. ensemble avec travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. centrale commune pour les deux entrées. Travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inscrites dans un encadrement en retrait, bandeauÉlément horizontal, soit en saillie et de section rectangulaire, soit dans le plan de la façade. couronnant le rez-de-chaussée et se prolongeant sur toute la série et incluant les balcons à garde-corpsOuvrage de clôture qui ferme un balcon, une terrasse, une porte-fenêtre, une gaine d'ascenseur... en ferronnerieÉléments en fer d’une construction, qu’ils soient en fer forgé, en fonte ou dans un autre matériau ferreux. des deux constructions extrêmes. Façade du n° 77 réorganisée aux étages en style Art DécoPériode : 1920-1940 Le style Art Déco émerge au lendemain de la Première Guerre mondiale et s’inscrit dans le prolongement de la tendance géométrique de l’Art nouveau. Il tire son nom de l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, tenue à Paris en 1925. Ses principales caractéristiques se traduisent par la géométrisation des lignes et des volumes, la sobriété et la symétrie tout en conservant un goût prononcé pour l’ornementation dont les formes tendent, elles aussi, à une géométrisation. Les sources d’inspiration de cette ornementation sont puisées dans les traditions artistiques exotiques ou anciennes (Orient, Afrique, arts précolombiens, égyptien, antiquité gréco-romaine). L’intégration de motifs végétaux d’inspiration africaine illustre l’impact stylistique de la période coloniale sur l’architecture bruxelloise. L’Art Déco manifeste un grand intérêt pour les matériaux de parement traditionnels (brique et enduit) disparates qui offrent une diversité de couleur ou de textures. Il marque une prédilection pour le béton armé dont la plasticité permet de réaliser des formes sculpturales et des volumes imposants, caractéristiques de ce style, et de concevoir de vastes espaces intérieurs dégagés, idéaux pour les halls d’entrée monumentaux et les salles de spectacle. Le goût pour la couleur s’exprime aussi parfois dans les châssis ou les éléments métalliques. C’est une architecture qui privilégie également l’usage de grandes baies vitrées (prenant parfois la forme de bow-windows) et les toitures plates (comprenant parfois un dôme stylisé). En plan, les espaces intérieurs des habitations sont davantage différenciés (séjour, salle à manger, chambres) tandis que l’escalier se déplace parfois au centre ou l’avant de l’habitation de manière à libérer la façade arrière et le contact avec le jardin. De nouveaux lieux de confort sont intégrés (salle de bain, WC, cuisine, dispositif d’entrée fonctionnel). Les matériaux raffinés comme le marbre, la marbrite, le granito, les mosaïques, les verres colorés sont prisés. À Bruxelles comme ailleurs, l’esthétique Art Déco s’adapte parfaitement aux exigences de décorum et de confort des bâtiments dédiés aux loisirs et au luxe (hôtels, cinémas, grands magasins, théâtres) ainsi qu’à celles des immeubles à appartements de haut standing, dont la construction stimulée par la loi de 1924 sur la copropriété s’inspire des modèles parisiens. Si dans un premier temps le mouvement repose sur l’élitisme, il devient rapidement un succès populaire, au point de devenir une architecture courante. Dans les années 1930, l’Art Déco évolue en intégrant de manière décorative des éléments du modernisme et notamment de l’architecture navale (mâts de pavillon, hublots, formes aérodynamiques) (voir style paquebot). sur les plans de l’architecte O. Van Roye de 1925 et ajourée de baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. en tripletGroupement de trois baies. Les deux latérales, identiques, sont différentes de la baie centrale, d’ordinaire plus vaste., sous un quatrième niveau ajouté et éclairé par trois baiesOuverture, d'ordinaire une porte ou une fenêtre, ménagée dans un pan de mur, ainsi que son encadrement. rectangulaires; châssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. caractéristiques en fer et en bois avec divisions typiques et vitraux colorés.
Au n° 81, exhaussement d’un niveau. Maison d’angle de trois niveaux avec entresol et de six travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade.; travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. d’angle avec balcon; entablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. panneautéLe terme panneau désigne un élément de menuiserie rectangulaire ou carré, enserré dans la structure d’une porte ou d’un lambris. et vitrine en bois «classique» d’origine.
Sources
Archives
AVB/TP 10092 (1869), 31089 (1925).






























