Typologie(s)

villa à trois façades

Intervenant(s)

Isidore DE BIÈVREarchitecte1927

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Architecture pittoresque
Éclectisme tardif

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2008

id

Urban : 22480
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Description

Maison à trois façades d'inspiration cottagePériode : vers 1850-1930. Née en Angleterre dans le contexte du mouvement romantique, l’architecture pittoresque s’inspire souvent de différents styles historiques qu’elle combine librement. L’architecture pittoresque désigne une manière de concevoir les bâtiments qui cherche avant tout à créer une impression visuelle variée, surprenante et évocatrice. Plutôt que de suivre des règles strictes de symétrie ou de composition, ce style privilégie la liberté, le jeu des formes et la diversité des matériaux pour offrir un aspect vivant, presque narratif. En Belgique, cette tendance apparaît avec le XXe siècle dans le prolongement de l’Art nouveau, sous diverses influences vernaculaires, pour la plupart anglo-normandes ou alpines. C’est un style que l’on retrouve dans les parcs, villes balnéaires, villes d’eau et en périphérie des grandes villes (les villas de villégiature). Le bâtiment et son jardin (ou parc parfois) sont conçus comme un ensemble formant un tableau, une mise en scène qui doit surprendre le spectateur. Le terme « style cottage » est également parfois employé, notamment en milieu rural, pour désigner des architectures mettant l’accent sur l’usage de matériaux et de techniques traditionnels, à l’image des cottages des villages anglais. En région bruxelloise, la tendance pittoresque s’exprime dans des villas souvent conçues à l’imitation de petits manoirs campagnards, typiques d’ailleurs de nombre de banlieues aisées et de lotissements en Belgique, ainsi que comme source d’inspiration dans des maisons bourgeoises de style éclectique ou éclectique tardif, souvent dans des quartiers ayant une certaine valeur paysagère (parc, square, étang, ou simplement voirie jalonnée d’arbres ou de zones de non-bâtisse aménagées en jardinets). Ses éléments caractéristiques sont l’asymétrie et la variété de formes (tourelle, lucarne, avant-corps, bow-window, pignon(s), imposantes toitures à plusieurs pans et/ou à croupe ou croupettes, etc.), variété des matériaux (variété de couleurs et textures), décor abondant (ferronnerie, menuiserie, vitraux, moellons, garde-corps en bois, (faux) colombages, corniche à lambrequin, etc.), relation forte avec le paysage, le jardin(et) ou la rue (notamment avec des espaces de transition intérieur-extérieur : avant-corps, auvent, porche, véranda), liberté de composition tant dans la façade que dans le plan., conçue en 1927 en retrait de la voirie, sur une vaste parcelle. Elle formait un ensemble avec le n°13, aujourd'hui fortement transformé. Les plans de 1931 de ce dernier portent la signature de l'architecte Isidore de Bièvre, sans doute également auteur du n°11.

Élévation de deux niveaux marquée par l'utilisation de matériaux contrastés: moellonsPierres grossièrement équarries mises en œuvre dans une maçonnerie. en soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue., briques flammées rehaussées d'éléments en simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris. blanche au rez-de-chaussée; faux-colombages et crépiLe crépi est un enduit non lissé de plâtre ou de mortier. Il est rugueux, ce qui le distingue des autres enduits. blanc au niveau supérieur. Façades-pignons polygonales. Trois travées1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. inégales en façade avant; la principale, en ressautSaillie d'une partie de mur par rapport à l’alignement général., est marquée par un avant-corps de plan polygonal. Imbrication des volumes de toiture et multiplication de lucarnesOuvrage construit sur un toit et permettant d’éclairer le comble par une ou plusieurs fenêtres. de formes variées.

Baies, en plein cintreUn élément est dit en plein cintre lorsqu’il est cintré en demi-cercle. au rez-de-chaussée. ChâssisPartie en menuiserie d'une fenêtre. à petits-boisPetit-bois, petit-fer. Petit élément en bois ou en fer subdivisant le vitrage d’un châssis. remplacés «à l'identique». CornichesCorniche. Élément de couronnement d’un entablement, d’une élévation ou d’un élément d’élévation comme une baie ou une lucarne. La corniche se compose de moulures en surplomb les unes par rapport aux autres. La cimaise est la moulure supérieure de la corniche, située au-dessus du larmier. en bois.

Sources

Archives
11
: ACB, WSP, division 3, section D, feuille 3, croquis d'arpentage 95 (1927).
13: ACWSP/Urb. 49 (1931).