Typologie(s)

hôtel particulier

Intervenant(s)

Gabriel CHARLEarchitecte1906

Statut juridique

Inscrit à l’inventaire légal le 19 août 2024

Styles

Éclectisme
Sécession viennoise

Inventaire(s)

Ce bien présente l’(es) intérêt(s) suivant(s)

Recherches et rédaction

2005-2006

id

Urban : 15896
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Description

Hôtel particulier teinté de Sécession viennoise1897 - env. 1914. La Sécession viennoise est un mouvement artistique et architectural autrichien qui s'étend à plusieurs villes européennes à partir de la fin du XIXe siècle. Un groupe d'artistes viennois progressistes, parmi lesquels Joseph Hoffmann, Joseph Maria Olbrich et le peintre Gustav Klimt, fonde ce mouvement dans le but de rompre avec les conventions artistiques traditionnelles. Ils aspirent à un art radical et moderne qui rassemble différentes disciplines, notamment l'architecture, la sculpture, la peinture, le mobilier et les arts appliqués. La Sécession viennoise s'inscrit dans la branche géométrique de l'Art nouveau et partage les mêmes fondements idéologiques de renouveau artistique et de rejet des styles historicistes. Ce mouvement se distingue par une grande exigence de qualité artisanale et par une position critique vis-à-vis de la production de masse. Le bâtiment y est souvent conçu comme une œuvre d’art totale (Gesamtkunstwerk), où architecture, aménagement intérieur, mobilier et décor s’unissent en un ensemble cohérent et harmonieux. Parmi ses caractéristiques figurent des motifs floraux stylisés, des lignes fluides, des compositions géométriques, des ornements abstraits, ainsi qu’un soin particulier accordé aux proportions et au rythme. Quelques bâtiments de ce style ont également été construits à Bruxelles. L'exemple le plus remarquable est le palais Stoclet conçu par Joseph Hoffmann (avenue de Tervueren) qui peut être considéré comme le manifeste du mouvement,. La plupart du temps, à Bruxelles, l’influence de la Sécession viennoise dans l’architecture résidentielle se manifeste de manière ponctuelle : elle se traduit surtout par des éléments décoratifs en façade et se combine fréquemment avec l’Art nouveau ou d’autres styles dits « néo »., 1906, par l'architecte Gabriel Charle.

Bâtiment de plan en U articulé autour d'une cour centrale ouverte sur la rue. Le corps principal de deux niveaux surmontés d'un toit mansardéUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. est disposé en L. Sa travée1. Division verticale d’une élévation, composée d’une superposition d’ouvertures, réelles ou feintes. 2. En plan, la travée est l'espace compris entre deux rangées de supports disposées perpendiculairement à la façade. à front de rue étant coiffée par un pignonPartie supérieure d’un mur-pignon, parallèle aux fermes de charpenterie, correspondant à la hauteur du comble. Il possède des rampants de formes variées : droits, chantournés, etc. chantournéUn élément est dit chantourné lorsque sa forme alterne courbe et contre-courbe.. À gauche, le corps secondaire est constitué par une annexe d'un niveau sous toit mansardéUne toiture est dite mansardée lorsqu'elle présente deux pentes différentes sur le même versant. Le brisis est le pan inférieur de la toiture mansardée. Le pan supérieur se nomme le terrasson. à un seul versant disposé perpendiculairement à la rue. Sur soubassementPartie massive d’un bâtiment construite au sol et constituant l’assise du bâtiment. À Bruxelles, le soubassement est d’ordinaire en pierre bleue. intégrant du grèsTerre cuite de texture serrée, légèrement vitrifiée, glaçurée ou non. Le grès désigne également une famille de pierres composées de silice. vert, élévation de pierre grise, agrémentée de pierre blanche et de simili-pierreEnduit dont la couleur et la texture imitent la pierre de manière très convaincante, avec généralement des joints factices remplis de mortier gris.. Fenêtres à meneauxÉlément vertical de pierre ou de métal divisant une baie.. Balcon à rue, sur quatre consolesPièce de pierre, de bois ou de métal partiellement engagée dans un mur et portant un élément en surplomb. La console se distingue du corbeau par ses dimensions plus grandes et par le fait qu’elle s’inscrit grosso modo dans un triangle rectangle. La console désigne également des éléments non porteurs, mais apparentés d’un point de vue formel à une console., à parapetUn parapet en maçonnerie est un muret servant de garde-corps. savamment ajouré. EntablementCouronnement horizontal qui se compose d’une architrave, d’une frise puis d’une corniche. Les façades sont d’ordinaire coiffées d’un entablement. On peut également trouver un petit entablement au-dessus d’une baie ou d’une lucarne. orné d'une friseBande horizontale, décorée ou non, située au milieu de l’entablement. Par extension, suite d’ornements en bande horizontale. de sgraffitesTechnique de décoration murale consistant à recouvrir d’une mince couche d’enduit clair une première couche de ton sombre. Un dessin est ensuite créé en grattant partiellement l’enduit clair, alors qu’il est encore frais, pour mettre à jour l’enduit foncé sous-jacent. Les traits des dessins apparaissent ainsi en creux et en foncé. En outre, la couche d’enduit clair peut être mise en couleur.. En 1920, abaissement du mur de clôture de la cour et transformation des écuries en garage.

Sources

Archives
AVB/TP 816 (1906), 28394 (1920).